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L'Usine de l'Energie

30 ans après l'accident, l’Ukraine veut faire de Tchernobyl une réserve naturelle et un parc solaire

Ludovic Dupin ,

Publié le , mis à jour le 25/04/2016 À 10H22

Le 26 avril 1986 avait lieu la catastrophe de Tchernobyl. En 2016, la ministre ukrainienne de l’Ecologie veut profiter du retour de certaines espèces d’animaux dans la zone d’exclusion autour de la centrale de Tchernobyl pour créer une réserve naturelle géante. A terme, elle imagine aussi une centrale solaire dans la zone de l’ancien réacteur. 


Crédits : Berd

Le 26 avril,, l’Ukraine commémorera les 30 ans de la catastrophe de la centrale nucléaire de Tchernobyl, située à 70 kilomètres au nord de Kiev.

2016 et 2017 vont marquer des jalons importants pour l’un des sites les plus inapprochables de la planète. Le nouveau sarcophage, co-production de Vinci et Bouygues, recouvrira le réacteur qui a explosé. Dans la foulée seront mis en service un centre d’entreposage des combustibles usés et un centre de traitements des fluides contaminés.

Des avancées majeures, rendues possibles grâce à la contribution financière de 45 pays, en particulier à travers la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Le tout représente un coût de 2,2 milliards d’euros.

Y-a-t’il des raisons d’espérer que Tchernobyl redevienne habitable, alors que le site est aujourd’hui entouré d’une zone d’exclusion de 30 kilomètres ? Non ! Ce no man’s land est divisé en deux parties. La première partie recouvre une zone de 10 kilomètres autour de la centrale. "Les conditions y sont telles que personne ne pourra jamais revenir vivre sur ce site", lance sans détour Hanna Vronska, ministre de l’Ecologie et des Ressources naturelles, lors d’une conférence à Kiev le mardi 22 mars. "Pendant 70 000 ans, personne ne pourra revenir", précise-t-elle.

Etudier le loup, l’ours, le lynx

Pour la deuxième partie qui s’étend sur 20 kilomètres, la ministre voit un avenir… mais un avenir sans humain. Son projet est de créer une "réserve naturelle". "L’idée est que la nature est au calme dans cette zone. Il faut en profiter pour faire des recherches scientifiques et préserver l’écosystème de cette région".


Crédits kvilaut - Flickr - C.C

"La plus grande menace pour les animaux sur place, ce ne sont pas les radiations, ce sont les humains", assure la ministre. "Depuis que les humains ont quitté les lieux, la nature reprend ses droits. Le but de cette réserve naturelle ne serait pas d’étudier les animaux mutants, mais les espèces naturelles qui avaient disparu et qui sont revenus comme les ours, les lynx, les loups", défend-elle.

Mais protéger la nature n’est pas le seul objectif de la ministre. "Tchernobyl a un futur, un futur dans la protection de la nature et dans l’industrie. La première zone peut servir aussi à développer un parc solaire. Tout est réuni pour y construire une grande centrale photovoltaïque", imagine la ministre.

Toutefois, aujourd’hui, aucun projet en ce sens n’est lancé car la priorité est de finir la nouvelle arche de protection et de la faire glisser au-dessus du réacteur accidenté. Une opération délicate pour un équipement de plus de 250 mètres de long et de 35 000 tonnes.

A Kiev, Ludovic Dupin

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