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30/01/2008; Société Générale, FMI, SNCF Fret, EDF, Biogaran, Madrange...

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Publié le

Nouveaux soucis pour la Générale. Le FMI revoit à la baisse ses prévisions de croissance. La SNCF souffle le chaud et le froid. Le solaire explose en France. Le prix des génériques baisse encore. Madrange serait à croquer !

Nouveaux soucis pour la Générale.
Après les commentaires de Nicolas Sarkozy sur la responsabilité des dirigeants, c'est une raison de plus pour mettre Daniel Bouton et les dirigeants de la banque sous pression avant le conseil d'administration de ce mercredi, dont le Figaro dresse le portrait des seize membres ! Alors qu'elle réalisait depuis quelques jours des vérifications, l'AMF (Autorité des marchés financiers) a annoncé hier qu'elle ouvrait une enquête sur le marché du titre Société Générale, rapporte les Echos. Robert A. Day, un homme d'affaires américain administrateur de la banque, avait vendu lui-même ou par l'intermédiaire de fondations plus de 100 millions d'euros de titres entre les 9 et 10 janvier et aurait cédé 40 millions supplémentaires le 18, soit deux jours seulement avant la révélation des énormes pertes. La Société Générale affirme que comme tout le Conseil d'administration, il n'était pas informé des pertes de trading de Jérôme Kerviel, ni même des deux milliards d'euros de dépréciation d'actifs liés à la crise des « subprimes ». Pour sa part, l'Adam, l'Association des actionnaires minoritaires dirigée par Colette Neuville, estime que l'observation des cours de l'action montre un net décrochement à partir du 14 janvier, qui semble indiqué qu'un certain nombre de personnes étaient au courant, soit des risques pris par le trader, soit des pertes liées aux crédits hypothécaires américains. Pendant ce temps les rumeurs de rachat vont bon train, malgré l'intervention du Premier ministre, monté au créneau pour préciser que le gouvernement était attentif à tout risque de déstabilisation. Plusieurs banques françaises et européennes apparaissent comme des candidats crédibles pour une offre amicale, remarque la Tribune ! Pour le Financial Times, BNP Paribas pourrait racheter la banque de détail, tandis que le Crédit Agricole pourrait s'emparer de la banque d'affaires... Le titre s'est apprécié de plus de 10% hier.

Le FMI revoit à la baisse ses prévisions de croissance.
Le Fonds monétaire international attend une croissance mondiale légèrement au-dessus de 4% pour 2008 (4,1%), indiquent tous vos quotidiens. Alors que les dernières prévisions d'octobre faisaient état d'une croissance de 4,4%, l'institution acte la crise du crédit qui couve depuis quelques mois et défraye la chronique financière au gré des provisions et autres dépréciations qui apparaissent dans les bilans des établissements bancaires. Les Etats-Unis et les pays de la zone euro seront les plus touchés par cette révision, avec respectivement 1,5 et 1,6%, alors que les pays émergents, Chine, Inde, Russie et Brésil devraient encore tirer leur épingle du jeu avec des prévisions de 6,9%. Pour autant, le Fonds craint une extension de la crise financière vers ces pays, note les Echos. Dominique Strauss-Kahn, son directeur général, estime que les assouplissements monétaires, essentiellement opérés par la Fed - cette dernière devrait à nouveau baisser ses taux ce soir - ne seront pas suffisants pour préserver la croissance. Le FMI appelle les banques centrales à rester vigilantes en accompagnant la gestion des besoins en liquidités sur les marchés financiers, notamment par des actions conjointes. Mais il n'engage pas pour autant les banques à ouvrir grand les vannes et apporte son soutien à Jean-Claude Trichet, le président de la BCE, souligne la Tribune. Par la voix de son chef économiste pour la zone euro, le Fonds monétaire estime que les pressions inflationnistes demeurent une inquiétude et que le maintien des taux d'intérêts est approprié pour le moment.

La SNCF souffle le chaud et le froid.
Le transporteur national est optimiste pour 2008, affirme la Tribune, avec une hausse de son chiffre d'affaires et de son résultat et qui estime que l'opérateur devrait investir plus de trois milliards d'euros cette année pour préparer l'arrivée de la concurrence dans le transport de voyageurs en 2010. Les Echos croient savoir que le budget 2008, qui sera présenté le 13 février, devrait afficher un résultat net en hausse de 32% à 1,23 milliard pour un chiffre d'affaires de 25,6 milliards d'euros, en augmentation de 7%. Mais le quotidien tempère néanmoins cette bonne conjoncture, en rappelant notamment les mauvais chiffres de la branche fret. Les grèves de l'automne dernier lui auraient fait perdre 75 millions de chiffres d'affaires et l'année 2008 devrait encore être marquée par des pertes de plus de 200 millions dans le transport de marchandises. Alors que 2007 a entériné un résultat négatif de 241 millions. Les ventes pourraient être un peu tirées par la progression du transport combiné où l'on prévoit une forte hausse (+22%), mais le trafic conventionnel diminuerait à nouveau, avec la décision d'abandonner le transport de wagons isolés sur certains itinéraires. L'opérateur ferroviaire prévoit pourtant de supprimer 2 000 emplois dans le fret en 2008, soit 10% des ses effectifs dans cette branche.

Le solaire explose en France.
La France va atteindre les objectifs de développement de cette énergie renouvelable avec deux ans d'avance, révèle les Echos. La capacité solaire photovoltaïque installée dans l'Hexagone pourrait dépasser 160 mégawatts d'ici à la fin de l'année 2008, alors que ce chiffre était estimé pour 2010 seulement. C'est plutôt une bonne nouvelle pour la planète serait-on tenter de penser. Mais cela ne sera pas sans poser quelques problèmes dans le cadre réglementaire français. Les pouvoirs publics ont fixé il y un an et demi à 550 euros le MWh produit par le solaire et racheté par EDF. Un tarif très subventionné, souligne le quotidien économique, qui rappelle que c'est environ cinq fois le prix de détails payé par les particuliers pour leur électricité. Ce prix attractif permet aux producteurs de rentabiliser les installations photovoltaïques particulièrement coûteuses. Mais cette obligation tarifaire ne s'applique que jusqu'au niveau de 160 MW de capacités installées. Les électriciens « verts » craignent d'entrer dans une période d'incertitude tant que de nouveaux textes n'auront pas été adoptés. Même si l'on voit mal le gouvernement reculer sur son soutien aux énergies renouvelables, après le Grenelle de l'environnement, la prochaine programmation pluriannuelle des investissements de production électrique fixant de nouveaux objectifs, sera finalisée au plus tôt à l'automne, voire en 2009. Restera ensuite à fixer les nouveaux tarifs ; Pour les fermes solaires au sol, une augmentation des tarifs de l'ordre de 20% au moins, pour la moitié nord du pays, permettrait l'essor de la filière française, estime David Corchia, le directeur général d'EDF Energies nouvelles.

Le prix des génériques baisse encore.
La baisse des tarifs des copies de médicaments de marque se poursuit en France, affirme le Figaro. Une nouvelle réduction de 6% en moyenne a été demandée par les autorités de tutelle, ce qui devrait permettre une économie de 100 millions d'euros supplémentaires pour la Sécurité sociale. Le président du syndicat des génériqueurs Gemme, également président de Biogaran, estime que cette baisse ne peut être réalisée que pour les génériques récents, alors que pour des produits avant 2005, la baisse de 19% consentie en 2006, les a déjà placés à un prix plancher. Pourtant, un cabinet d'expertise (IMS Health) a conclu, en comparant 25 produits génériques, que les prix français étaient plus élevés que la moyenne européenne. Alors que le Gemme souligne que les prix des molécules originales étant plus bas que la moyenne européenne en France, les copies obligatoirement vendues 50% moins chères ne peuvent être plus onéreuses dans l'Hexagone. Les français plébiscitent de toutes façons ces médicaments, puisque le chiffre d'affaires 2007 s'est apprécié de 17% à 1,76 milliards d'euros, conclu le quotidien. Les Echos remarque pour leur part, qu'en dépit d'un ralentissement sans précédent du marché des médicaments, les laboratoires français et les filiales françaises des firmes internationales réussissent à préserver leurs marges.

Madrange serait à croquer !
La famille Madrangeas souhaite mettre sa célèbre marque en vente, indique le Figaro. Malgré l'attachement que les propriétaires peuvent avoir pour cette entreprise restée aux mains de la famille, ils estiment que la vente est un acte de gestion logique. Ajoutant que les entreprises de cette taille ne peuvent survivre à la concentration du secteur. Après des débuts avec une douzaine de personnes, il y a quarante ans, le groupe compte maintenant 1 700 salariés. La direction affirme n'avoir aucun a priori sur l'identité du futur repreneur, mais posera des exigences  sur le maintien de l'emploi. L'entreprise est en proie à une crise de gouvernance. Après la mise à l'écart d'un des héritiers, trois directeurs généraux se sont succédés depuis un an. Et la situation financière pourrait être délicate, alors que la marque a perdu des parts de marchés sur son produit phare, le jambon cuit en libre service. Le groupe peu disert sur ses comptes aurait enregistré un chiffre d'affaires de 350 millions d'euros environ, avec un résultat net positif, mais en dégradation selon les bons connaisseurs. Plusieurs groupes spécialistes du secteur, Smithfield par exemple, pourraient être sur les rangs, de même que des coopératives.

Didier Ragu

A demain !

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