260 millions d'euros pour les biotech rouges

Onze projets d'infrastructures et de démonstrateurs préindustriels ont été sélectionnés ce 4 mars dans le cadre de l'enveloppe santé et biotechnologies des investissements d'avenir. Autant d'opportunités potentielles pour les industriels…

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260 millions d'euros pour les biotech rouges

C'est, en toute logique, l'Inserm et le CNRS qui vont majoritairement bénéficier des 260 millions d'euros attribués aux biotech rouges, celles consacrées à la santé, dans le cadre des investissement d'avenir. Sur les onze dossiers retenus - dont neuf d' « infrastructures de recherche en biologie et santé» et deux « démonstrateurs préindustriels en biotechnologie » - 8 sont portés par les deux grands instituts.

Pour autant, le transfert technologique vers l'industrie a pesé dans les critères de choix. Un objectif clairement affichée par la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, qui espère mettre ainsi « un service à haute valeur ajoutée à disposition de l'ensemble de la communauté académique, mais également aux partenaires privés ».

Pour une recherche plus attractive…

Recherche clinique, biologie marine ou structurale, imagerie cellulaire, génomique… Les infrastructures sélectionnées (des réseaux déjà existants ou des partenariats en devenir) couvrent tous les champs de la biologie et de la santé. Ces subventions permettront, bien sûr, de renforcer ces structures, mais aussi de les rendre plus attractives aux yeux des industriels mondiaux.

Ainsi, avec 18 millions d'euros, le projet F-Crin mené par l'Inserm espère rassembler tous les acteurs institutionnels de la recherche clinique. Et attirer dans l'Hexagone de grands essais industriels, tout en maitrisant les coûts.

En rassemblant les trois leaders français en protéomique (l'analyse des protéines d'un système vivant), l'initiative ProFI du CNRS espère de son côté faciliter l'identification de nouveaux biomarqueurs pour faciliter la prise en charge des maladies. Un projet doté de 15 millions d'euros, auquel devraient être associés aussi bien start-up, PME que de grands groupes (Genclis, Pierre Fabre, l'Oréal…).

Ouverte aux PME

Dans les deux projets de démonstrateurs préindustriels en biotechnologie, les entreprises sont aussi partie prenantes. C'est ainsi le cas de PGT, une initiative du Généthon et de l'Inserm menée depuis un an avec GenoSafe, petite société de services spécialisée dans l'évaluation de l'efficacité et la sécurité des produits biothérapeutiques basée à Evry (91).

Objectif : développer un démonstrateur dédié à la production de vecteurs viraux. En décrochant 20 millions d'euros (au lieu des 33 millions qu'il escomptait), le consortium espère quand même bien devenir « un acteur clé dans le domaine très compétitif de la thérapie génique ». Et susciter l'intérêt des big pharmas, en contribuant à de nouvelles thérapies contre les maladies orphelines…

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