26/10/2007 : Grenelle, Compagnie du vente, Lagardère, Stora Enso...

  • Environnement : l'an I
  • L'éolien français atteint des sommets
  • Lagardère ne savait pas
  • Stora Enso supprime 1 700 postes
  • Prise à deux sur Hagemeyer

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Environnement : l'an I
C'est un « New deal » écologique, affirme la Tribune en Une. Une « révolution » préfère titrer Le Figaro. Devant un parterre de personnalité - d'Al Gore à José Manuel Barrosso le président de la Commission européenne - Nicolas Sarkozy a présenté hier ses engagements environnementaux tirés du Grenelle. Suspension de la culture des OGM, programme en faveur des énergies vertes, pesticides... L'ensemble des journaux passe ce matin en revue cette « nouvelle donne écologique qui touchera l'ensemble des secteurs économiques ». Mais c'est surtout la taxe carbone, qui retient l'attention. Sur ce sujet « Nicolas Sarkozy est resté d'une prudence de Sioux », s'amuse Les Echos. Il a accepté d'étudier le mécanisme d'une taxe sur les pollutions mais celle-ci devra être compensée par une baisse de la fiscalité du travail, afin de ne pas augmenter la pression de l'impôt. Le dossier a été renvoyé à la discussion de prélèvements obligatoires, au printemps 2008.
Derrière le catalogue de mesures, se pose surtout une question : Qui va payer pour ce « plan Marshall » ? « Faute de coupes claires dans les dépenses publiques ou dans les infrastructures, l'Etat n'a pas de marges de manœuvre pour financer les plans massifs d'investissements annoncés hier », relève Les Echos. La facture s'annonce pourtant « faramineuse », prévient le journal.

L'éolien français atteint des sommets
Qui mettra la main sur la Compagnie du vent ? La société est l'un des principaux acteurs de l'éolien français avec 11,3 millions d'euros de chiffre d'affaire et près de 80 MW de capacités de production. Depuis quelques semaines, elle se trouve au cœur « d'une bataille acharnée » entre Suez et l'électricien allemand RWE, affirme les Echos. Depuis que Acciona, son actionnaire principal a annoncé son souhait de se retirer de son capital. « Une lutte très couteuse puisque l'entreprise serait valorisée 800 millions d'euros, presque 80 fois le chiffre d'affaires actuel », note Les Echos. Le Figaro Economie affirme de son côté que Suez « serait le mieux placé » pour l'emporter. Le groupe franco-belge aurait déposé une offre valorisant l'entreprise à 723 millions d'euros, contre 650 millions d'euros pour ses prétendants.

Lagardère ne savait pas
Le président du groupe Lagardère ne savait rien des retards de l'A380. En tout cas, il n'en savait pas plus que l'Etat. Devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Arnaud Lagardère « n'a rien révélé, contrairement à ce qu'il avait laissé entendre », regrette Les Echos. La presse économique juge sévèrement l'audition de l'homme d'affaire. Il « s'abrite derrière l'Etat dans l'affaire EADS », titre de son côté La Tribune, pour qui l'homme « accusateur face à l'Etat » a « pratiqué l'esquive quand il devait préciser son rôle ». « D'un ton sûr, parfois presque enjoué, il a ainsi plusieurs fois mis en pièce la défense de certains protagonistes mis en cause » en affirmant avoir envoyé plusieurs notes à Matignon, raconte le journal.

Stora Enso supprime 1 700 postes
Le papetier numéro un en Europe a annoncé hier un plan de suppression de 1 700 sur 44 000 postes sur ses sites finlandais et suédois. Mais la restructuration pourrait aller plus loin, ont prévenu les dirigeants du groupe, selon Les Echos. En cause : la hausse des prix du bois. L'envolée des prix a entrainé une perte de 264 millions d'euros au troisième trimestre pour le groupe. Paradoxalement, l'annonce a été accueillie avec soulagement en France. L'usine de Corbehem dans le Pas-de-Calais, où 400 postes ont été supprimés l'année dernière, craignait une fermeture, relève encore Les Echos. La voilà provisoirement sauvée.

Prise à deux sur Hagemeyer
« Royal Bank of Scotland, Santander et Fortis auraient-ils lancé une nouvelle mode dans le monde des affaires, la chasse à plusieurs ? », s'interroge ce matin Les Echos. Le leader mondial de la distribution électrique, Rexel, a lancé une offre de 3 milliards d'euros sur le groupe néerlandais Hagemeyer, dont certains actifs seront revendus à Sonepar, qui avait lancé, seul, une première offre début octobre. Rexel compte régler l'opération uniquement en cash, en se refinançant en partie sur les reventes d'actifs à Sonepar. Autre avantage de ce dépeçage partagée, la diminution des risques « de se faire recaler par les autorités de la concurrence, surtout sur des zones où les deux partenaires peuvent déjà être dominants : à Rexel les activités en Allemagne, Belgique, Espagne, Finlande, Irlande, en Europe de l'est, en Russie et au Royaume-Uni, tandis que Sonepar héritera de certains actifs en Amérique du Nord et en Asie-Pacifique », conclut le quotidien économique.

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