Electronique

26/09/06 : UCB et Schwarz Pharma, France Télécom, Altran, Mittal...

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UCB et Schwarz Pharma se marient ! France Télécom fait une offre Unik ! Altran change de tête ! Le baril est passé sous les 60 dollars ! Mittal: « il faut des résultats immédiatement ! » Villepin s'invite dans le débat préside


UCB et Schwarz Pharma se marient !
La concentration dans le secteur pharmaceutique européen continue. « En moins d'une semaine, 20 milliards d'euros d'acquisition ont été annoncés dans ce secteur ! », comptabilise les Echos. Il faut dire que sur le marché des médicaments où la concurrence des génériques s'intensifie et où la découverte de nouvelles molécules coûte de plus en plus cher, « l'union fait la force », souligne la Tribune. Après le mariage du suisse Serono et de l'allemand Merck, puis celui de l'activité pharmacie d'Altana avec le danois Nycomed, c'est au tour du belge UCB de lancer une proposition d'union sur l'allemand Schwarz, pour 4,4 milliards d'euros. La famille Schwartz-Schütte, qui détient 60 % du capital de la firme allemande, a accepté l'offre en numéraire et en action (50 euros en cash et 0,8735 action nouvelle par titre apporté). Le nouvel ensemble, qui continuera à s'appeler UCB, aura un chiffre d'affaire supérieur à 3,3 milliards d'euros avec un budget de R&D de 770 millions par an. Les synergies devraient atteindre 300 millions. Grâce à ce mariage « UCB fait "un pas de géant" dans la biopharmacie », conclut le quotidien belge, l'Echo.

France Télécom fait une offre Unik !
Le 5 octobre prochain, France Télécom lancera son offre de convergence fixe-mobile baptisée Unik. Couplé avec le terminal Internet d'Orange  -la Live Box-, Unik permet à son propriétaire de téléphoner via le modem quand il est chez lui (prix de la téléphonie fixe en appels illimités) et sur le réseau GSM quand il est à l'extérieur. Le service permettra de connecter jusqu'à 5 téléphones Unik, dont trois pourront fonctionner en même temps. Pour en bénéficier, le client devra donc détenir un forfait mobile Orange, une Live-box, un téléphone hybride Wi-Fi GSM (vendu à partir de 99 euros) et payer un abonnement mensuel.  Pour le Figaro Économie Unik est « le grand pari de France Télécom » pour « stopper l'érosion des abonnés en France et en gagner de nouveau en Europe ». Même son de cloche chez la Tribune pour qui, l'opérateur historique « joue gros » avec cette « stratégie qui, pour le moment, n'a pas connu un grand succès dans le reste de l'Europe ».  Quoiqu'il en soit, « la présentation d'Unik a été bien accueillie par la Bourse », préfère se réjouir les Echos. Le titre France Télécom a gagné hier, 1,65 %, à 17,82 euros. Pourvu que ça dur !

Altran change de tête !
« La saga Altran rebondit », se délecte la Tribune. A l'issue d'une réunion du conseil de surveillance du groupe, dimanche, Christophe Aulnette a quitté brutalement la présidence du directoire de la société de R&D externalisée. « Ce départ surprise apparaît comme une mésaventure de plus dans la vie mouvementée de l'ancienne success story française, souligne le Figaro Économie. Depuis 2002, Altran défraie la chronique, à coups de mises en examen de dirigeants, d'enquêtes de la brigade financière et d'affaires de fausses factures ». Christophe Aulnette, qui devait être le Monsieur Propre d'Altran, sera remplacé par Yves de Chaisemartin. Ce départ s'est doublé d'un simili avertissement sur les résultats. Yves de Chaisemartin a prévenu que la marge d'exploitation du premier semestre 2006 serait plus proche de 6,5 % que des 7,2 % annocés. Bref, Altran se paye une « nouvelle crise surprise », résume Libération. La Bourse ne s'y est d'ailleurs pas trompée ! Le titre a chuté de 5,23 % à 6,16 euros hier, après avoir perdu jusqu'à 15 % en séance ! Pour les Echos la question qui se pose désormais est : « Yves de Chaisemartin saura-t-il changer la donne ? »

Le baril est passé sous les 60 dollars !
Le prix du pétrole s'est payé une nouvelle glissade hier ! En enfonçant le plancher des 60 dollars, le baril de brent à Londres a même atteint son plus bas niveau depuis plus de six mois, à 59,80 dollars. Cette baisse a principalement deux origines souligne la Tribune. D'abord le redémarrage anticipé de la majeure partie orientale du champ Prudhoe Bay de BP, arrêtée depuis le mois d'août suite à la détection de corrosions sur le pipeline. Un volume de 150 000 b/j va donc s'ajouter à la production mondiale. Ensuite, les déclarations du président iranien Mahmoud Ahmadinejad au Washington Post  ont contribué à diminuer la pression sur les prix du brut. Le président s'est dit prêt à discuter à condition que les États-Unis cessent de brandir la menace de sanctions. Quoiqu'il en soit, cette nouvelle glissade des prix a placé les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) « en état d'alerte », estime la tribune. Ces derniers se sont mobilisés avec pour effet immédiat une remontée en flèche du pétrole. A New York, le baril de WTI pour livraison, qui avait touché les 59,52 dollars en séance, a fini à 61 dollars...

Mittal: « il faut des résultats immédiatement ! »
A la conférence annuelle des producteurs d'acier, une question a dominé les débats : comment leur industrie va-t-elle être changée par le géant Arcelor-Mittal ? Difficile d'avoir une réponse pour l'instant. Le nouveau groupe, résultat de l'OPA de Mittal sur le luxembourgeois Arcelor pour 26,9 milliards d'euros, aura  des ventes annuelles de 70 milliards d'euros et une production de 120 millions de tonnes d'acier par an, soit plus de 10 % de la production mondial. Dans une interview au Financial Times, l'entrepreneur indien, Lakshmi Mittal revient sur les efforts que fait la nouvelle entité pour intégrer ses différentes parties. « Nous avons un nouveau management  formé par les meilleurs dirigeants des deux compagnies, ce qui se fait de meilleur dans l'industrie », affirme Lakshmi Mittal. Cette équipe est déjà au travail. « Nous ne pouvons pas perdre de temps, nous devons avoir des résultats maintenant », assène-t-il. Quant à son rôle personnel au sein de la nouvelle entité, Lakshmi Mittal prévient : « je ne suis l'exécutant. C'est Roland (NDLR : Junck) qui doit organiser (la nouvelle entité), délivrer des résultats et faire ce qu'attendent de lui les actionnaires. Je l'aiderai à faire cela ».

Villepin s'invite dans le débat présidentiel !
A lire dans la Tribune aujourd'hui, une interview exclusive de Dominique de Villepin. Le premier ministre dessine les quatre enjeux de l'élection présidentielle de 2007 : innovation, emploi, pouvoir d'achat et dette. Pour autant, « il est trop tôt pour savoir », sur quels thèmes se jouera la campagne souligne M. de Villepin. D'ailleurs « je regrette qu'en matière économique les vrais débats (NDLR : les quatre précités) ne soient pas encore posés », souligne-t-il. Par ailleurs, Le premier ministre annonce 5 milliards de plus-values fiscales pour 2006, intégralement affectés au désendettement de l'État. Il affiche également sa confiance dans le retour sous la barre des 2 millions de chômeurs. Quant à ceux qui se demandent s'il présentera sa candidature à l'élection présidentielle, il répond : « Je suis bien occupé, j'ai des responsabilités. Chef du gouvernement, je dirige une équipe, je veille à ce que chacun soit au rendez-vous des engagements pris vis-à-vis des français. Je souhaite mener cette tache jusqu'au bout ». Mais alors, candidat ou pas ?

A demain avec Didier !
Bertrand Beauté

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