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25 ans après Hubble, le télescope spatial James Webb se prépare à voir plus loin dans l'univers

Julien Bergounhoux , , , ,

Publié le

Images Alors que le télescope Hubble fêtera ses 25 ans le 24 avril, la relève se prépare. La Nasa poursuit inlassablement ses tests sur le télescope spatial James Webb qui permettra d'observer l'univers comme jamais auparavant. Sa mission devrait débuter en 2018.

Le télescope spatial Hubble aura 25 ans le 24 avril. Pour assurer sa relève, l'agence spatiale américaine développe depuis des années le télescope spatial James Webb (JWST). Un projet esquissé pour la première fois en 1989, et qui devrait entrer en service en 2018. Baptisé après le deuxième administrateur de la Nasa, il est développé au Centre de vol spatial Goddard (Maryland) de la Nasa avec l'aide des agences spatiales européenne (ESA) et canadienne (CSA).

Le télescope James Webb disposera d'un miroir principal de 6,5 mètres de diamètre, contre les 2,4 m de celui d'Hubble. Trop grand pour les lanceurs spatiaux existant, il est composé de 18 segments hexagonaux en béryllium (un matériau ultra-léger) qui se déploieront une fois dans l'espace.

Un modèle de test de la structure connectant les composants électroniques du télescope, baptisé Pathfinder (visible-ci-dessus), est actuellement en préparation pour un test cryogénique dans la "Chamber A", une chambre à vide thermique du Centre spatial Johnson (Houston). Une étape importante, car c'est la première fois que deux segments du miroir principal seront alignés ensemble, formant un seul et même réflecteur.

Observer les débuts de l'univers

Le JWST sera optimisé pour capturer la lumière infrarouge, contrairement à Hubble qui capture aussi les spectres de lumière visible et ultraviolet. Il pourra ainsi voir plus loin, pénétrer les nuages de poussière stellaire, et observer l'état de l'univers très peu de temps (environ 300 millions d'années) après le Big Bang, à l'époque où les premières étoiles se sont formées. Ces capacités infrarouges font de lui le successeur du télescope spatial Spitzer en plus d'être celui d'Hubble. Cette optimisation pour le spectre infrarouge explique aussi la nécessité qu'il soit basé dans l'espace et pas sur Terre, l'atmosphère terrestre filtrant une grande partie de ces rayonnements.

Julien Bergounhoux

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