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25/10/07: Grenelle, Wendel, Merill Lynch, Adobe, Facebook...

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Grenelle: l'heure de vérité Wendel, le cheval de Troie de Saint-Gobain? Merrill Lynch: la rençon de l'expansion Adobe défie Microsoft Facebook valorisé à 15 milliards de dollars

Grenelle: l'heure de vérité
« Nicolas Sarkozy, arbitre final du Grenelle de l'Environnement », titre La Tribune. C'est en effet aujourd'hui à 17h que le chef de l'Etat choisira les mesures phares de ce débat participatif écologique, cadre des politiques environnementales « de la France pour de nombreuses années ». A l'ouverture du Grenelle hier matin, rapporte Les Echos, « Jean-Louis Borloo(...) brandissait comme des trophées plusieurs mesures phares : la fixation de nouveaux seuils de consommation d'énergie pour les bâtiments neufs, un plan de rénovation des bâtiments anciens, la création d'une « écopastille » annuelle pour les automobilistes, sans oublier deux programmes de construction de lignes à grande vitesse (...) et de transport en commun en site propre. « Dans le bâtiment neuf, nous allons passer d'ici 2012 à une norme de 50 kwh/m2 », contre 260 kwh/m2 aujourd'hui, a affirmé le ministre, avant d'ajouter : « On ne me fera pas croire qu'il est impossible de financer de telles mesures, car c'est rentable. » Le financement justement, reste la grande inconnue de l'équation. D'où la mesure de la taxe carbone, qui pourrait dissuader certains comportements et apporter plus de recettes (60 milliards d'euros) pour financer les nombreux projets. Il s'agit pour de nombreuses ONG, dont celle de Nicolas Hulot, du baromètre de réussite du Grenelle. « Si Jean-Louis Borloo(...) était très mal à l'aise pendant la table ronde consacrée au sujet, c'est bien parce qu'il n'avait pas l'aval du chef de l'État, explique Le Figaro. Il ne souhaite peut-être pas non plus courir le risque d'une nouvelle crise (...). Aussi a-t-il proposé, par ailleurs, l'étiquetage carbone de 90 000 produits. Une mesure jugée compliquée et longue à mettre en place ». Réponse ce soir.

Wendel, le cheval de Troie de Saint-Gobain?
Wendel s'infiltre au cœur de Saint-Gobain. En un mois, la société d'investissement a doublé sa participation au capital du groupe spécialisé dans l'habitat. Elle y a investi plus de 3 milliards d'euros, c'est-à-dire 11,8 % du capital. La société d'Ernest Antoine Seillière n'a pourtant pas, selon ses dires, l'intention de prendre le contrôle de la descendante de la Compagnie des Glaces de Colbert. Il est donc « probable que les choses se calment sur le front boursier, souligne Les Echos. Les deux partenaires cherchant sans doute à approfondir leurs discussions sur la base du plan stratégique de Saint-Gobain ». Oui mais voilà au même moment, « Wendel peut se frotter les mains : en réussissant à placer les titres Bureau Veritas en haut de fourchette, il est parvenu à récupérer plus de 1 milliards d'euros, multipliant par six son investissement réalisé en 1995. De quoi financer ses ambitions dans Saint-Gobain », s'interroge La Tribune

Merrill Lynch: la rençon de l'expansion 
« Merrill Lynch ravive les craintes des marchés sur la crise du crédit », constate La Tribune. La troisième plus grosse banque de Wall Street enregistre un déficit trimestriel de 2,24 milliards de dollars. Désormais sous pression, Stanley O'Neal, le P-DG de la banque, laisse entendre que l'établissement n'en a pas fini avec la crise. « Nous nous attendons à ce que les marchés de titres adossés aux subprimes restent incertains et travaillons à minimiser le reste de l'impact de la crise sur nos », relève Les Echos. « Merrill Lynch paye aujourd'hui une politique d'expansion jugée très agressive dans les activités d'investissements pour compte propre, selon le quotidien économique. (...) Pendant toutes ces années, Stan O'Neal a également recruté des lieutenants apparemment très contestés. Certains ont d'ailleurs été remerciés ces dernières semaines, notamment Osman Semerci, le patron de la division trading de taux ».

Adobe défie Microsoft
« Adobe, l'éditeur de logiciels qui veut détrôner Microsoft », titre Le Figaro. « ADOBE, l'éditeur américain plus connu sous le nom de ses logiciels vedettes (Acrobat, Illustrator, Flash...), s'est offert cet été une campagne de publicité involontaire lors des vacances de Nicolas Sarkozy à Wolfboro aux Etats-Unis, constate le quotidien. Son logiciel de retouche de photographies, Photoshop, n'a jamais autant été cité que lorsqu'il a été question des « poignées d'amour » du président retouchées par un hebdomadaire français ». La firme de Bruce Chizen a bien l'intention de poursuivre son ascension. « L'éditeur californien qui s'apprête à fêter ses 25 ans prépare plusieurs lancements majeurs dans les mois à venir. D'abord en février prochain : Air, sa nouvelle plate-forme d'édition sur Internet. « Elle fonctionne comme une application Web sur laquelle on peut travailler en ligne ou déconnecté. Elle existe actuellement en version test. Le site marchand eBay a décidé de l'utiliser et c'est vraiment spectaculaire », s'enthousiasme Chizen. Ce dernier se félicite que son puissant rival, Microsoft, ait été mis au pas par la Commission européenne en matière de concurrence. « Je me disais bien qu'un régulateur ne laisserait pas faire cela !, s'exclame-t-il. Je constate que c'est finalement la Commission européenne qui a pris les décisions difficiles. » Mais la compétition, face à un géant dix fois plus puissant, est forcément féroce.

Facebook valorisé à 15 milliards de dollars
240 millions de dollars. C'est le montant investit par Microsoft dans Facebook, c'est-à-dire une participation de 1,6 % du site communautaire. Ce dernier étant désormais valorisé à 15 milliards de dollars...  « D'après le Wall Street Journal, rapporte Le Figaro, des responsables de Microsoft et Google s'étaient rendus cette semaine à Palo Alto, en Californie, où se trouve le siège de Facebook. Toujours selon cette source, la bataille a été rude entre les deux concurrents. Microsoft a indiqué, lors d'une conférence de presse, qu'il renforcera les relations stratégiques avec Facebook en devenant la plate-forme de publicité tierce exclusive pour Facebook ». Pour l'éditeur de logiciels, « Facebook représente une plate-forme extraordinaire, puisque la fréquentation du site croît à une vitesse exponentielle : chaque jour, ce sont plus de 200 000 nouvelles inscriptions qui sont enregistrées. Les retombées publicitaires pour Microsoft peuvent donc être phénoménales ».

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