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24 heures de la vie d’Airbus : 168 A320 vendus, 12,5 milliards d’euros engrangés

Olivier James , ,

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En 24 heures, Airbus a engrangé 12,5 milliards de commandes de la part de différentes compagnies asiatiques. Un succès qui semble valider la stratégie d’implantation mondiale de l’avionneur européen.

24 heures de la vie d’Airbus : 168 A320 vendus, 12,5 milliards d’euros engrangés © Airbus S.A.S 2012

Pas moins de 168 appareils. Des A320 plus précisément, aussi bien la version classique dite A320ceo que la version modernisée, dite A320neo. Au prix catalogue unitaire d’environ 100 millions de dollars, l’ensemble des commandes s’élève donc à 12,5 milliards d’euros. C’est la valeur engrangée par Airbus en moins de 24 heures. L’avionneur européen a multiplié les annonces pour arriver à cette somme faramineuse, à l’ouverture du salon aéronautique de Pékin.

Qingdao Airlines, récente compagnie aérienne basée dans la dynamique région est de la Chine, a commandé 23 A320 (5 A320ceo et 18 A320neo). Si le gouvernement chinois valide la transaction, la première livraison pourrait avoir lieu en 2016. Deuxième compagnie sur les rangs : Zhejiang Loong Airlines, également dans l’est de la Chine, a signé un protocole d’accord pour l’achat de A320 (11 A320ceo et 9 A320neo).

Puis BOC Aviation a pris le relais. Cette compagnie basée à Singapour et filiale de la Bank of China a commandé 25 A320 (13 A320ceo et 12 A320neo). Et enfin, - pour le moment !- la compagnie aérienne vietnamienne VietJetAir a signé un protocole d’accord visant à acquérir jusqu’à 92 appareils de la famille A320 (42 A320neo, 14 A320ceo et six A321ceo, ainsi que 30 options pour des appareils de la famille A320).

Une stratégie de mondialisation

Cette série de commandes, même si toutes ne sont pas fermes, constitue un succès évident pour Airbus, qui écrase là toute concurrence. Elles alimenteront la ligne chinoise d’assemblage du groupe située à Tianjin, près de Pékin, et feront tout autant tourner les implantations européennes qui fournissent les différents sous-ensembles.

Mais surtout, cette stratégie semble marquer la réussite de la stratégie du groupe : s’implanter industriellement et obtenir en retour des commandes des compagnies asiatiques. Un deal gagnant-gagnant, qui permet à Airbus de prendre du poids dans un marché chinois qui devrait devenir le premier marché domestique civil dans les 20 prochaines années. Et à la Chine, grâce aux transferts de technologies consentis, de faire émerger son industrie aéronautique encore naissante.

Alors que le groupe possédait seulement 6% du marché chinois en 1995, contre 71% pour son grand rival américain Boeing, les deux géants sont aujourd’hui aux coudes à coudes. "Toutes ces commandes reflètent le succès de la stratégie du groupe mais surtout de son pdg Fabrice Brégier, estime-t-on en interne. Depuis son arrivée aux manettes en 2006, il a poussé à la mondialisation du groupe". Les attentes concernant la ligne d’assemblage en cours de construction à Mobile (Alabama), qui doit également permettre à Airbus de lui ouvrir en grand le marché américain, n’ont peut-être jamais été aussi grandes…

Olivier James

 

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