24/10/2007; UIMM, Acker Yards, Chantiers de l'Atlantique, Volkswagen, EADS, CDC, Apple...

  • L'UIMM va perdre sa tête.
  • Nouvel actionnaire aux chantiers de l'Atlantique.
  • Volkswagen va rentrer dans le droit commun.
  • Le Grenelle de l'environnement dans la dernière ligne droite.
  • EADS, la caisse des Dépôts assume, Forgeard en bo
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    L'UIMM va perdre sa tête.
    La fédération de la métallurgie va devoir se trouver un autre président au mois de novembre prochain. Denis Gautier-Sauvagnac a annoncé hier qu'il démissionnait de son mandat de président et plus tard de celui de délégué général qu'il occupait respectivement depuis 2006 et 1994. La guerre de succession commence déjà estime les Echos. Le patron de la plus influente fédération au sein du Medef paye ainsi son implication dans des retraits de sommes d'argent importantes, 2 millions d'euros par an, d'une caisse noire, constituée depuis 1968 et destinée initialement à venir en aide aux entreprises touchées par des conflits sociaux. Ces fonds auraient, ces dernières années, servis au financement de différents organismes syndicaux et à verser des compléments de rémunération à des collaborateurs de l'UIMM. Elles pourraient valoir à DGS des poursuites pour abus de confiance. Cette décision devrait entraîner la fin de ses mandats au Medef. Il ne pourra plus siéger au conseil exécutif, ni au bureau, ni au comité financier de l'organisation patronal. La commission « relation du travail » qu'il présidait également et qui lui conférait la responsabilité de négociateur social avec les syndicats devra sans doute également changer de tête. M. Gautier-Sauvagnac a déclaré qu'il était temps que les têtes changent. Il a annoncé une opération de clarification et de rénovation sur le plan comptable et une réforme des statuts de la fédération de la métallurgie qui exclura le cumul des fonctions de président et de délégué général.

    Nouvel actionnaire aux chantiers de l'Atlantique.
    Le groupe STX Shipbuilding a pris 39,2% du capital du géant norvégien Acker Yards pour un montant de 563 millions d'euros (800 millions de dollars). Le chantier naval sud-coréen, cinquième acteur mondial, en devient ainsi de loin, l'actionnaire majoritaire et de fait le nouveau propriétaire des ex-Chantiers de l'Atlantiques de Saint Nazaire. Les syndicats de ce dernier craignent de voir piller leur savoir-faire et les technologies de leur entreprise spécialisée dans les navires de croisières, alors que le groupe asiatique ne fabrique que des navires de charges. Le coréen assure quant à lui vouloir être un partenaire de long terme, remarque Les Echos. Il dispose de trois sites principaux, deux en Corée et un en Chine. Il construit des unités de taille moyenne, des méthaniers, des porte-automobiles, des porte-conteneurs et des pétroliers. Il emploie 6 800 salariés pour un chiffre d'affaires de plus de 8 milliards de dollars l'an dernier. Les chantiers navals coréens, dominés par les trois géants Hyundai, Daewoo et Samsung tiennent environ 40% du marché mondial et ils montent en gamme depuis quelques années, laissant à leurs voisins chinois les navires les moins sophistiqués comme les vraquiers. Le groupe norvégien Acker Yards, lâché par sa maison mère au printemps dernier, compte 18 chantiers navals en Norvège, Allemagne, Finlande, Roumanie, Brésil et en France à Saint Nazaire.

    Volkswagen va rentrer dans le droit commun.
    La Cour européenne de justice de Luxembourg a condamné hier l'Allemagne pour sa « loi Volkswagen ». Cette législation, qui permettait depuis les années soixante au Lander de Basse-Saxe et aux représentants des salariés de disposer d'une minorité de blocage, devra être abrogée. Dorénavant, un actionnaire de VAG pourra détenir plus de 20% des droits de vote. Porsche, le constructeur de voitures de luxe va pouvoir monter en puissance chez son confrère et préparer une prise de contrôle. Le fabricant du cayenne est monté progressivement dans le capital de la firme de Wolfsburg depuis septembre 2005 où il était entré à hauteur de 20%. Après avoir dépassé les 30% il avait du lancer une offre public d'achat au printemps dernier, mais celle-ci, à un niveau trop bas n'avait pas été retenue. Porsche va maintenant pouvoir poursuivre sa montée dans le capital, estime l'Echo de Bruxelles, selon certains analystes, il détiendrait déjà des options, acquises à prix fixe, lui permettant de prétendre à plus de 50% des titres. C'est la voie ouverte vers la majorité, titre le Financial Times. Il est vrai que Ferdinand Piëch est président du conseil de surveillance de VAG, mais qu'il est aussi actionnaire majoritaire de Porsche par sa famille, rappelle les Echos. Le patron du constructeur de voitures de sport, Wendelin Wiedeking va sans doute pousser la coopération entre les deux groupes, à l'image de ce qui a été réalisé dans les SUV de luxe. Pour leur part, les représentants des salariés de Volkswagen craignent des divergences sur la conception du dialogue social et de la cogestion.

    Le Grenelle de l'environnement dans la dernière ligne droite.
    Après quatre mois de débats et une foule de propositions, le marathon final se déroule aujourd'hui et demain au ministère de l'Ecologie. « J'ai 62 millions de Français derrière moi », affirme Jean-Louis Borloo, dans le Parisien. Le Chef de l'Etat et le gouvernement vont devoir trancher et donner les grandes lignes du plan d'action, indique les Echos. Les mesures retenues deviendront des plans d'actions finalisés à la mi-décembre et sans doute regroupées dans une loi programme début 2008. Un consensus se dégagerait autour du principe d'une écopastille pour les véhicules (idée déjà utilisée dans le passé), d'un projet de loi sur les biotechnologies et d'un grand programmes de rénovation pour les bâtiments anciens (tertiaire et résidentiels notamment). Au niveau fiscal, trois pistes seraient retenues, une contribution climat-énergie, des étiquettes CO2 et une TVA réduite. En tout état de cause, les secteurs des transports, de l'énergie et de l'habitat seront particulièrement visés par les arbitrages que devra rendre Nicolas Sarkozy. Il s'agira aussi de trouver le moyen de sauver la planète, sans tuer la croissance, relève la Tribune, qui réalise un numéro tout vert. Dans un entretien au quotidien, Nicolas Hulot estime que « la fiscalité verte doit être à la fois incitative et dissuasive ». L'inspirateur du Grenelle souhaite peser de tout son poids afin de des mesures concrètes soient prises. Il prône une régulation assurée par l'Etat et une TVA verte dont le montant dépendrait de « l'empreinte écologique » des biens de consommation.

    EADS, la caisse des Dépôts assume, Forgeard en bouc émissaire !
    « J'assume parfaitement le choix d'avoir investi dans EADS », assure Augustin de Romanet, le directeur général de l'organisme, dans une interview aux Echos. Tout en présentant de bons résultats semestriels, il revient sur l'affaire de l'avionneur européen. Il estime que c'est un investissement sur le long terme qui recèle un fort potentiel, les difficultés actuelles ne devant pas masquer la qualité du groupe. Il reconnait néanmoins qu'une amélioration sur la gouvernance et une clarification des processus des prises de décision de la Caisse des Dépôts dans ce type d'opération doivent être réalisées. Un comité d'investissement, émanation de la Commission de surveillance, devrait être crée d'ici à la fin de l'année. Il s'interroge sur la qualité des informations financières fournies par EADS à l'époque du rachat de paquets d'actions, juste avant la forte dépréciation. Le patron de la CDC envisage une constitution de partie civile du fait de la diffusion d'informations fausses ou trompeuses, mais exclu d'annuler les deux tranches de la vente à terme restant à réaliser. L'ex-coprésident exécutif d'EADS s'explique lui aussi, dans un long entretien au Figaro. Il récuse avec force le rôle de « bouc émissaire » que l'on veut lui faire jouer dans l'affaire. Il réaffirme qu'à l'instar des dirigeants allemands il n'était pas au courant des retards du futur gros porteur, et reste fier d'avoir joué un rôle clé dans le lancement de ce programme.

    Apple a clos une belle année fiscale.
    Déjouant les pronostics les plus optimistes, la firme de Palo-Alto a enregistré pour son dernier exercice un chiffre d'affaires de 24 milliards de dollars (16,8 milliards d'euros), en progression de 25%, pour un résultat net presque multiplié par deux, à 3,5 milliards. Sa capitalisation boursière atteindrait 150 milliards alors qu'elle est redevenue numéro trois des constructeurs de PC aux Etats-Unis. Les succès de l'iPode et de l'iPhone ne se démentent pas. Depuis que le prix de ce dernier a baissé autour de 400 dollars, plus d'un million d'exemplaires a été vendu au dernier trimestre et le cap des dix millions devrait être atteint à la fin de l'exercice fiscal 2008. L'iPod a également battu un nouveau record ; plus de 10 millions d'exemplaires de ce baladeur musical ont été vendus sur les trois derniers mois. 2,2 millions de Macintosh ont également été écoulés sur cette même période, poussant la part de marché outre-Atlantique à 8%, rapporte les Echos. Et deux tiers des ventes des Mac proviennent des portables, des produits bien plus rentables que les PC de bureau. Le patron Steve Jobs affirme que la firme californienne a gardé intacte toute sa capacité à innover et qu'elle a dix années de produits nouveaux devant elle. Son ambition peut maintenant se porter sur d'autres secteurs : la télévision, les télécommunications sans fil...

    Didier Ragu

    A demain !

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