24/09/2007 : préretraites, Acer, Packard Bell, EADS, EDF, Total, Bruxelles....

  • Bercy taxe les préretraites
  • Acer confirme ses vues sur Packard Bell
  • EADS : nouvelle recomposition de la gouvernance
  • L'Uranium attire EDF et Total
  • Bruxelles : nouveau gendarme mondial de l'informatique?
  • Alan Greenspan conseille
  • Partager

    Bercy taxe les préretraites
    Pour limiter à 8,9 milliards d'euros le déficit général de l'assurance maladie en 2008, Bercy doit dévoiler aujourd'hui le projet de loi de financement de la sécurité sociale dans ses grandes lignes. Les préretraites feront l'objet d'une contribution de l'ordre de 50 % de la part des entreprises, contre 24,15 % actuellement, affirme le Figaro Economie. « Le gouvernement a décidé de frapper fort pour convaincre aussi bien les entreprises que les salariés de renoncer à la facilité des préretraites et autres dispositifs de départ avant l'heure », note le quotidien. Les préretraités devront s'acquitter d'une CSG à 7,5 % comme les autres salariés alors qu'ils bénéficient d'un taux moindre actuellement. Les mises à la retraite d'office avant 65ans seront taxées de 25 % en 2008 et 50 % en 2009. Un paquet fiscal évalué à 500 millions d'euros et qui « fait hurler la métallurgie qui en est un grand utilisateur », relève encore le quotidien.

    Acer confirme ses vues sur Packard Bell
    Le groupe taïwanais Acer entend bien devenir numéro trois mondial en s'emparant de Packard Belle via Gateway. Lors de la présentation de sa stratégie, le P-DG du groupe « a fait comme s'il était déjà propriétaire» du groupe américain, note les Echos. Acer a lancé officiellement début septembre une OPA sur Gateway pour 710 millions d'euros. Un rapprochement qui lui permet de mettre la main sur un droit de préemption sur le capital du groupe informatique Packard Bell. Alors que l'OPA doit aboutir d'ici le 1er octobre, les « travaux d'intégration ont déjà commencé entre les trois constructeurs », note les Echos.

    EADS : nouvelle recomposition de la gouvernance
    Le groupe aéronautique européen s'apprête à bouleverser une nouvelle fois la composition de son conseil d'administration lors de l'assemblée générale extraordinaire du 22 octobre prochain, affirme les Echos. Comme prévu, Arnaud Lagardère, actuel co-président cédera sa place. Mais les actionnaires devront aussi se pencher sur la nomination de quatre administrateurs indépendants, « deux de plus qu'aujourd'hui », relève le quotidien. « Parmi eux figurera un Français et un Allemand », affirme les Echos, qui évoque un responsable de la Deutsche Bank. Devraient les rejoindre un Britannique et un Indien. La première nomination viendra « confirmer les relations industrielles récemment renforcées » entre Londres - quatrième pays Airbus - et EADS. A terme, le nombre d'administrateurs indépendants pourrait être porté à sept, affirme encore le quotidien.

    L'Uranium attire EDF et Total
    A la faveur de la réflexion en cours autour de l'avenir d'Areva et de la filière nucléaire française, EDF et Total chercheraient à se renforcer sur le secteur de l'uranium, selon la Tribune. Le groupe pétrolier, qui détenait des mines d'uranium jusque dans les années 80 réfléchit à un renforcement dans le nucléaire, tandis qu'EDF cherche à sécuriser ses approvisionnement en prenant des participations minoritaires dans des mines. Un renforcement en amont des deux groupes fait d'ailleurs partie d'un des trois scénarios élaborés par le CEA pour l'avenir d'Areva, souligne la Tribune. « Les trois grands acteurs français auraient d'autant plus intérêt à unir leurs forces pour renforcer leur portefeuille minier que le marché de l'uranium devient de plus en plus concurrentiel », note le quotidien économique.

    Bruxelles : nouveau gendarme mondial de l'informatique?
    La Commission européenne a-t-elle ouvert une boîte de Pandore en condamnant Microsoft, s'interroge le Financial Times. Selon le quotidien, la société informatique californienne PSI s'apprêterait à porter devant la justice européenne son contentieux contre IBM - pour abus de position dominante. « D'autres entreprises pourraient adresser leurs plaintes pour compétition déloyales à Bruxelles. [...] Si tel est le cas, les groupes dominant certains secteurs de l'industrie pourraient voir leur comportement soumis à une nouvelle régulation », note le quotidien britannique. Jusqu'où va aller l'Europe dans sa remise en cause des positions dominantes ? « Les technologies à succès peuvent dominer le marché et devenir une plateforme dont dépendent les autres », reconnaît le Financial Times. « Le grand message de la décision contre Microsoft, conclut le quotidien, c'est que les régulateurs de Bruxelles vont maintenant devenir les arbitres mondiaux de ce type de problèmes ».

    Alan Greenspan conseille la France
    « En France, supprimer des emplois revient cher. Aux Etats-Unis non. Notre position est que s'il coûte cher de licencier, les entreprises vont hésiter à embaucher », affirme Alan Greenspan, dans une interview fleuve accordée au Figaro Economie à l'occasion de la publication cette semaine de ses mémoires. L'ancien directeur de la réserve fédérale américaine s'étonne de la « vision négative et le rejet par les Français de la libre concurrence ». « Notre forme de capitalisme brut n'est pas antisociale », défend l'économiste. Critique à l'égard de la politique de création de champions nationaux à la manière de GDF Suez, il juge qu' « un pays qui justifie la préservation de son industrie manufacturière d'antan se condamne à voir son niveau de vie stagner ».


    Partager

    SUJETS ASSOCIÉS
    LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

    LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

    ARTICLES LES PLUS LUS