23/11/2006 : Suez, Gaz de France, Amgen, Qantas, ICI, Givaudan, Fagor...

  • Suez-GdF, la Cour d'appel remet les compteurs à zéro.
  • L'Etat en faillite comptable !
  • Amgen pousse sa production de biomédicaments.
  • Nouvelle consolidation dans le transport aérien.
  • Ici se désendette et Givaudan grossit.
  • Fagor-B
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    Suez-GdF, la Cour d'appel remet les compteurs à zéro.
    Etat d'urgence pour la fusion Suez-GdF, titre la Tribune. Rapprochement en péril ajoute les Echos. La décision de le Cour d'appel de reporter le conseil d'administration du gazier, jusqu'à ce que les syndicats puissent se prononcer sur le sujet a littéralement liquéfié les énergies au sein des deux groupes, rendant inaccessible la conclusion du projet avant la fin de l'année. Pour autant, les deux entreprises, poussées à retravailler leur dossier par les pouvoirs publics, estiment qu'il est toujours possible de faire approuver leur fusion en février. Jean-François Cirelli, P-DG de Gaz de France s'explique dans un entretien aux Echos. Sans nier le contretemps occasionné par l'instance juridique, il rappelle que le projet de fusion est le plus pertinent pour les deux parties et que la création d'un leader mondial dans le domaine de l'énergie est plus que stratégique pour la France. Il se défend également d'avoir jamais voulu court-circuiter les organisations syndicales ou d'avoir trainé pour leurs délivrer des informations. L'objectif reste toujours de finaliser le traité de fusion dans les prochaines semaines et d'aboutir à un accord sur la parité avant la fin de l'année. Il s'agira ensuite d'éviter un télescopage de la fusion avec le calendrier électoral.

    L'Etat en faillite comptable !
    Le courant est loin de passer entre Philippe Seguin, le président de la Cour des comptes et Jean-François Copé, le ministre délégué au Budget. La nouvelle procédure budgétaire (la LOLF) va imposer pour la première fois de faire certifier les comptes de l'Etat par les juges de la rue Cambon. Et cet exercice semble plus périlleux qu'il n'y parait. Les demandes de compréhension, voire de compromis formulées par le ministre, ont d'ores et déjà été rejetées par l'ancien député-maire d'Epinal. De toute évidence le gouvernement va devoir produire un bilan très déséquilibré, avec un passif d'environ 1 100 milliards d'euros, pour un actif ne dépassant pas 550 milliards. Ce qui fait craindre une non-certification, ou au mieux une certification avec de nombreuses réserves. Une décision qui n'aurait pas vraiment de conséquences pratiques, mais qui ne grandirait pas le bilan de la majorité en matière de finances publiques, à la veille des échéances présidentielles. Philippe Seguin exprime son point de vue dans une interview aux Echos.

    Amgen pousse sa production de biomédicaments.
    Le leader mondial des biotechnologies investit massivement dans la recherche et la production à Porto Rico et en Irlande, rapporte les Echos. Quand la firme californienne entrera-t-elle dans le top dix des « Big pharma » ou lancera-t-elle une OPA surprise sur un industriel de la pharmacie, se demande la quotidien économique ? Les dépenses de recherche et développement du groupe suivent la courbe ascensionnelle de son chiffre d'affaires. Après 2,3 milliards de dollars en 2005 (pour un CA de 12,4 milliards), cette année pourrait voir une augmentation de près de 30 %, pour des dépenses frôlant les 3 milliards. La firme de la côte ouest a retenu la ville de Cork en Irlande pour implanter une nouvelle usine, copie conforme de son unité de Porto Rico qui existe depuis 1990. Cet investissement de un milliard de dollars, du même ordre que dans le secteur de la microélectronique, pour un site qui emploierait plus de 1 000 personnes est destiné à produire des médicaments par voie biotechnologique pour le marché européen. Il est vrai que le laboratoire, dont la réussite s'est construite sur les traitements contre les insuffisances sanguines, a dépassé l'année dernière pour son 25 e anniversaire, une capitalisation boursière de 80 milliards de dollars.

    Nouvelle consolidation dans le transport aérien.
    Le transporteur national australien Qantas serait l'objet d'une offre de rachat, indique le Financial Times. Le projet aurait été présenté par la banque australienne Macquarie, chef de file d'un pool bancaire, (Goldmans Sachs, Citi Group et Credit Suisse) associé au fonds américain Texas Pacific Group (TPG). Selon la presse australienne l'opération pourrait se monter à près de 11 milliards de dollars australiens, soit 6,5 milliards d'euros. La compagnie aérienne, privatisée en 1995 domine son marché domestique depuis la faillite de son concurrent Ansett en 2001, souligne le quotidien saumon. Ce rachat reste pour le moment hypothétique, rappelle les Echos, car la réglementation australienne limite les prises de participation étrangère à 49 % et à, 25 % la participation maximum par actionnaire. TPG, qui a déjà des participations dans de nombreuses compagnies aériennes en Europe et en Amérique du Nord notamment, pourrait donc rester cantonné à un rôle de figurant. Mais ce rôle pourrait néanmoins servir son expansion vers l'Asie, le marché le plus prometteur du secteur.

    Ici se désendette et Givaudan grossit.
    En vendant sa filiale néerlandaise dans les arômes et parfums Quest, cinquième acteur mondial du marché avec 828 millions d'euros de chiffre d'affaires, pour la somme de 1,8 milliard d'euros, le groupe britannique pourrait se retrouver quasiment sans dettes, relève le Financial Times. Le titre du chimiste a clôturé au plus haut depuis 2001 hier, après cette annonce qui valorise sa filiale 40 % de plus que les évaluations des analystes. Il avait acheté Quest à Unilever en 1997, afin de s'orienter vers la chimie de spécialité, la firme va maintenant se recentrer sur les enduits et les adhésifs. L'autre grand gagnant de la transaction est le groupe suisse Givaudan, déjà numéro un dans les arômes et parfums et qui va détenir 30 % du marché grâce à cet achat, souligne les Echos. L'acquisition sera financée par endettement et par augmentation de capital. Givaudan augmente sa taille de 50 % d'un coup et creuse l'écart avec son poursuivant immédiat, l'américain IFF qui détient 16 % du marché. Il prévoit de réaliser des synergies annuelles de 94 millions d'euros, mais au prix de restructurations qui pourraient lui coûter 141 millions dans les trois ans.

    Fagor-Brandt, la restructuration française dans la dernière ligne droite.
    Alors que tous les sites français du fabricant d'électroménager sont touchés, les syndicats dénoncent les 350 suppressions de postes et le spectre de la délocalisation hante les salariés, souligne le magazine LSA. Les réductions d'effectifs concernent environ 10 % des salariés Brandt et toucheront surtout à la structure, services généraux, logistique, comptabilité, R & D et ressources humaines. Le volume définitif du plan de licenciement, annoncé avant l'été, soit un an après le rachat de la marque française par la coopérative espagnole, ne sera connu qu'à la fin de l'année. Pour autant, la direction se défend de vouloir délocaliser et affirme qu'elle veut préserver l'outil de production en France, alors que certaines activités ont été transférées de Lyon (lave-linge) et d'Orléans (cuisinières), vers le site de Wroclaw en Pologne. Mais elle escompte de ce plan des économies de coûts fixes de 20 millions d'euros et à terme, seul le recentrage sur des produits haut de gamme permettra d'assurer la survie des sites français.

    Didier Ragu

    A demain !


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