23/10/07: Alstom, Microsoft, EADS, CNE, GM...

  • Sarkozy, le VRP de l'industrie française
  • Microsoft se plie à Bruxelles
  • EADS : les petits actionnaires se rebiffent
  • Le CNE hors-la-loi
  • GM reprend la pôle position
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    Sarkozy, le VRP de l'industrie française
    « Nicolas Sarkozy à l'heure marocaine », titre Le Figaro. Le chef de l'État a en effet entamé hier une visite officielle de trois jours au royaume chérifien, pendant laquelle une « quinzaine » de contrats devraient être signés. « Principale retombée économique de la visite de Nicolas Sarkozy (...), la signature hier soir d'un protocole d'accord pour la réalisation d'une ligne de train grande vitesse (TGV) entre Tanger et Casablanca. Ce chantier est estimé à 2 milliards d'euros, dont la moitié reviendra à trois entreprises françaises : Alstom, la SNCF et Réseau ferré de France. Alstom a également signé deux importants contrats, dont l'un portant sur la livraison de 20 locomotives. La France pourrait aussi profiter de l'événement pour avancer ses pions dans les projets nucléaires civils au Maroc ». « Sur le plan militaire, rapporte Les Echos, les tentatives de Nicolas Sarkozy de sauver les chances du Rafale se sont révélées infructueuses ». En compensation ou pas, « la France va néanmoins vendre au Maroc une frégate polyvalente de classe Fremm, a indiqué le porte-parole de l'Élysée, David Martinon. Il a également été décidé que Paris moderniserait 25 hélicoptères Puma et 140 véhicules blindés de l'armée marocaine, et fournirait d'autre part un système de surveillance des frontières », conclut Le Figaro.

    Microsoft se plie à Bruxelles
    Fin du feuilleton. Condamné en 2004 pour abus de position dominante, Microsoft a enfin décidé de se conformer aux demandes de la Commission européenne. Les acteurs du logiciel libre vont donc pouvoir accéder aux informations permettant la compatibilité avec Windows. « C'est pourquoi Neelie Kroes (ndlr : la commissaire européenne de la Concurrence), qui expliquait hier avoir été en contact quasi quotidien avec Steve Ballmer au cours des deux ou trois dernières semaines, présente cet accord arraché comme une victoire pour les consommateurs », relève La Tribune. Outre l'accès libre à la documentation technique pour les acteurs des logiciels libres, « Microsoft va ensuite réduire à 10 000 euros le montant des royalties à payer pour utiliser ces informations, explique Les Echos. Auparavant, Microsoft touchait 2,98 % des revenus générés par les logiciels qui intégraient ces informations ».

    EADS : les petits actionnaires se rebiffent
    Sans enthousiasme. C'est la façon dont a été entérinée hier la nomination, à Amsterdam, du nouveau conseil d'administration d'EADS, qui met fin à la direction bicéphale, mais ne fait pas disparaître les suspicions. « Ignorant l'ordre du jour qui était consacré au changement de statut de la société et à l'élection d'un nouveau conseil d'administration, ils (ndlr : les petits actionnaires) ont posé des questions sur les délits d'initiés présumés qui auraient été commis par 21 dirigeants du géant européen de l'aéronautique et de l'espace et ses deux actionnaires privés, le groupe Lagardère et Daimler », rapporte Le Figaro. « Attaqué, Arnaud Lagardère qui est décidé à rendre coup pour coup, a longuement répondu à ses détracteurs qui souhaitaient son départ du conseil ». Mais, « (...) conformément aux accords du 16 juillet qui ont permis une remise à plat de la gouvernance, Arnaud Lagardère pourra être nommé président du conseil en 2012. EADS va réfléchir à la manière de faire évoluer son pacte d'actionnaire », conclut le quotidien.

    Le CNE hors-la-loi
    « L'OIT s'apprête à vider le CNE de sa substance », titre Les Echos. L'absence de justification des licenciements prévue par le Contrat Nouvel Embauche n'est pas conforme à la convention 158 de l'Organisation internationale du travail. Le jugement de l'OIT, mi-novembre, va imposer aux employeurs de modifier leurs pratiques. Conséquence, « le gouvernement Fillon a désormais deux possibilités : il peut suivre les recommandations de l'OIT et supprimer la période d'essai de deux ans, ce qui, dans les faits, revient à lui ôter tout avantage par rapport au CDI « classique ». Il peut également laisser le dispositif mourir de sa belle mort, du fait de son incertitude juridique ».

    GM reprend la pôle position
    Toyota ne sera pas resté n°1 longtemps. Grâce à un bon troisième trimestre en dehors d'Amérique du Nord, General Motors repasse devant le constructeur nippon en tête des constructeurs mondiaux par les volumes. Mais le groupe japonais s'attend à reprendre le premier rang du classement sur l'ensemble de 2007. Et à moyen terme, Toyota pense être, dès 2009, le premier à dépasser la barre des 10 millions d'exemplaires produits en une année. La cause de ce renversement de situation ? « Toyota paye la morosité du marché japonais, pour lequel il vient d'abaisser de 4 % sa prévision de volumes annuelle, et le renchérissement du yen par rapport au dollar, qui contracte ses confortables profits aux Etats-Unis », souligne Les Echos.

    Philippe Roger

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