22/11/06 : Volkswagen, GDF, Suez, Boeing, Airbus, Google...

  • VW assomme la Belgique.
  • Coup d'arrêt pour la fusion GDF-Suez.
  • Les ventes d'avions s'envolent.
  • La France subit la perte de sa compétitivité.
  • Google puissance 500 !
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    VW assomme la Belgique.
    Le couperet est tombé. L'usine Volkswagen de Forest va perdre la production de la Golf au profit de deux chaînes de montage allemande à Wolfsburg et à Mosel. Malheureusement, la Golf représentait la quasi-totalité de la production de l'usine de Forest, avec 193 000 unités prévues cette année, contre seulement 11 000 Polo. Résultat : « pour les travailleurs, il s'agit d'une "véritable catastrophe" », écrit le quotidien belge, l'Echo. 4 000 postes pourraient être supprimés sur les 5 300 que compte l'usine. Un scénario qui ne tient pas compte des sous-traitants de Volkswagen installés notamment sur l'Automotive Park de Forest. Au total, près de 13 000 emplois pourraient être impactés ! Pour l'Echo, c'est un véritable « crash social ».
    La direction a justifié sa décision par des arguments économiques, notant que le marché ouest européen est en stagnation et que VW se trouve en surcapacité, rapporte le Wall Street Journal.
    Quoiqu'il en soit, c'est « un nouveau coup dur pour l'industrie automobile belge », écrit le Figaro Économie. Dix ans après, « c'est un second Vilvorde que vit la Belgique », poursuit les Echos. Pis même, puisque la fermeture de l'usine Renault de Vilvorde avait entraîné moins de suppression (2 900).

    Coup d'arrêt pour la fusion GDF-Suez.
    Saisie la semaine passée par le comité d'entreprise européen de GDF (CEE), la justice a donné raison aux syndicats, hier après-midi, en exigeant le report du conseil d'administration de GDF, initialement prévu aujourd'hui, qui était censé approuver le traité de fusion avec Suez. Pour le Figaro Économie, c'est un « coup dur », quand les Echos y voit « un véritable coup de tonnerre ». Si la décision devait être confirmée en appel, elle retarderait de plusieurs mois le rapprochement envisagé. « Compte tenu des contraintes règlementaires, le risque existe à présent que l'opération ne puisse voir le jour avant le premier semestre 2007 », note le Figaro Économie. Or, « faire le deal juste avant l'élection présidentielle ne serait pas aisé », poursuit le Financial Times. Cet épisode judicaire pourrait donc être fatal au mariage. « Mais pas forcément au grand dam des protagonistes, note l'éditorialiste de la Tribune. C'est le paradoxe de ce dossier : la manœuvre est si complexe qu'après tout un échec, dont la responsabilité incombera aux juges, pourrait bien faire l'affaire de Jean-François Cirelli, de Gérard Mestrallet ou de Thierry Breton ».

    Les ventes d'avions s'envolent.
    Après une année 2005 historique en termes de commandes prises, à 2 000 appareils, on s'attendait à ce que 2006 marque le pas. « Il n'en est rien », apprend-on aujourd'hui dans la Tribune. Selon les calculs du quotidien, à plus d'un mois de la clôture des compteurs, 1 452 commandes fermes ont été passées. Soit la deuxième plus grosse année de l'histoire de l'aéronautique... Ce dynamisme du marché s'explique par la cherté du kérosène qui pousse les compagnies à accélérer le renouvellement de leur flotte. Mais aussi par les prévisions de hausses de trafic. Jusqu'ici, face à un rival plongé dans les déboires de ses programmes A380 et A350, Boeing profite au mieux de cet envol. L'avionneur américain compte 847 commandes, contre 605 pour Airbus. Derrière l'européen depuis 2001, Boeing est donc bien parti pour retrouver son leadership en 2006. « Mais, conclut la Tribune, un retour d'Airbus dans la dernière ligne droite n'est pas exclu ».

    La France subit la perte de sa compétitivité.
    L'Insee l'a confirmé hier : l'activité économique a bel et bien stagné cet été. « Simple pause ? », interroge la Tribune. Pas sûr. Si l'atterrissage brutal de la croissance française était déjà inquiétant, « le diagnostic délivré hier l'est tout autant, sinon plus », souligne les Echos. Pour les économistes, la France subit sa faible compétitivité industrielle, comme l'illustre la dégringolade des exportations de 0,7 %, dans un environnement pourtant porteur. De fait, l'activité n'est plus tirée que par la consommation des ménages. « Mais ce soutien à la croissance s'effondre lentement », soupire les Echos. Dans ce contexte, le gouvernement s'est efforcé de faire partager son optimiste. Le dernier trimestre sera « bon, voire très bon », a d'ores et déjà prédit Thierry Breton, qui vise « 0,6 à 0,8 % de croissance ». Mais, « Les économistes ne sont malheureusement pas aussi optimistes », raille la Tribune. A tel point que « pour la première fois depuis 1995, la France va être cette année lanterne rouge de la croissance de la zone euro », regrette le Figaro Économie.

    Google puissance 500 !
    « Google n'arrête pas de grimper », constate une nouvelle fois la Tribune. L'action du célèbre moteur de recherche a passé hier la barre psychologique et symbolique des 500 dollars par titre sur le Nasdaq. Cela prouve que Google devient le principal rival de Microsoft, au point également d'éclipser Yahoo!, note le Financial Times. Le titre du groupe fondé en 1998 par Larry Page et Sergei Brin, a progressé de 23 % cette année. L'entreprise vaut désormais 154 milliards de dollars en Bourse, ce qui en fait la troisième valeur technologique derrière Microsoft et Cisco.

    A demain avec Didier !
    Bertrand Beauté

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