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21/11/2007; SEB, Supor, EDF, HP, Audi, Minerais...

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SEB peut finaliser son opération chinoise. L'action EDF électrisée. HP bétonne ses positions. Audi Brussels sur les bons rails. Les dépenses d'exploration dans les ressources minières explosent.


SEB peut finaliser son opération chinoise.Propriétaire depuis l'été dernier de 30% du capital du chinois Zhejiang Supor Cookware, le groupe français va pouvoir lancer une offre publique sur les titres détenus dans le public. Il a obtenu de la part des autorités chinoises (ministère du Commerce) une lettre de non-objection lui permettant de mener cette opération à bien, en dépit des protestations de divers concurrents locaux. La réussite complète de l'opération permettrait à SEB de monter à près de 53%. Le groupe de petit électroménager avait acquis en août un bloc de 25 millions d'actions pour environ 45 millions d'euros et souscrit à une augmentation de capital réservée pour 40 millions de titres (72 millions d'euros environ). L'offre publique portera sur un peu plus de 49 millions de titres. A un prix unitaire de 47 yuans, elle devrait coûter 211 millions d'euros. Le groupe d'Ecully va devoir dépenser plus que prévu, soulignent les Echos et la Tribune, quelques 328 millions d'euros pour devenir majoritaire chez le premier fabricant chinois d'autocuiseurs. Mais l'entreprise affirme que l'intérêt stratégique de cette participation justifie une prime qui représente un peu plus de 16% par rapport aux derniers cours.

L'action EDF électrisée.
Après l'annonce par l'électricien national d'un accord pour sécuriser ses approvisionnements en charbon britannique, le titre a gagné hier 2,56% en séance à 83,76 euros dans un marché en hausse de seulement 0,91%. L'action EDF a gagné plus de 50% depuis le début de l'année, dopée notamment par l'optimisme sur les exportations d'énergie nucléaire. Sa capitalisation boursière atteint plus de 152 milliards d'euros, rejoignant des groupes européens comme BP (le dépassant même en séance) et doublant largement le leader français Total (le pétrolier totalise 131 milliards d'euros). L'ensemble de la communauté financière avait pourtant émis des réserves lors de l'introduction en bourse il y a deux ans, estimant que l'opérateur avait été mis sur le marché à un prix trop élevé, rappelle les Echos. A 83,80 euros, le titre affiche aujourd'hui une progression de près de 162%. Même en achetant du charbon plus cher, le groupe énergétique tricolore dame le pion à ses concurrents électriciens, dont les marges sont affectées par des hausses des coûts de fabrication. EDF produit 80% de son électricité grâce au nucléaire et à l'hydraulique (90% pour les ventes en France) et ce modèle de production n'a pas échappé au investisseurs. Sa position dominante et la protection que lui confère le maintien des tarifs réglementés sur son marché domestique sont également des atouts non négligeables, poursuit le quotidien économique. Selon le Figaro, EDF serait aussi en négociation pour investir dans le nucléaire chinois. Dans ses pages saumon, il rappelle que le français a pour objectif de devenir co-investisseur avec l'électricien chinois CGNPC qui construira, détiendra et exploitera les deux centrales EPR livrées par Areva,  la Chine étant l'un des pays clé dans la relance de l'atome civil dans le monde.

HP bétonne ses positions.
Avec une part de marché de 19,6% sur les trois derniers mois, le  fabricant de matériel informatique  conforte sa place de numéro un mondial des PC pour le cinquième trimestre consécutif devant son grand rival Dell. Hewlett-Packard a devancé les attentes des analystes en annonçant hier que son bénéfice net avait bondi de plus de 28%, à 2,2 milliards de dollars au quatrième trimestre de son exercice (clos fin octobre), indique la Tribune. Sur l'ensemble de son année fiscale, le groupe de Palo Alto affiche des profits de 7,3 milliards de dollars pour un chiffre d'affaires qui dépasse 104 milliards, en progression de 14%. C'est la première entreprise du secteur des hautes technologies à franchir la barre des cent milliards de dollars, remarque les Echos. Deux ans et demi après son accession à la direction, Mark Hurd (un ancien de chez NCR) qui a succédé à la controversée Carly Fiorina, est en passe de réussir son pari. L'explosion des contenus numériques, l'engouement pour les ordinateurs portables, la bonne tenue du secteur de l'impression et des consommables et l'essor des marchés émergents, Brésil, Chine, Inde et Russie - ces derniers représentent 9% de l'activité - poussent les ventes. HP recueille également les fruits de son plan de restructuration qui devraient entraîner 3 milliards d'euros d'économie. Et qui coûtera sans doute leurs postes à plus de 14 000 salariés à travers le monde.

Audi Brussels sur les bons rails.
Un an après la restructuration de VW Forest, la nouvelle Audi A1 qui sera produite exclusivement à Bruxelles dès 2010 est présentée aujourd'hui aux travailleurs du site, annonce le quotidien belge L'Echo. Alfons Dintner, le nouveau responsable de l'usine se veut confiant dans l'avenir. Quatre mois après l'annonce de la restructuration, VW Forest devenait Audi Brussels, rappelle le quotidien qui a pu interviewer Alfons Dintner. L'usine tourne à un rythme de 450 véhicules par jour en deux équipes et son directeur table sur 78 000 Audi A3  pour l'année. « A partir de 2010, plus de 100 000 Audi A1 devraient sortir des chaines bruxelloises », affirme Dintner. La firme aux quatre anneaux a l'intention de faire grimper sa production de 1 à 1,5 million d'ici à 2015. « Bruxelles est très importante et l'Audi A1 est un élément important dans cet objectif de production annuelle de 1,5 million de véhicules », explique-t-il. Aux rumeurs de fermeture entretenues par la montée de Porsche au capital de VW, Dintner oppose « on ne tue pas une bonne vache à lait ». D'ici fin 2009, les coûts du travail devraient être réduits de 20%, grâce notamment à la rénovation en cours de l'usine. Pas moins de 30 millions d'euros ont déjà été injectés pour assurer la production de la berline A3, sept autres seront consacrés à la modernisation, et d'autres investissements structurels, non encore chiffrés, devraient suivre, confirme le quotidien.

Les dépenses d'exploration dans les ressources minières explosent.
10,5 milliards de dollars, c'est un nouveau record (+40% par rapport à 2006) établi en 2007 par les entreprises du secteur minier pour tenter de trouver des ressources supplémentaires. Cela représente plus du double des sommes dépensées en 1997 au plus fort du précédent cycle minier. Ces données sont avancées par l'organisme indépendant de recherche Metals Economics Group (MEG) basé à Halifax au Canada, et qui se réfère à plus de 1 800 entreprises du secteur dont les budgets sont analysés depuis le début des années 90. Les non-ferreux sont les métaux qui ont le plus profité du boom des dépenses d'exploration (36% environ), grâce à l'envol de leurs prix, analyse les Echos. L'or a attiré à lui seul 41% des capitaux, les diamants ont représenté 10% des investissements et les platinoïdes 3%. L'uranium naturel a pour la première fois été comptabilisé, il aurait mobilisé près de 1 milliard de dollars et ferait grimper le budget global à 11,4 milliards de dollars. En matière de répartition géographique, c'est l'Amérique latine qui a le plus attiré les explorateurs, avec près d'un quart des dépenses. Le canada conserve la deuxième place comme destination privilégiée avec 19% des investissements, tandis que le continent africain arrive en troisième position avec 16%. L'Australie est quatrième (12%), mais les recherches dans cet immense pays sont en forte croissance, +57% cette année, alors qu'il est au centre du processus de consolidation de l'industrie minière, avec l'âpre bataille entre les géants Rio Tinto et BHP Billiton. La recherche de nouveaux gisements a absorbé 39% du budget global, poursuit le quotidien, contre 20% pour la recherche de minerai nouveau dans des sites existants et 41% pour l'exploration de sites non-exploités, mais déjà connus.

Didier Ragu

A demain !
 

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