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L'Usine Aéro

2020, cap fatidique pour les PME de l’aéronautique

Olivier James , ,

Publié le

Malgré la bonne santé du secteur, la filière française de la sous-traitance aéronautique pourrait se trouver affaiblie vers 2020, d’après une étude du cabinet Xerfi. Les PME doivent anticiper cette échéance.

2020, cap fatidique pour les PME de l’aéronautique © Airbus S.A.S 2014 - P.Pigeyre

Déjà finies, les années glorieuses de l’aéronautique ? Grotesque pourrait-on penser au vu des carnets de commandes d’Airbus et de Boeing – 6874 appareils pour le premier, 5700 pour le second – et de la visibilité de leur calendrier de production. Mais pour les sous-traitants, la réalité est bien différente. C’est ce qui ressort d’une étude que vient de publier le cabinet Xerfi : "le risque d’un affaiblissement durable de la filière française de la sous-traitance aéronautique, tel que celui qu’a connu la sous-traitance automobile, n’est pas à négliger", peut-on lire en guise de conclusion.

Certes, la conjoncture est porteuse. Montées en cadence de l’A320neo et de l’A350 côté Airbus, augmentation de la production pour le 737 MAX et possible nouvel appareil situé entre le monocouloir et le long-courrier côté Boeing, et depuis peu, dynamique favorable avec le Rafale de Dassault. Mais Xerfi l’assure : "la hausse globale de la production des deux grands leaders de l’aviation commerciale, Airbus et Boeing, prendra fin en 2019-2020". Un plafond de production se profile alors même que des segments encore porteurs il y a peu, peinent à sortir de la morosité, tels que les avions d’affaires et les hélicoptères.

Place aux nouveaux champions

Pis encore, les conditions de marché se durcissent pour des sous-traitants pris dans un effet ciseau : pression commerciale accrue et généralisation du double voire du triple sourcing d’un côté, financements d’investissements lourds de l’autre pour rester dans la course. "Si les marges des sous-traitants français ont atteint en 2015 un plus haut niveau, la tendance est désormais à la baisse", souligne l’étude. Xerfi l’assure : le taux de marge brute des sous-traitants a reculé de près de 2 points entre 2013 et 2016.

Conclusion ? "Cette baisse des performances d’exploitation, et du résultat net dans son sillage, pourrait rendre rapidement insoutenable le maintien de l’effort d’investissement des sous-traitants, mettant en péril le mouvement actuel d’automatisation et de montée en gamme des acteurs". Les planches de salut pour les sous-traitants sont connues : délocalisation de certaines activités, consolidation de la filière et rapprochement avec les avionneurs montants (Bombardier, Embraer, Comac…).

"Plusieurs nouvelles ETI, au chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros, se sont ainsi récemment imposées dans le paysage français de la sous-traitance aéronautique, note Xerfi. C’est le cas de Figeac Aéro, de Lauak, de Nexteam ou encore de WeAre Group". Ces champions français, encore peu nombreux en comparaison au tissu industriel aéronautique allemand, portent en eux une partie de la solution.

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