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L'Usine Auto

2017, "meilleure année de l’histoire" du groupe Renault

Julie Thoin-Bousquié ,

Publié le

Le constructeur français Renault a battu des records de ventes, de chiffre d’affaires, de marge opérationnelle et de bénéfices au cours de l’année passée.

2017, meilleure année de l’histoire du groupe Renault
Renault a publié vendredi des résultats records pour 2017.
© Francois Lenoir

Le groupe Renault va bien. Historiquement bien, même. En 2017, le constructeur au Losange a "battu un nouveau record en termes de ventes, de chiffre d'affaires, de marge opérationnelle et de résultat net", a annoncé son PDG Carlos Ghosn à la présentation des résultats financiers, vendredi 16 février. Porté par des ventes en hausse de 8,5% à 3,76 millions d’unités, le chiffre d’affaires du groupe a failli crever le plafond des 60 milliards d’euros, grâce à une progression de 14,7% à 58,77 milliards d’euros. Sa marge opérationnelle s’est établie à 6,6% du chiffre d’affaires, soit 3,85 milliards d’euros. Celle de l’activité purement automobile (hors Avtovaz et activité de financement) est un peu plus basse, à 5,1%, mais témoigne de la bonne rentabilité de Renault.

En 2017, le groupe a réussi à augmenter ses ventes dans les régions où il est implanté, grâce notamment à l’adaptation de son offre à la demande locale. "Nous avons adapté la Kwid pour convenir aux attentes du marché brésilien et argentin, Captur pour l’Inde et l’Amérique Latine, et enfin Alaskan pour l’Europe", en veut pour preuve Carlos Ghosn. Le PDG de Renault a également évoqué "l’excellent démarrage" du nouveau Dacia Duster. Et de se féliciter des ventes de ZOE qui, si elles pèsent encore peu dans le total des ventes (90 000 unités écoulées cumulées), permettent à Renault de s’installer solidement sur le marché de l’électrique. "La ZOE est la voiture électrique la plus vendue en Europe. Elle dispose toujours de la meilleure autonomie du marché au regard de son prix, malgré la concurrence croissante", a insisté Carlos Ghosn.

En Russie, où la demande automobile repart, la marque Lada a écoulé 336 000 unités en 2017, une progression de presque 17%. Il s’agit là de la "plus haute performance de la marque au cours de ces six dernières années", s’est félicité le PDG de Renault. Le constructeur russe Avtovaz a au total contribué à la marge du groupe à hauteur de 55 millions d’euros, une "grande surprise", puisque cette contribution intervient avec une année d’avance sur les prévisions.

"Croissance modérée" en 2018

A côté de la croissance des volumes, Renault profite de la fabrication de véhicules pour ses partenaires. Cette activité a permis au groupe d’enregistrer en 2017 un gain supplémentaire de 1,29 milliard d’euros par rapport à l’année précédente. Exemple emblématique : la production de la Nissan Micra dans l’usine française Renault de Flins (Yvelines). Lancée en février 2017, l’initiative constitue la première application industrielle en France de l’Alliance entre Renault et Nissan. Un partenaire japonais qui a largement contribué au bénéfice net du groupe français. Celui-ci a cru de 47,1% à 5,21 milliards d’euros en 2017. La participation dans Nissan y a largement contribué, à hauteur de 2,79 milliards d’euros. Des gains boostés par la réforme fiscale aux Etats-Unis et la cession de la participation dans l’équipementier Calsonic Kansei à la fin 2016.

Malgré ces excellents résultats, Carlos Ghosn s’est voulu prudent pour l’année à venir. "2018 sera une année de croissance modérée pour le groupe", a-t-il prévenu vendredi 16 février. Renault vise pour cette année un chiffre d’affaires en croissance "à taux de change et périmètre constants" et une marge opérationnelle toujours supérieure à 6%. Parmi les sources d’incertitudes, le PDG du constructeur s’inquiète de l’impact du nouveau cycle de mesure des émissions WLTP en Europe, obligatoire à partir de septembre 2018. "Nous attendons de voir quelle sera l’acceptation des nouveaux prix par les clients, puisque nous sommes obligés de mettre en place des technologies beaucoup plus chères", a lancé Carlos Ghosn. Avec ce nouveau protocole, les autorités espèrent fixer des valeurs de consommation plus proches de la réalité que ne le permettait le NEDC, désavoué après le scandale des moteurs diesel truqués de Volkswagen.

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