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L'Usine de l'Energie

2013, année nucléaire pour EDF

Ludovic Dupin , , , ,

Publié le

Augmenter la production nucléaire en France, construire de nouveaux réacteurs au Royaume-Uni et en Chine... EDF va avoir les yeux rivés sur l’atome en 2013.

2013, année nucléaire pour EDF © C.C. - Wikimedia Commons - Steve F

En 2013, EDF aura fort à faire en matière de nucléaire. C’est du moins le sentiment qui ressort de la présentation des résultats du groupe par son PDG, Henri Proglio, ce jeudi 14 février. L’électricien historique annonce une production nucléaire en baisse de 16 térawattheures (TWh). Elle est passée de 421 TWh en 2011 à 405 TWh en 2012. Ce recul est lié à des arrêts programmés plus longs que prévu, en particulier sur les réacteurs de 1450 MW. Paradoxalement, les arrêts fortuits sont à un niveau historiquement faible. Une conséquence positive, selon la direction d’EDF, du programme de remplacement des gros équipements. La diminution de la production nucléaire a été compensée en 2012 par un retour à la normale de la production hydraulique, après une année 2011 très faible. La production hydraulique a crû de 28,7% à 7,7 TWh.

En 2013, EDF souhaite faire croître sa production nucléaire à un niveau compris entre 410 et 415 TWh. Un objectif ambitieux alors qu’en 2013, EDF sera soumis à 7 arrêts de longue durée pour des visites décennales, contre 6 en 2012. "La baisse de production est venue du glissement des arrêts programmés. C’est un problème d’organisation. Il nous faut une meilleure maîtrise des chantiers", déclare Henri Proglio.

Objectifs Royaume-Uni et Chine

EDF vise bien au-delà de son marché domestique. Le Royaume-Uni est "un enjeu industriel et financier majeur", selon le PDG. EDF, qui y est déjà un grand producteur d’électricité, veut construire deux réacteurs de type EPR au Royaume-Uni. Le groupe discute avec le gouvernement britannique des conditions de rachat de l’électricité. "Nous n’irons pas sans garantie formelle de rentabilité de nos investissements", explique Henri Proglio. Les négociations devraient aboutir à la fin du premier trimestre. A partir de là, EDF se mettra en quête de partenaires industriels et financiers.

Autre frontière, celle de la Chine. EDF y participe à la construction de deux EPR à Taischan. Ils entreront en service en 2014 et 2015. Le groupe espère construire sur le même site deux autres unités. Mais l’enquête lancée par l’Inspection générale des finances (IGF) sur les relations du nucléaire français avec la Chine, a tendu les relations avec le pays. Henri Proglio regrette l’émergence de ces polémiques "inutiles" et précise : "Je ne pense pas avoir trahi les intérêts de la nation française."

6000 recrutements en 2013

Ces objectifs sont la clé du maintien des bons résultats qu’enregistre l’entreprise depuis quelques années. En 2012, le groupe affiche un chiffre d’affaires de 72,8 milliards d’euros (+11,4 %). Le résultat net est, quant à lui, de 4,2 milliards d’euros, soit une progression de 16,9 %. EDF lance par ailleurs un plan d’économies d’un milliard d’euros afin de participer au désendettement du groupe. Baptisé Spark, ce plan n’affectera pas les recrutements, estimés à 6 000 pour l’année à venir dont 2 000 créations de poste.

Ludovic Dupin

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2 commentaires

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15/02/2013 - 17h09 -

C'est plutôt l'année du "nucléaire ou non" d'EDF... Car les ratages s'accumulent et Areva se porte très mal, même d'un point de vue purement business. Quand au nucléaire, il n'a jamais plu: il n'a toujours existé que par l'Omerta autour de ses risques et de "l'insoutenable facture pour l'Humanité à venir", constituée par la transmission de ses déchets. Si l'humanité n'était plus là dans 10 0000 ans, il ne resterait d'elle que ces déchets-là ! Pas de quoi être fier. Heureusement, le CEA travaille sur d'autres idées...
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14/02/2013 - 15h21 -

2013, année du crash nucléaire pour EDF... et Areva ? Facile de deviner que les supposés EPR à construire en Chine et en Grande-Bretagne vont s'évanouir, la disponibilité des centrale française va encore décliner, les factures vont arriver... La "victoire" des pronucléaire, ce sera de laisser à nos enfants des déchets, des centrales à démanteler, et des factures incommensurables...
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