Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Quotidien des Usines

200 suppressions de poste chez Ecomouv’ : les salariés dénoncent un coup de poker

, , , ,

Publié le

La direction d'Ecomouv' a annoncé mardi 9 décembre la suppression de l’ensemble de son effectif, soit quelque 200 salariés dont 157 sont basés à Metz (Moselle). La direction présente sa décision comme la conséquence inéluctable de la résiliation du contrat de collecte de l’Ecotaxe. Les salariés s’estiment pour leur part pris en otage dans le litige qui risque fort d’opposer l’entreprise et l’Etat.

200 suppressions de poste chez Ecomouv’ : les salariés dénoncent un coup de poker © ecoumouv - capture vidéo YouTube

Les salariés d’Ecomouv' s’attendaient certes à un plan social, mais son annonce, qui intervient avant la fin du préavis qui lie l’Etat et l’entreprise jusqu’au 30 décembre, leur apparaît comme un coup de poker dont ils feraient les frais. "Ecomouv' a clairement choisi de faire monter la pression pour que l’Etat s’acquitte des indemnités de rupture", estime Jacques Stirn, secrétaire général adjoint de la CDFT culture et communication de Lorraine.

Priorité donnée au reclassement des salariés

Le syndicaliste assure s’en tenir aux promesses de François Hollande, qui a reçu les représentants des salariés lors de sa visite en Lorraine le 24 novembre pour leur assurer que l’Etat accompagnerait le reclassement. Les syndicats anticipent depuis octobre dernier la cessation d’activité en partenariat avec le conseil régional de Lorraine, la préfecture de région et les ministères de l’Environnement et du Travail.

La direction départementale du travail a d’ores et déjà débloqué une enveloppe pour lancer au plus vite les bilans de compétences individuelles qui doivent faciliter le reclassement d’un personnel souvent hautement qualifié. Les syndicats et les ministères de l’Ecologie et du Budget planchent sur plusieurs pistes, dont celle de la création d’une plateforme européenne de renseignement sur les directives communautaires.

Reste à obtenir l’assurance que les salariés bénéficieront de la garantie de salaire d’un an qui sécuriserait leur reconversion. Si les discussions entre l’Etat et Ecomouv’ s’achevaient par un contentieux juridique, les salariés subiraient plan social a minima.

Pascale Braun

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services.
En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

En savoir plus