200 emplois concernés en France par la cession par Sanofi de ses génériques

Le laboratoire français a annoncé vendredi 28 octobre la cession de son activité générique en Europe d'ici un ou deux ans. La CFE-CGC Chimie Méditerranée estime que 200 emplois seront concernés en France, dans la distribution et la promotion.

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200 emplois concernés en France par la cession par Sanofi de ses génériques

L’annonce par Sanofi de la cession de ses génériques en Europe d'ici un ou deux ans inquiète les syndicats. "On craint pour l’emploi sur les sites de production en République tchèque et en Roumanie, a réagi auprès de L’Usine Nouvelle, lundi 31 octobre, Christophe Roque, président du syndicat CFE-CGC Chimie Méditerranée. En France, on s’attend aussi à un impact sur les activités de distribution et dans la branche commerciale. Cela pourrait représenter une baisse de 5 à 6 % de l’activité et toucher 200 emplois." Commercialisés sous la marque Zentiva, les génériques de Sanofi emploient 3 000 personnes en Europe et sont essentiellement produits sur deux sites, à Prague et Bucarest.

Lors de la présentation de ses résultats trimestriels, vendredi 28 octobre, le groupe français a annoncé la cession de son activité génériques en Europe. Celle-ci a pourtant généré un chiffre d'affaires de 800 millions d'euros en 2015, en croissance de 4,7%. "L’activité de génériques en Europe est solide et rentable, a justifié le directeur général de Sanofi, Olivier Brandicourt, dans une note interne. Toutefois, pour continuer à croître sur le long terme, nous devrions étendre notre présence dans des segments tels que les génériques complexes, où nous ne sommes pas bien positionnés. C’est pour cette raison que nous avons pris la décision de céder notre activité de génériques en Europe à un acheteur potentiel qui la fera évoluer sur le long terme."

5 000 emplois supprimés en France depuis 2009

La CFE-CGC Chimie Méditerranée dénonce elle "une stratégie purement financière". "Depuis 2009, on voit s'égrener les bijoux de famille de Sanofi", fustige Christophe Roque, rappelant que le laboratoire français a déjà cédé plusieurs de ses plateformes scientifiques ou pôles de R&D dans l'Hexagone. "5 000 emplois ont été supprimés en France depuis 2009", rappelle le syndicaliste.

Le groupe réorganise actuellement son portefeuille. Il s’apprête notamment à scinder son pôle chimie en deux entités. L'une produirait pour le groupe et l'autre pour des clients externes, ce qui fait craindre aux syndicats une cession partielle. Sanofi doit également échanger sa filiale santé animale (Merial) contre le pôle médicaments sans ordonnance de l'allemand Boehringer Ingelheim. Après avoir vu lui échapper Medivation, finalement acquis par l’américain Pfizer, Sanofi pourrait bien se lancer dans une nouvelle opération. "Ils préparent certainement un rachat important, sûrement en oncologie où le laboratoire est mal positionné", prédit Christophe Roque.

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