20/11/06 : CSN, Corus, Tata, Air France, Airbus, HP...

  • CSN vient troubler le mariage entre Corus et Tata.
  • Air France se lance dans le « low cost ».
  • Airbus ne perce pas au Japon.
  • Bénéfices records pour HP.
  • Les Français prêts à des réformes ?
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    CSN vient troubler le mariage entre Corus et Tata.
    « Est-ce que quelqu'un s'oppose au mariage ? » Alors que tout semblait réglé pour une fusion entre l'indien Tata et l'anglo-néerlandais Corus, le brésilien Companhia Siderurgica Nacional (CSN) est venu troubler la fête. Sous réserve d'un audit détaillé, le troisième sidérurgiste brésilien offre 7,8 milliards d'euros pour acquérir Corus, soit 4,4 % de plus que Tata Steel, qui avait offert 7,5 milliards d'euros pour reprendre l'aciériste. Face à cette surenchère, Tata est prêt à la bataille, affirme le Financial Times. Selon le quotidien saumon, il existe une spéculation sur une éventuelle offre de Tata sur CSN, après l'intégration de Corus. « Rio de Janeiro contre Mumbai, résume les Echos, c'est tout le symbole de la montée en puissance irrésistible des pays émergents face à la vieille Europe et à l'Amérique du Nord. » « L'assaut est d'autant plus spectaculaire, poursuit la Tribune, que les deux acheteurs, 49e (CSN) et 56e (Tata) aciéristes mondiaux, produisent trois fois moins que leur proie. » Mais ils sont trois à quatre fois plus rentables...

    Air France se lance dans le « low cost ».
    « Après Lufthansa et Iberia, Air France s'apprête à son tour à se doter d'une filiale à bas coûts », rapporte les Echos. Le groupe devrait entériner cette décision lors de son prochain conseil d'administration, mercredi prochain, en vue d'un décollage l'été prochain. Objectif : répondre à la poussée du phénomène low cost. La nouvelle compagnie - nom de code « Air France Soleil » - serait une filiale commune d'Air France (à 60 %) et de Transavia.com, la compagnie à bas coûts de KLM. Pour ne pas cannibaliser ses propres clients, « Air France Soleil » desservira - dans un premier temps - des destinations non desservies par Air France en Espagne, au Maroc ou en Tunisie, au départ d'Orly Sud. Le groupe répondrait ainsi à la concurrence de Ryanair et EasyJet, ainsi que des nouvelles compagnies comme la marocaine Atlas Blue et l'espagnole Chickair. Mais l'arrivée du mastodonte Air France dans ce marché pourrait également menacer des compagnies françaises comme XL Airways ou Air Méditerranée, voire conduire à un effondrement de la concurrence. « D'autant, conclut la Tribune, que le secteur en France est au plus mal depuis cinq ans avec une faillite par an. »

    Airbus ne perce pas au Japon.
    Hier matin, pour la première fois, un A380 s'est posé au Japon, dans le cadre de sa campagne mondiale de tests obligatoires, un pays où l'américain Boeing est roi. Pour Libération, « l'A380 à Narita pour vingt-quatre petites heures est un symbole fort, tant le Japon est imperméable aux ambitions d'Airbus ». La part de marché de la compagnie européenne au pays du soleil levant est ridicule : 4 % contre 95 pour Boeing. Les deux grandes compagnies aériennes locales Japan Airlines (JAL) et All Nippon Airways (ANA) boudent - pour l'instant - le très gros porteur d'Airbus. Néanmoins, elles pourraient changer d'avis, « à condition que les premiers passagers confirment que, comme le dit Airbus, l'avion est le plus confortable du monde pour le voyageur », estime Libération. En attendant, pour compenser le manque à gagner des retards de l'A380 et de l'A350, Airbus va augmenter sa production d'A320, affirme le Wall Street Journal. De 30, le nombre d'A320 produit par mois va passer à 36 en décembre 2008.

    Bénéfices records pour HP.
    « HP termine son exercice fiscal 2006 en trombe », s'exclame les Echos. Le groupe américain a réalisé un chiffre d'affaires de 24,6 milliards d'euros au quatrième trimestre en hausse de 7 % par rapport à l'an dernier. Sur la période, le groupe a même multiplié ses bénéfices par quatre, avec un résultat net de 1,7 milliard de dollars. « Certes, HP tire profit d'un effet de comparaison favorable », tempère les Echos, le quatrième trimestre 2005 ayant été amputé par une provision de plus d'un milliard de dollars liée à un plan de suppression de poste. Mais, « après avoir damé le pion à Dell à la tête du marché mondial des PC le mois dernier, Mark Hurd, P-DG de Hewlett-Packard, peut exulter », estime la Tribune. Le groupe informatique tire profit de son plan de réduction drastique de ses coûts et d'un retour de la croissance. Rendez-vous désormais en 2008, pour le bilan définitif de son « plan stratégique à trois ans ».

    Les Français prêts à des réformes ?
    Alors que la Tribune étrenne aujourd'hui sa nouvelle formule, le quotidien affirme en une : « Contre le déclin, les Français prêts à des réformes. » Selon le sondage exclusif réalisé par Ipsos pour le quotidien, à six mois de la présidentielle, la France apparaît inquiète, voire dépressive. 54 % des Français pensent que leur pays décline ! Mais, « bonne nouvelle, écrit le quotidien, les Français ne veulent pas en rester là : une majorité se dégage pour accepter des changements profonds ». 48 % se disent prêts à une rupture alors que 46 % préfèrent de simples aménagements. Au vu de ce sondage et alors que les adhérents du PS ont renvoyé les Eléphants au placard, l'éditorialiste de la Tribune titre : « Oser le changement. » Un titre volontaire... en référence à la nouvelle formule de son journal.

    A demain !
    Bertrand Beauté


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