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L'Usine de l'Energie

1928 - 2014 : l'histoire d'Alstom, de General Electric à General Electric ?

Elodie Vallerey , , , ,

Publié le , mis à jour le 25/04/2014 À 13H59

Alors que les spéculations sur un rachat d’Alstom par l’américain General Electric vont bon train, L’Usine Nouvelle vous propose de revenir sur les grandes dates qui ont façonné l’histoire financière de ce fleuron industriel français.

1928 - 2014 : l'histoire d'Alstom, de General Electric à General Electric ? © Eric Ferreberg - AFP

Sommaire du dossier

Selon des informations publiées par l'agence Bloomberg le 24 avril, le conglomérat américain General Electric serait en discussions pour racheter le groupe industriel français Alstom.

Si l’information n’a pas été confirmée par les deux parties, de nombreux éléments permettent de juger plausible ce scénario. Car l’histoire du groupe Alstom est émaillée de fusions, acquisitions et rachats... jamais très éloignés de son concurrent américain.

Une entreprise née de la cuisse de General Electric

1928 : la société Alsthom (à l’époque, avec un "h") naît de la fusion entre l'entreprise Thomson-Houston et une partie de la Société alsacienne de constructions mécaniques (SACM). Depuis 1893, Thomson-Houston (Compagnie française pour l'exploitation des procédés Thomson-Houston, ou CFTH) est la filiale française du groupe américain General Electric.

1969 : après la création de trois filiales communes avec Alsthom en 1965, la Compagnie Générale d'Électricité (qui deviendra ensuite Alcatel) en devient actionnaire majoritaire.

1982 : le gouvernement socialiste de Pierre Mauroy vote la loi de nationalisation le 13 février. La Compagnie Générale d'Électricité (CGE) devient publique, Alsthom aussi.

1989 : Alsthom fusionne avec la branche GEC Power Systems du groupe britannique General Electric Company (aucun lien avec le groupe américain General Electric qui pourrait racheter Alstom aujourd’hui). La CGE se renomme Alcatel Alsthom.

1998 : les deux entités GEC et Alcatel Alsthom décident de vendre en bourse 52% du capital de GEC Alsthom, et en conservent chacune 24%. Après 80 ans d’existence, le 22 juin 1998, les actions Alstom sont vendues simultanément à Paris, Londres et New York. La nouvelle société devient indépendante et prend le nom officiel d’Alstom. L’Etat français garde une part de son capital. Alcatel Alsthom devient de son côté Alcatel.

1999 : Alstom vend à l’américain General Electric son activité de turbines à gaz.

un "sauvetage" par sarkozy avant une prise de contrôle par bouygues

2004 : le groupe Alstom est exsangue. Le ministre de l'Economie Nicolas Sarkozy prend alors la décision de renflouer ce fleuron de l’industrie française par le biais d’une recapitalisation de 2,2 milliards d'euros. Selon les conditions imposées par la Commission européenne lors de ce "sauvetage", l’Etat devra sortir complètement du capital d’Alstom dans les quatre ans. L'énergéticien français Areva rachète alors la division transmission & distribution (T&D) d'Alstom pour quelques 900 millions d'euros (dont elle lui revendra ensuite une grande partie en 2010).

2006 : le groupe Bouygues rachète à l’Etat français sa part de 21,03% dans Alstom. Il en devient actionnaire majoritaire. Au premier semestre 2013/2014, la part de Bouygues dans Alstom s’élève à 29,4%.

2014 : selon Bloomberg, le conglomérat industriel américain General Electric serait en passe de racheter Alstom pour environ 13 milliards de dollars (9,4 milliards d'euros). Le groupe aurait entamé des discussions avec Alstom et le gouvernement français, et aurait obtenu l'accord de principe de l'actionnaire majoritaire Bouygues.

Elodie Vallerey

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1 commentaire

Nom profil

21/10/2016 - 01h54 -

Un peu de précision dans la grande débâcle de l'industrie française. Le groupe CGE a disparu corps et bien. Certaines filiales ont survécu en autonomie, dont Alcatel, Saft et d'autres avec des fortunes diverses, elles restent aujourd'hui des groupes industriels de seconde importance. Seule une partie d'Alstom, la plus rentable est vendue aux américains. Inquiétante perspective !
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