19 centrales françaises suspectées de défaillances ?

[ACTUALISE] - Selon les informations du site du Figaro le 1er octobre, le commissaire européen à l’Energie Günther Oettinger, ne prévoit pas de fermeture de centrales en France malgré tout. Il doit présenter son rapport et ses recommandations à ses collègues de la commission le 3 octobre.

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19 centrales françaises suspectées de défaillances ?

Le site internet et l'AFP qui a eu copie du rapport précisent en effet que le document que le commissaire doit présenter met en avant le fait que des contrôles ont démontré que des défaillances de sécurité étaient perceptibles sur 19 centrales françaises. Sur les 11 points identifiés comme des défaillances ou des manques, la totalité des 19 centrales françaises sont en défaut sur cinq à sept points, essentiellement la protection des équipements de secours à utiliser en cas de séisme ou d'inondation.

Le rapport cité par la presse serait un document de travail dont tous les éléments ne seront pas nécessairement dans le rapport final, a-t-on toutefois indiqué de source communautaire. Le Groupe des régulateurs européens dans le domaine de la sûreté nucléaire (ENSREG), qui a mené les tests, a préparé "un plan d'action pour renforcer la solidité des centrales".

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Le commissaire européen espère que Bruxelles sera en mesure de soumettre le rapport et ses recommandations à l’ensemble des dirigeants de l’Union dès les 18 et 19 octobre à Bruxelles lors d’un sommet. Le commissaire doit d'abord présenter ses recommandations aux autres membres de la Commission le 3 octobre, avant de les révéler à la presse le 4.

Rien de nouveau

Mais selon le site, il ne table pas sur la fermeture d’un site en France. Mais pour Greenpeace l’association écologique, "ce rapport vient confirmer que le nucléaire français n'est pas plus sûr que les autres, bien au contraire". Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de l'ONG, estime que "ces résultats démontrent une nouvelle fois qu'il va falloir aller bien au-delà de la fermeture de Fessenheim. Le débat sur l'énergie qui arrive doit être l'occasion de discuter et d'acter une véritable sortie du nucléaire en France".

Selon la ministre de l'Energie, Delphine Batho, le rapport ne révèle rien de nouveau dans le dossier français. "La France sera bien entendu attentive à la communication de la Commission européenne lorsque celle-ci sera officielle, a déclaré la ministre lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. Mais cette communication n'apporte aucun élément technique nouveau par rapport à l'ensemble des conclusions des stress tests qui ont déjà été rendus publics"

Remise à niveau plus importante

Plus globalement, l'Union européenne devrait recommander qu'une importante remise à niveau soit faite dans les centrales européennes en termes de sécurité. Les investissements nécessaires sont évalués entre 11 et 25 milliards d'euros dans le rapport dont l'AFP a obtenu copie.

Le document recense des problèmes d'incidence variable identifiés par les autorités de sûreté nationales lors de tests de résistance à une catastrophe naturelle ou humaine, comme un accident d'avion, privant la centrale et ses réacteurs de tout approvisionnement en électricité.

Selon les premières conclusions révélées par l'AFP, toutes les centrales nucléaires de l'UE montrent des défaillances.

Un marché trop fermé

Le commissaire a par ailleurs rencontré le 1er octobre la ministre de l’Energie Delphine Batho pour la première fois. Il en a profité pour signaler que certains marchés nationaux de l’énergie dont la France sont trop fermés. "Nous espérons que la France sera aussi ouverte que d'autres, a-t-il déclaré à des journalistes. Nous déplorons qu’en France 99% des capacités de production sont détenues par EDF, GDF Suez et, pour une part marginale, l'allemand E.ON".

Si le bras de fer entre Bruxelles et Paris autour de l'ouverture du marché de l'énergie n'est pas nouveau, Günther Oettinger attend dans "les deux trois mois", une avancée de la France sur l'ouverture à la concurrence de l'hydroélectricité.

Le commissaire européen s'est en revanche montré ravi de la "transition énergétique" proposée par François Hollande.

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