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19/12/2007; Cegetel, SFR, Vivendi, BCE, Continental, ArcelorMittal

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Publié le

Le titre Cegetel suspendu à Paris. La BCE veut enrayer la crise financière. Les 35 heures en échec chez Continental. ArcelorMittal va sécuriser ses ressources. La Cour européenne entérine le dumping social.

Le titre Cegetel suspendu à Paris.
La concentration dans les télécoms s'accélère et l'opérateur historique pourrait voir arriver un concurrent de poids. L'opération révélée hier dans le Figaro pourrait être plus rapide que prévue. Le groupe Vivendi, propriétaire de SFR a reconnu l'existence de discussions avec Louis Dreyfus, l'homme d'affaires qui possède 29,5% de Neuf Cegetel. Les deux principaux actionnaires de l'opérateur de télécommunications, SFR en détient 40,5%, ont demandé hier la suspension de la cotation à la bourse de Paris. Ils auraient présenté au ministère des Finances un dossier sur les principaux aspects concurrentiels et fiscaux. Les deux étaient également liés par un pacte d'actionnaires, SFR possédant un droit de préemption sur la participation de Louis Dreyfus. Si la montée dans le capital de Neuf Cegetel se réalise, SFR détiendra 70% de ce dernier et sera obligé de lancer une OPA sur le reste des titres. Ce sera une sorte de retour du fils prodigue, puisque Cegetel était une filiale de Vivendi, que cette dernière avait cédée à Neuf télécom à l'été 2005. SFR deviendra un acteur majeur de la convergence entre la téléphonie et le fixe et sera en mesure de concurrencer France Télécom, estiment la Tribune et les Echos. Cette montée en puissance pose également le problème de l'avenir de Free (détenu par Iliad) marginalisé par sa position uniquement sur le fixe. Le coût de l'ensemble de l'opération pourrait s'élever à près de 5 milliards d'euros pour SFR et à 2,8 milliards pour Vivendi.

La BCE veut enrayer la crise financière.
Les banques centrales préfèrent user du levier des liquidités plutôt que de celui des taux d'intérêts, analyse les Echos. La BCE est intervenue massivement pour tenter de mettre un terme à la crise financière qui empoisonne les marchés depuis la crise des « subprime » aux Etats-Unis. Près de 350 milliards d'euros ont été alloués aux banques. Une somme colossale, remarque la Tribune, qui répond de façon quasi illimitée aux besoins de financement. Les établissement touchés par la crise pourront se refinancer à un taux plancher inférieur à celui du marché, pour un montant illimité sur une période de deux semaines. La BCE a hier satisfait toutes les demandes de refinancement des banques commerciales à un taux de 4,21%. La BCE avait déjà procédé à une opération similaire, bien que de moins grande ampleur (environ 95 milliards), au mois d'août dernier au plus fort de la crise financière. Le renchérissement trop important des crédits à la consommation et aux entreprises, dommageable pour la croissance économique, devrait pouvoir être évité. Les taux interbancaires à deux semaines et à trois mois se sont repliés, enregistrant une forte détente. Pour autant, dans un entretien aux Echos, Daniel Bouton, patron de la Société Générale et à la tête de la Fédération bancaire française, estime qu'il n'y a pour l'instant peu de risque de contagion de la crise des crédits hypothécaires américains au reste de l'économie.

Les 35 heures en échec chez Continental.
Travailler plus ou perdre son emploi, c'est en substance le marché proposé aux salariés de Continental de Sarreguemines. Le référendum organisé depuis dimanche dans l'usine mosellane du manufacturier allemand a tourné en faveur du projet de retour aux 40 heures, indique les Echos. La participation des salariés a été de 89% parmi les 1 300 inscrits et le oui l'a emporté à 75%. Il est même monté à 96% parmi les cadres et les agents de maîtrise. L'intersyndicale reconnait que les pressions de l'entreprise, envois de courriers personnalisés au domicile des salariés, propos sur le gel éventuel des investissements sur le site, posant la question de son existence même, ont pesé sur le vote. Selon la direction, l'enjeu est de réaliser des économies de 2 millions d'euros sur la masse salariale et d'augmenter la production de 200 000 unités par an, alors qu'elle plafonne actuellement à 10 millions. Cette augmentation de la productivité pourrait s'accompagner en contrepartie d'augmentations de salaires pouvant aller jusqu'à 6%, affirme la Tribune. Sarreguemines est le dernier site du pneumaticien d'outre-Rhin, avec l'autre usine française de Clairoix dans l'Oise, à ne pas être revenu aux 40 heures, alors qu'en Allemagne c'est effectif depuis 2006.  Ce vote, remarquent vos quotidiens, pourrait avoir une valeur de test pour le gouvernement qui pourrait être tenté de vider de sa substance la loi sur les 35 heures.

ArcelorMittal va sécuriser ses ressources.
Alors que le leader mondial de l'acier a officialisé hier l'accord qui doit déboucher sur son implantation en Russie, avec l'ouverture d'un complexe au nord de Moscou, Malay responsable de la stratégie minière, s'exprime dans une interview aux Echos. Le troisième homme fort du sidérurgiste, membre de la direction générale, estime que « dans dix ans, le groupe devra produire lui-même 90% de son minerai de fer ». Contrairement à la stratégie de spécialisation sur l'acier qui s'est développée depuis quelques décennies chez les grands aciéristes, ArcelorMittal veut revenir à une forte intégration verticale pour sécuriser les ressources dont il ne peut pas se passer. Le but est également de contrôler les coûts et de réduire la volatilité de l'activité. Le groupe n'envisage pas pour autant de participer à la consolidation minière et aux rachats d'entreprises du secteur. Mais il tentera au maximum de faire correspondre à chaque usine de production d'acier, une source de matière première propre à ses besoins. Actuellement ArcelorMittal n'est autosuffisant en minerai de fer qu'à 47% et a pour objectif de monter à 75% dès 2012. Le transport maritime et la production d'énergie, électricité, charbon voire nucléaire, fait également partie intégrante de cette stratégie, poursuit M. Mukherjee, de même que certains métiers aval comme la fabrication de tubes. Mais il est resté discret sur son intérêt pour des entreprises telles qu'Eramet ou Vallourec.

La Cour européenne entérine le dumping social.
Le spectre du plombier polonais refait surface, rapporte le Figaro. Les magistrats de Luxembourg ont donné raison à une entreprise lettone qui versait en Suède des salaires inférieurs aux conventions locales. L'arrêt ébranle le modèle social suédois et le mouvement syndical européen, où les partenaires sociaux ont la responsabilité de la fixation des salaires. L'affaire remonte à la mi 2004 où l'entreprise de BTP basée à Riga avait tenté de négocier les salaires de ses collaborateurs avec les syndicats locaux, mais avait été contrainte après une grève déclenchée par les représentants des salariés de plier bagage. La filiale du groupe letton avait finalement fait faillite et ce dernier avait demandé réparation du préjudice devant la Cour européenne de justice. Certains politiques européens estiment que l'Europe s'est « tiré une balle dans le pied ». Cette jurisprudence si elle se confirme, pourrait inciter certains employeurs peu scrupuleux à proposer des salaires à la baisse pour remporter des marchés.

Didier Ragu

A demain !
 

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