19/10/2007 : Régime spéciaux, papetiers, PetroChina, fret, Wall Street....

  • Régime spéciaux : une grève historique
  • Temps difficiles pour les papetiers européens
  • PetroChina le géant chinois de l'énergie
  • Bruxelles se frotte au fret
  • Vingtième anniversaire du lundi noir de Wall Street
  • Renault : Un rapport

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Régime spéciaux : une grève historique
« L'exceptionnelle mobilisation », titre les Echos. Hier, les grèves contre la réforme des régimes spéciaux ont réuni prés de 73,5 % des personnels de la SNCF et 58 % de ceux de la SNCF. « Un score rarement atteint », reconnaît la Tribune. Selon les syndicats, il faut remonter à une grève de 1953, déjà sur les retraites pour retrouver une telle participation. Ce matin, les perturbations dans les transports se poursuivaient encore, suite à la reconduction du mouvement par plusieurs organisations Sud-Rail, FO, et Unsa. La CGT adepte de la grève sèche d'une journée n'a en revanche pas modifié sa stratégie. Reste une question : « Quelle sera la suite des événements ? » s'interroge la Tribune. La mobilisation a « conduit le gouvernement à rediscuter », affirme de son côté les Echos, tout en considérant comme intangible l'allongement du temps de cotisation. Xavier Bertrand s'est engagé à revoir les syndicats dés la semaine prochaine. « A très court terme, les syndicats sortent naturellement la tête haute de ce succès sur le terrain », prévient les Echos dans son éditorial. Cependant la réussite dépendra de « la suite des évènements ». Et notamment de la décision éventuelle d'une nouvelle journée de grève qui sera arrêté lundi prochain.

Temps difficiles pour les papetiers européens
Rien ne va plus pour les papetiers en Europe, annonce les Echos, citant les avertissements sur les bénéfices du finno-suédois Stora Enso et du norvégien Norske Skog, à la suite du finlandais UPM. En cause, expliquent Stora Enso, la chute du dollar et la hausse du bois et des fibres recyclées. Selon l'Institut finlandais des ressources forestières, le prix du bois a bondi de 25% depuis le début de l'année suite aux mauvaises récoltes et aux taxes sur les importations russes. La revalorisation de l'euro vis-à-vis du dollar a encore des effets plus dévastateurs avec des exportations qui représentent entre 20 et 25% de leur production. Pire, le Canada se met à exporter du papier journal vers l'Europe, augmentant la pression sur les prix et accroissant la surcapacité de l'industrie. Ainsi les analystes de la Deutsche Bank, cités par les Echos, qui tablaient sur une hausse de 10% des papiers d'édition prévoit maintenant la stabilité et même une baisse du papier journal.
Dans ce contexte difficile, le fonds américain Carlyle, qui vient de revendre sa participation dans Gisi, l'éditeur de l'Usine Nouvelle, met en vente le groupe cartonnier Otor, héritier de la papeterie Chapelle-Darblay, sept ans après son arrivée.

PetroChina le géant chinois de l'énergie
Il y a un nouveau challenger au titre de la plus grosse entreprise mondiale en termes de capitalisation, et bientôt, peut-être un nouveau numéro un, estime le Financial Times. Avec une capitalisation boursière de 433 milliards de dollars, le géant chinois du pétrole et du gaz est en effet passé devant General Electric. Après son introduction sur la bourse de Shanghai prévue le mois prochain, il pourrait même dépasser ExxonMobil, numéro un incontesté avec une valeur boursière de 526 milliards de dollars. Toutefois, rappelle le quotidien saumon, l'action PetroChina est particulièrement volatile, ayant plus que doublé depuis mai et s'étant apprécié de 13% lundi dernier. Ses réserves atteignent 20,5 milliards d'équivalent baril de pétrole, juste derrière les 22,8 milliards d'ExxonMobil, loin cependant derrière les 130 milliards de Gazprom. Malgré la publicité attachée à sa présence au Soudan, l'entreprise est fortement centrée sur la Chine d'où elle tire plus de 90% de son pétrole et 95% de son gaz. Selon le consultant Wood Mackenzie, sa croissance annuelle devrait se poursuivre à un rythme moyen de 15%. Les actions A introduites à Shanghai, qui devrait lui rapporter 10 milliards de dollars, pourraient bien être échangées avec une prime importante sur le marché de Hongkong lui permettant de faire un bond en termes de capitalisation explique le FT.

Bruxelles se frotte au fret
Parce que « la logistique est restée trop longtemps absente de la politique européenne », le commissaire aux Transport, Jacques Barrot, a présenté hier un plan d'action pour augmenter l'interopérabilité des modes de transport et simplifier la vie administrative des entreprises de logistique, rapporte les Echos. Face à l'augmentation du transport de marchandises qui devrait atteindre 50% d'ici à 2020, Bruxelles estime qu'il devient urgent « de donner à la chaine de logistique à la fois plus de continuité et plus de fluidité ». Ainsi, le plan d'action de la Commission comprend la création d'un espace maritime européen sans barrière dès 2008. Une proposition qui permettra d'éviter les tracasseries administratives « aux navires partis d'un port européen vers un autre port de l'Union ». Une autre priorité consiste à standardiser les conteneurs afin de faciliter leur transfert d'un bateau sur un train, explique les Echos.
L'autre grand axe concerne le ferroviaire. La Commission souhaite ainsi une meilleure collaboration entre les gestionnaires des infrastructures. Un organe central de coordination est à l'étude, rappelle les Echos, « afin d'assurer aux trains de fret une plus grande fiabilité ». Par ailleurs, un règlement devra définir les caractéristiques techniques des convois. Mais surtout, Bruxelles insiste sur les gains de productivité que permettrait l'utilisation optimale des dernières technologies. A cet égard, « Galileo, menacé par des divergences de vue entre les Vingt-sept, offrirait de nouveaux services aux statisticiens », conclut les Echos.

Vingtième anniversaire du lundi noir de Wall Street
Il y a vingt ans le Dow Jones perdait près de 23% rappelle les Echos, notant que lors du fameux krach de 1929 la bourse n'avait perdu que 12,8% le 28 octobre, reperdant cependant 11,7% le lendemain. Entre le 13 et le 19 octobre 1987, la valeur boursière des sociétés américaines avait fondu de 1 000 milliards de dollars. Un nouveau krach est-il possible, s'interrogent et s'inquiètent les quotidiens économiques. Non, affirme dans la Tribune Jean-Pierre Petit d'Exane BNP Paribas, qui parie sur la capacité des marchés à intégrer les leçons des crises précédentes. La crise est toujours possible, explique au contraire Michel Aglieta, un exposant de la théorie de la régulation, qui pointe un rythme d'endettement ayant crû beaucoup plus vite que la croissance. Rien n'est à exclure, estime Alain Bokobza de la Société Générale qui compte sur « l'extraordinaire réactivité des banques centrales », alors que Patrick Artus de Natixis cite l'abondance de liquidités au niveau mondial. Malgré un environnement monétaire propice à la formation d'une bulle, pourquoi les investisseurs ont-ils la mémoire courte, se demande le quotidien économique belge l'Echo. « C'est que l'appât du gain finit toujours par l'emporter », observe Etienne de Callataÿ de la banque Degroof.

Renault : Un rapport sur le stress au travail
Un cabinet indépendant, Technologia s'est intéressé au stress au travail chez Renault. 64% des 9 200 salariés des sites d'ingénierie du Technocentre (Guyancourt) et d'Aubevoye (Eure) ont été interrogés. 31% d'entres eux affirment qu'ils sont en situation de « travail tendu ». Au Technocentre, la situation est particulièrement difficile avec la conception de 8 modèles par an contre 4 auparavant, relève le rapport publié par le Figaro.
Le rapport montre que 65% des salariés ont des journées de travail supérieures à 9h. Paradoxalement, certains salariés souffrent d'être sous-utilisés...
Interrogé par le quotidien, Bernard Olivier le directeur du Technocentre estime qu'il est délicat de prendre des décisions sans autres études similaires sur le sujet. Il a par ailleurs indiqué être « prêt à mettre en place avec les partenaires sociaux des mesures de suivi du plan de soutien ».

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