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L'Usine Agro

180 millions d'euros décaissés en six mois au titre du plan de soutien à l'élevage

Franck Stassi , , ,

Publié le

Lancé au cœur de l’été 2015 pour répondre aux crises porcines, bovines et laitières, le plan de soutien français à l’élevage avait décaissé, au 31 décembre, 180 millions d'aides. Stéphane Le Foll appelle néanmoins la filière à se prendre davantage en charge.

Le plan de soutien à l’élevage est en cours de déploiement. Au 31 décembre 2015, six mois après son lancement, 180 millions d’euros avaient été payés au titre de ce plan, a annoncé mercredi 6 janvier le ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Forêt, Stéphane Le Foll. "Nous avions pour objectif de mettre en œuvre les premiers paiements dans les trois mois qui suivaient l’instauration des mesures. Tenir un tel délai était un défi, que nous avons relevé avec l’aide des cellules départementales d’urgence et de France AgriMer. Ce dossier fait partie de ceux qui ont été le plus rapidement traités. Nous avons commencé par les filières les plus problématiques, à commencer par la filière porcine", a-t-il affirmé.

Adopté par le gouvernement le 22 juillet, et complété le 3 septembre, le plan de soutien à l’élevage vise à répondre aux crises porcine, bovine et laitière ayant donné lieu à de nombreux mouvements de protestation au cœur de l’été dernier. 700 millions d’euros sont mobilisés pour la période 2015-2017 dans les budgets de l’Etat et de la Sécurité sociale, auxquels s’ajoutent 63 millions d’euros accordées à la France dans le cadre d’un plan européen. Des allègements de charges bancaires, sociales et fiscales sont prévus.

Au 31 décembre 2015, 42 millions d’euros ont été versés dans le cadre du Fonds d’allègement de charges, auprès duquel près de 60 000 dossiers ont été déposés. 35 500 dossiers étaient, à cette date, considérés comme éligibles, et 11 400 ont fait l’objet de paiements. Ce chiffre est "supérieur au chiffre que j'avais évoqué au printemps, de 25 000 exploitations, soit 10% des éleveurs", a indiqué Stéphane Le Foll. 50 millions d’euros de prises en charge de cotisations sociales ont été effectuées par les caisses locales de la Mutualité sociale agricole. 87 millions d’euros ont quant à eux été dépensés au titre de la réduction de la cotisation minimum. Annoncée en septembre par le Premier ministre Manuel Valls, "l’année blanche" destinée à ne pas honorer les annuités des prêts a fait l’objet de 400 dossiers de demande pour une année totale, et de 3500 dossiers pour une année partielle.

Vers une meilleure promotion de la viande

Stéphane Le Foll a par ailleurs rappelé que la plateforme de vente de viande à l’export annoncée dans le cadre du plan de soutien à l’élevage a démarré en novembre. Appelée "Viande France export", elle regroupe aujourd’hui 33 entreprises. La valorisation de la viande française passe également par une meilleure communication auprès des consommateurs, avec le développement des logos "Viande de France". 10 millions d’euros ont été ajoutés au budget de France AgriMer pour des actions de promotion des produits d'élevages, en lien avec les interprofessions, tandis que l’achat local constitue une priorité gouvernementale. "Il y aura un débat à l’Assemblée nationale sur les plans alimentaires territoriaux. Il faut qu’on soit capables de fournir des débouchés à nos éleveurs", a souligné Stéphane Le Foll.

La filière doit se structurer davantage

Les efforts financiers et ces nouvelles mesures ne sauraient toutefois constituer les seuls moyens de sauvegarde de l’élevage français, a martelé le ministre. Il appelle à davantage d’organisation des filières. "Aujourd’hui, il n’y a plus d’interprofession laitière ! On a réussi à créer une interprofession de la volaille, et il en faudra aussi une pour le sucre, en vue de la fin des quotas européens en 2017", a-t-il précisé. La réduction des charges opérationnelles constitue également une voie à explorer par les acteurs des différentes filières, en lien étroit avec les progrès environnementaux que doivent accomplir les agriculteurs.

"Nous allons aussi engager une réflexion sur les systèmes assurantiels, et nous avions déjà mis en place les contrats socles", a annoncé Stéphane Le Foll, déterminé à formuler des propositions au niveau européen dans le cadre du débat sur la prochaine Politique agricole commune. Cette cohorte de mesures fait suite à une crise "globale", a-t-il souligné : "il n’y a pas que l’agriculture française qui est en difficulté !"

Franck Stassi

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