17/10/2007; UIMM, Areva, EDF, Ericsson, automobile, pétrole...

  • Patronat ; fin de règne pour L'UIMM !
  • Areva près du but en Chine.
  • Ericsson dans la tourmente.
  • Recul des immatriculations en Europe.
  • Le pétrole s'envole.
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    Patronat ; fin de règne pour L'UIMM !
    C'est ce que semble penser les Echos qui consacrent aujourd'hui leur enquête à l'affaire Gautier-Sauvagnac. 45 000 entreprises adhérentes, 1,7 million de salariés, une quinzaine de millions d'euros de budget annuel, l'Union des industries et métiers de la métallurgie est un véritable Etat dans l'Etat. C'était la fédération qui jouissait d'une influence sans équivalence au sein du Medef, et peut-être plus encore au sein du CNPF, son ancêtre. Quelle que puisse être la destination des valises de billets prélevées dans la caisse noire, soutien financier d'entreprises confrontées à des occupations d'usines, contributions aux financements des syndicats, achat de la paix sociale, voire achats de certains accords, le scandale terni de manière indélébile la fédération dans les milieux patronaux. Où sont passés les millions ? titre en une Libération, avec une photo pleine page de Laurence Parisot. La présidente du Medef va devoir jouer délicatement cette partie pour faire taire les mauvaises rumeurs et imposer la transparence dans une maison qui n'y est visiblement pas habituée. Elle estime que l'affaire des finances de l'UIMM relève d'une conception dépassée des relations sociales, note le Figaro.

    Areva près du but en Chine.
    Un grand contrat nucléaire, la vente de deux centrales EPR à l'électricien chinois CGNPC, n'attend plus que la visite de Nicolas Sarkozy le 25 novembre pour être signé, affirme les Echos. Cette vente serait accompagnée de la fourniture du combustible nécessaire pendant plus d'une vingtaine d'années. L'opération devrait représenter au total un montant avoisinant 5 milliards d'euros. Le premier volet prévoit la livraison de deux réacteurs de troisième génération sur le site de Taishan au sud du pays, non loin de Macao et de Hong Kong. En plus de chaudières, Areva fournira la plupart des composants nucléaires. L'accord sur le combustible couvre la fourniture de l'uranium naturel, son traitement chimique et son enrichissement, soit toutes les étapes de la fabrication. Dans l'aval, le traitement et le recyclage du combustible n'en sont qu'à la simple étape des discussions. Cet accord devrait avoir des retombées pour les autres acteurs de la filière nucléaire française. EDF espère s'impliquer dans le chantier. L'électricien national souhaite nouer un partenariat avec China Guangdong Nuclear power Corp (CGNPC) pour apporter son expertise dans l'exploitation des centrales. Et Alstom semble bien placé pour fournir les éléments clés de la partie conventionnelle des futures centrales, à savoir les turbines produisant l'électricité. La Tribune, pour sa part, se penche sur le casse-tête de la valorisation du géant du nucléaire. Son prix sera au cœur de la réorganisation de la filière, quelle que soit l'issue du projet de rapprochement avec Alstom. Actuellement, la capitalisation boursière du groupe présidé par Anne Lauvergeon atteindrait 25 milliards d'euros, mais les spécialistes ont du mal à s'accorder sur une juste valeur, les objectifs de cours variant du simple au double.

    Ericsson dans la tourmente.
    Plus de 10 milliards d'euros de capitalisation boursière se seraient évaporés dans la seule journée d'hier, rapporte la Tribune, alors que l'équipementier des télécoms a vu son titre perdre près de 24%. Le groupe suédois a publié des résultats préliminaires largement en dessous des attentes (baisse de 36% du résultat opérationnel) pour le troisième trimestre, faisant souffler une bise glaciale sur le marché, souligne les Echos. Le patron Carl-Henric Svanberg, pourtant encore confiant il y a seulement un mois, a dû, tout comme le français Alcatel-Lucent, entériner le ralentissement des investissements des opérateurs américains et européens dans la modernisation ou l'extension de leurs réseaux. Un avertissement de cette importance est très rare, concèdent les spécialistes, et la chute de 10% de la marge opérationnelle du numéro un mondial des infrastructures de réseaux mobiles risque d'entamer sérieusement la crédibilité du P-DG. D'autant plus qu'Ericsson s'attend à des conditions de marché similaires l'an prochain, ce qui laisse présager des marges déprimées pendant encore un certain nombre de trimestres. Les gains de part de marché devraient être mis en veilleuse pour se concentrer sur la rentabilité en 2008, a reconnu le groupe. Peut-être la fin de la guerre des prix dans le secteur !

    Recul des immatriculations en Europe.
    Le marché automobile européen termine le troisième trimestre en berne, relève les Echos. Les immatriculations de voitures particulières, à 1,4 million d'unités, ont reculé de 1,5%, tout en notant que le mois de septembre 2007 comptait un jour ouvrable de moins qu'en 2006. Les ventes ont augmenté de 9,5 % dans les nouveaux Etats membres de l'Union européenne, mais elles ne représentent que 36 000 immatriculations, contre 1,3 million à l'Ouest, où le marché a été notamment entraîné par l'Allemagne qui a plongé de 11%. L'Espagne a également nettement reculé (-7,7%) alors que d'autres marchés ont progressé, le Royaume-Uni et la France (+3,2% pour cette dernière). Les constructeurs européens ont dans l'ensemble pâti de la conjoncture. Le groupe PSA enregistre un repli de 3,5% (environ 170 000 unités), mais les grands perdants de septembre sont Renault et Volkswagen. Le constructeur au losange a perdu plus de 11% (malgré sa filiale roumaine Dacia) avec seulement 105 000 véhicules neufs. VAG, numéro un européen avec ses marques Audi, Seat, Skoda et Volkswagen est également en recul en cédant 6,8% à 259 000 unités. Cette déprime prévaut aussi chez le fabricant nippon Toyota, qui accuse un recul de 7,2%, à 78 000 voitures vendues. Les européens qui résistent sont l'allemand Daimler, qui profite de l'arrivée de sa nouvelle berline C, l'italien Fiat soutenu par la Bravo et la Grande Punto et BMW avec son nouveau SUV X5 et les différentes versions de la Mini. Les constructeurs américains ont par contre arrêté l'érosion de leurs ventes, Ford résiste et surtout General Motors progresse de 6,3%, à 159 000 unités.

    Le pétrole s'envole.
    Le nouveau record nominal du WTI sur le marché américain, avec un prix du baril de 88,20 dollars en séance, n'a pas fait la une des quotidiens économiques. Le Financial Times commente cependant dans sa Lex Column les raisons de cette nouvelle hausse. Les menaces d'invasion de la zone kurde de l'Irak n'expliquent pas cette flambée, d'autant que le prix de l'or noir inclut déjà une prime de risque géopolitique évaluée entre 15 et 20 dollars par baril. Si les exportations irakiennes de pétrole représentent 40% des capacités au repos disponibles, la quantité qui transite par le nord du pays est très limitée. Conclusion, les effets de menton n'aident pas, mais sont insuffisant pour justifier la hausse. La vraie bataille se joue entre les pays de l'Opep et les spéculateurs, affirme le quotidien saumon. Malgré une demande des pays industrialisés qui ne progresse que faiblement et des stocks toujours au-dessus de leur moyenne des cinq dernières années, les positions longues des spéculateurs se sont multipliées depuis fin août, en ligne avec la hausse des cours. Qui se risquerait à jouer la baisse si l'Opep n'ouvre pas les robinets pour contrer la hausse des prix, s'interroge le FT qui interprète l'affirmation du cartel comme quoi ce sont les spéculateurs qui contrôlent les prix comme un prélude à une augmentation des quotas. Le quotidien explique par ailleurs que les raffineurs ont limité les augmentations de leur production en comprimant leurs marges et que les 11 dollars de hausse depuis la pointe enregistrée au printemps ne se sont traduits que par une augmentation de 0,75 euro pour les pays européens.

    Didier Ragu

    A demain !

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