16/11/2007; Inflation, conflit social, Opep, Nexans, Fiat...

  • Le retour de l'inflation
  • Les grèves dans les transports se poursuivent
  • Hausse du brut ; l'Opep est innocente !
  • Nexans numéro un du câble en Amérique latine
  • La renaissance de Fiat
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    Le retour de l'inflation
    Plus que des conflits sociaux, la presse économique a placé le risque inflationniste à la une de ses couvertures. L'inflation en effet s'aggrave en Europe et aux Etats-Unis, s'inquiète la Tribune. Déjà au plus haut en Europe depuis plus de deux ans, elle pourrait s'accélérer dans la zone euro en raison des tensions sociales. Aux Etats-Unis, les prix à la consommation ont augmenté en un an de 3,5%. Aux augmentations des prix des énergies se sont ajoutées celles des matières premières, particulièrement des agricoles. Les pressions sur les salaires, comme l'illustre la récente augmentation de 4% accordée, selon le quotidien économique, aux ingénieurs autrichiens, se multiplient. Le « prix chinois » était jusqu'à présent le meilleur auxiliaire des grands argentiers pour combattre les risques inflationnistes. Or, note le quotidien économique, l'indice chinois des prix à la consommation a grimpé de 6,5%, tiré par de spectaculaires hausses des denrées alimentaires et des carburants. Si sur les matières premières la Chine va pousser à la hausse, ses bas salaires vont continuer à jouer leur rôle déflationniste, tente de rassurer la Tribune.

    Les grèves dans les transports se poursuivent
    Sept fédérations syndicales ont demandé hier aux cheminots de reconduire leur mouvement pour 24 heures. Malgré des avancées sur l'établissement d'une négociation tripartite, Etat-syndicats-entreprises, il semble que la base ait du mal à se laisser convaincre d'arrêter la grève par ses représentants. Les syndicats sont dépassé par la surenchère de la base, titre même le Figaro qui juge les grévistes moins nombreux, mais plus déterminés. Au risque d'attiser le conflit, note la Tribune, le ministre Xavier Bertrand exige l'arrêt du conflit comme préalable à l'ouverture des négociations par entreprise. En Allemagne, la grève dans les transports ferroviaires n'est menée que par un seul syndicat, celui des conducteurs, mais cela suffit pour paralyser le trafic.

    Hausse du brut ; l'Opep est innocente !
    Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole vont se réunir ce week-end à Ryad. Les grands pays consommateurs de pétrole espéraient que ce sommet pourrait être l'occasion pour le cartel d'annoncer des augmentations de production. Mais ces quelques espoirs risquent d'être vite douchés. Les petites phrases distillées depuis quelques jours par les représentants des principaux pays producteurs laissent peu de doutes. « Tout indique qu'il y a suffisamment de pétrole sur le marché mondial et qu'une hausse de la production n'aurait que peu d'impact sur les prix », a estimé Gholam Hossein Nozari, le ministre iranien. En fait, alors que le cours de l'or noir oscille entre 90 et 100 dollars depuis quelques semaines, l'Opep affirme ne pas y être pour grand-chose, indique les Echos. Aux yeux du président du cartel, Mohammad ben Zaën al-Hameli, ministre émirati de l'Energie, les facteurs de hausse sont extérieurs à l'Organisation. Ils s'expliqueraient par les tensions géopolitiques, la spéculation et la baisse du dollar. Ce faisant, le cartel reconnait que le marché lui échappe totalement. Pour autant, les cours du brut sont repartis à la baisse hier, avec la publication des stocks pétroliers américains. Selon ses chiffres, les réserves de brut ont progressé de 2,8 millions de barils en une semaine, à 314,7 millions et les stocks d'essence se sont appréciés de 700 000 barils, à 195 millions. Ces augmentations seraient le reflet d'une hausse des importations et d'une baisse de la consommation des automobilistes américains. Seules les réserves de produits distillés (fioul domestique notamment) ont un peu baissé, mais cela n'a pas été suffisant pour maintenir les cours. Le WTI a terminé à 93,43 dollars à New York et le Brent à 90,9 dollars à Londres, pour livraison en décembre.

    Nexans numéro un du câble en Amérique latine
    Le leader mondial vient d'annoncer le rachat pour 559 millions d'euros de l'activité câbles du groupe chilien Madeco. « Cette acquisition s'inscrit dans la stratégie de Nexans de se développer dans les zones à forte croissance et dans les métiers de l'énergie », déclarait le P-DG du groupe, Gérard Hauser. Le marché du câble est encore très fragmenté, rappelle les Echos, le leader n'en contrôle pas plus de 8%. Mais la concentration est en marche, note le quotidien, General Cable vient de racheter Phelps Dodge International pour 735 millions de dollars et le coréen Taihan Electric Wire a pris 9,9% du capital de l'italien Prysmian. Basée au Chili, Madeco, s'il doit payer les prix du LME, est approvisionné en priorité en cas de pénurie. Son chiffre d'affaires atteignait 672 millions de dollars en 2006, grâce à une croissance organique de 12% depuis 2004.

    La renaissance de Fiat
    Interviewé par le Financial Times, John Elkann, l'héritier de la dynastie Agnelli, explique comment avoir choisi les responsables appropriés a été la cause majeure du renouveau du groupe automobile Fiat. Vice-président du plus important groupe industriel d'Italie, John Elkan veille aujourd'hui sur les actifs de la famille, évalués à 8 milliards d'euros. Dirigeant également deux fonds, l'IFI et l'Ifil, à travers lesquels la famille Agnelli contrôle la Fiat, Elkan peut être crédité de la renaissance d'un groupe désorganisé par la mort de son grand-père, Giovanni Agnelli. La performance globale de l'Italie n'est pas à la hauteur des attentes, c'est, selon Elkan, à cause de ses dirigeants. « Le mérite est certes un critère (pour choisir les dirigeants en Italie), mais ce n'est pas toujours le plus important », dénonce-t-il. Lui-même a changé la plupart des dirigeants des filiales du groupe qu'il contrôle et en particulier a fait nommer administrateur délégué Sergio Marchionne, qui a orchestré le fantastique rebond de la firme de Lingotto.

    Daniel Krajka

    Bon week-end, à lundi

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