15/03/2007 : TGV Est, General Motors, Aker Yards, Google, présidentielle...

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TGV : à l'est du nouveau ! Ca roule mieux pour General Motors Inquiétudes aux Chantiers de l'Atlantique Google s'éloigne de « Big Brother » Présidentielle : rien n'est joué !

TGV : à l'est du nouveau !
Attention, baptême très médiatique. La ligne à grande vitesse est-européenne est inaugurée aujourd'hui en présence du gotha du monde ferroviaire, pour une mise en service prévue le 10 juin. Un sujet sur lequel reviennent -bien évidemment- vos principaux quotidiens. Pour les Echos, « la nouvelle ligne collectionne "les premières" ». Le journal relève que pour la première fois la vitesse commerciale y atteindra 320km/h. C'est aussi la première fois que l'investissement nécessaire (4 milliards d'euros) a été partagé entre 22 financeurs. Enfin, dernière première -si j'ose dire- la circulation sur cette nouvelle ligne sera ouverte aux ICE allemands et plus seulement aux TGV français. La route de la capitale s'ouvre donc aux trains made in Germany, grands concurrents de leurs homologues français de chez Alstom. « Ce qui n'est pas un geste neutre, à l'heure où Paris et Berlin se disputent le contrôle d'EADS », souligne l'éditorialiste des Echos. Mais, un geste certainement nécessaire dans la construction d'une Europe des transports. Petit à petit, « le réseau ferroviaire à grande vitesse étend sa toile sur toute l'Europe », constate la Tribune. Selon le journal, on compte à ce jour dans l'UE plus de 4 800 km de ligne permettant aux trains de rouler à plus de 250 km/h. Un chiffre qui devrait s'accroitre de 2 737 km dans les cinq ans.  

Ca roule mieux pour General Motors
Vos quotidiens sont quasiment unanimes : les choses s'arrangent pour GM. Après deux années de pertes colossales, le géant de Détroit est parvenu à dégager un bénéfice net de 950 millions de dollars au dernier trimestre 2006, contre une perte de 6,6 milliards sur la même période un an plus tôt. Pour le Figaro Économie, il s'agit des « premiers signes d'embellie chez General Motors ». Même son de cloche dans les colonnes des Echos qui note : « GM n'est pas encore tiré d'affaire, mais le précaire numéro un mondial de l'automobile commence à remonter la pente ». Néanmoins, les deux quotidiens relèvent que ces bons résultats demandent à être quelque peu relativisés. En effet, le constructeur a inscrit dans ses comptes une plus-value de 770 millions de dollars, liée à la finalisation de la vente de sa branche crédit GMAC. Par ailleurs, le groupe est toujours confronté à des « surcapacités chroniques » et « souffre d'un manque de véhicules sobres », note la Tribune. D'ailleurs, « personne chez GM n'a déclaré "victoire" », affirme Rick Wagoner, le patron du constructeur américain, dans le Financial Times.

Inquiétudes aux Chantiers de l'Atlantique
Autre manchette de vos quotidiens du jour : le holding norvégien Aker a annoncé hier qu'il vendait sa participation dans Aker Yards, détenteur majoritaire  (75 %) des Chantiers de l'Atlantique. Pour la Tribune, « ce désengagement était sans doute prévisible mais personne ne l'attendait si tôt ». Le quotidien rappelle qu'Aker se désengage progressivement  d'Aker Yards depuis 2004, époque à laquelle il en possédait 75 %, contre 40,1 % aujourd'hui. C'est ce solde de participation qu'Aker va proposer au marché. La vente devrait lui rapporter 5,1 millions de couronnes (628 millions d'euros), mais inquiète déjà les salariés. « Nous ne sommes pas rassurés qu'une part si importante du capital aille à des actionnaires dont on ne connait rien des attentes financières », commente Marc Ménager, délégué CFDT, dans les colonnes du Figaro Économie.

Google s'éloigne de « Big Brother »
L'information ne fait pas à la une de vos quotidiens, mais elle réjouira certainement les internautes soucieux de protéger leur vie privée. Google a annoncé hier avoir décidé de limiter les délais de conservation des logs de connexion des internautes entre 18 et 24 mois, alors que jusqu'ici le célèbre moteur de recherche les conservait indéfiniment. Conséquence : le géant de Mountain View va devoir nettoyer l'ensemble de ses serveurs, dans lesquels sont stockées des informations depuis la création de l'entreprise, il y a onze ans. Pour les Echos, « ce sont surtout les nouvelles lois aux Etats-Unis et en Europe qui ont accéléré la démarche de l'américain ». Un avis partagé par le Figaro Économie qui note néanmoins qu'avec « cette déclaration, Google fait figure de pionnier dans le respect de la confidentialité des données ».

Présidentielle : rien n'est joué !
Pour terminer cette revue de presse, deux trois mots sur l'élection présidentielle. Dans une interview accordée à Libération, François Bayrou réaffirme vouloir sortir des « clivages archaïques ». « Les Français veulent sortir de la politique du mensonge et bâtir une démocratie véritable », affirme le candidat. Une proposition qui semble effrayer Laurent Joffrin : « Le vote Bayrou, c'est le saut dans l'inconnu », note-t-il dans son éditorial, avant de jouer à un jeu de questions-réponses : « Que se passera-t-il s'il est élu ? Il n'en sait rien. Avec qui gouvernera-t-il ? Nous verrons bien. Sur qui s'appuiera-t-il ? On le saura le moment venu. Quelle sera son orientation ? Cela dépendra. »
Une peur bleue (ou rose) partagée par les français ? Selon le nouveau sondage CSA pour le Parisien et i>télé, le candidat centriste connait un premier coup d'arrêt dans sa progression, en affichant un recul de 3 % d'intentions de vote à 21 %, contre 27 % pour Nicolas Sarkozy (+1 %) et 26 % pour Ségolène Royal (+1 %). Alors, « rien n'est joué », titre le quotidien francilien. D'ailleurs les états-majors sarkozyste et royaliste restent sur le qui-vive.
Nos voisins suisses du Temps notent ainsi que « les socialistes (restent) perplexes face à la percée de Bayrou ». Pour les journalistes du quotidien genevois, « la confusion idéologique de la gauche et les tensions internes continuent de plomber Ségolène Royal ».  
« La ligne c'est moi qui la trace », répond la candidate dans une interview accordée aux Echos. Elle ajoute n'être « prisonnière d'aucun dogme ». En matière d'économie, elle souhaite moduler les aides et la fiscalité des entreprises en fonction de plusieurs critères et promouvoir les emplois-tremplins pour les jeunes dans le privé.
Et Nicolas Sarkozy alors ?  Le candidat était hier soir sur TF1 où il a « de nouveau défendu sa volonté de placer l'identité nationale au cœur de la campagne », relève le Figaro.
Dans le même temps, Jean-Marie le Pen a annoncé avoir ses 500 signatures, rapportent tous vos quotidiens.

A demain avec Didier !
Bertrand Beauté

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