Environnement

14 malades de la légionellose ont été contaminés par la souche découverte chez Noroxo

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Les analyses le confirment : 14 des 59 patients touchés par la légionellose dans le Nord Pas-de-Calais depuis le 29 novembre sont porteurs de la même souche identifiée dans les tours de refroidissement de l'usine chimique Noroxo (Exxon-Mobil) de Harnes. Beaucoup plus inquiétant : certains de ces malades ont été contaminés après l'arrêt et la désinfection des circuits de l'usine, qui a eu lieu entre le 3 et le 20 décembre. Alors même que les analyses les plus récentes ne montrent pas de nouvelle contamination de l'usine.

« Il n'y a que deux hypothèses : soit Noroxo est l'unique source de contamination, soit il existe une autre source, non encore identifiée », a expliqué aujourd'hui la Ministre de l'Environnement Roselyne Bachelot-Narquin, lors d'une conférence de presse. 350 installations situées sur les 22 communes entourant le foyer épidémique ont été vérifiées depuis décembre, mais aucune, à l'exception d'une station de nettoyage automobile située à 300 m de l'usine Noroxo, ne recelait la même souche de légionelle que celle identifiée jusqu'alors.

Cette annonce intervient deux jours après un nouvel arrêt des activités du site Noroxo, qui emploie plus de 160 personnes, et produit des intermédiaires chimiques (alcools et acides oxo) pour les peintures, les encres ou les détergents. Cette usine, qui fait partie des 1350 sites ayant déjà déclaré leurs tours de refroidissement, a déjà du faire face à plusieurs problèmes de légionelles dans ses circuits, et notamment un pic à 730 000 unités formant colonisation (UFC) par litre, constaté dans un prélèvement daté du 20 octobre. Conformément à la réglementation, l'usine aurait du alors arrêter ses tours de refroidissement. Au lieu de cela, elle a traité les circuits par biocides, et a communiqué les résultats à la Drire seulement après le retour à la normale (sous la barre des 1000 UFC).

Mais fin novembre, nouvelle alerte : Dans une analyse du 20 novembre, le chimiste a constaté un pic important de légionelles, de l'ordre de 600 000 UFC. Mais le temps d'obtenir les résultats (le délai d'analyse, incompressible, est de huit jours) et de stopper l'usine, les premiers malades étaient déjà apparus dans la région d'Harnes.

Virginie Lepetit


 

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