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L'Usine Energie

14 réacteurs nucléaires en moins, 223 milliards d'investissements en plus... Les 10 chiffres clés du projet de PPE

Aurélie Barbaux , , ,

Publié le , mis à jour le 08/01/2019 À 11H28

Emplois, investissements, baisse des consommations d'énergie... En attendant la publication du texte complet du projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), L'Usine Nouvelle vous en rappelle les dix chiffres clés.

14 réacteurs nucléaires en moins, 223 milliards d'investissements en plus... Les 10 chiffres clés du projet de PPE
L'objectif de 10% de gaz renouvelable dans la consommation finale en 2030 est maintenu.
© Evergaz

Fin novembre, avec cinq mois de retard, le gouvernement a dévoilé, via un dossier de presse, son projet de programmation pluriannuelle de l’énergie ou PPE pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028. Le texte complet, qui doit faire l’objet de discussion avant signature d’un décret dans cinq mois, n’a toujours pas été publié. En attendant, en voici les grandes lignes en dix chiffres clés.

420 000 emplois

420 000, c’est le nombre d’emploi que cette PPE permettrait de créer d’ici à 2028. 246 000 emplois pourraient être créés d’ici 2023, selon l’étude d’impact.

223 milliards d’euros

C’est le montant des investissements supplémentaires que devrait entraîner la PPE d’ici à 2028.

2035

2035, c’est le nouvel horizon, qui devra faire l’objet d’une nouvelle loi début 2019, pour atteindre l’objectif de 50 % de nucléaire dans le mix électrique Français. La Loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) de 2015 disait 2025.

14 réacteurs

14, c’est le nombre de réacteurs nucléaires qui devraient être fermés d’ici à 2035 pour réduire la part du nucléaire à 50 %. Ce chiffre comprend les deux réacteurs de Fessenheim. Ce sera la seule centrale fermée. Aucune autre fermeture de site nucléaire n’est prévue.

350 millions d’euros

350 millions d'euros, c’est le montant que pourra engager l’Ademe au titre du fonds chaleur, pour aider au développement d’installations utilisant des sources d’énergies renouvelables (biomasse, chaleur fatale, électricité vertes…) en 2020 et 2021. Le fonds était de 255 millions d’euros en 2018. Il redescendra à 339 millions d’euros en 2022.

-14 %  d’énergie consommée

14 % , c’est l’objectif en 2028 de réduction de nos consommations d’énergies finales, tout type confondu, comparé à celle de 2012. Un palier à -7 % est prévu en 2023.

-35 % de fossiles

C’est l’objectif de réduction de consommation d’énergies fossiles (carburant, charbon, gaz naturel) pour 2028, comparé à celle de 2012. Un palier à -20 % est prévu pour 2023

40 % d’hydrogène vert

C’est le taux d’hydrogène utilisé dans l’industrie ou les transports, qui devra être produit sans émission de carbone, par électrolyse de l’eau principalement.

102 GW d’EnR

C’est au minimum la capacité de production d’électricité renouvelable qui devra être installée en France en 2028, contre 48,7 GW en 2017.  C’est le solaire photovoltaïque qui devrait enregistrer la plus forte progression (x5) et passer de 7,7 GW en 2017 à plus de 35 GW en 2028. L’éolien terrestre devrait lui tripler et passer de 13,6 à plus de 34 GW en huit ans.

10 % de biogaz

L’objectif de 10 % de gaz renouvelable dans la consommation finale, prévu dans la LTECV, est maintenu. Cela signifie porter la production par méthanisation de 520 GWh à mi 2018 à de 24 à 32 TWh en 2028.

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3 commentaires

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31/01/2019 - 09h51 -

Quand on parle d'hydrogène vert produit par électrolyse, quelle électricité utilisera t'on demain? De l'électricité à 75% nucléaire ou de l'électricité renouvelable? Par quelles installations sera produite l'électricité nécessaire à l'alimentation du parc automobile de 2050 (qui si on en croit le gouvernement aura interdit la vente de véhicules thermique en 2040)? A parc et utilisation constante (40 millions de véhicules parcourant en moyenne 13 000 km/an) le besoin en électricité pour alimenter le parc automobile au moyen de l'hydrogène est évalué selon les hypothèses de consommation et le type de véhicules entre 100 et 150 TWh d'électricité supplémentaire chaque année en 2050 (+30% de la production actuelle d'électricité) Cela semble incompatible avec les objectifs affiché de réduction des consommations d'électricité et la planification des moyens de production qui est envisagée ????
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03/01/2019 - 06h17 -

Le solaire et l'éolien ne sont pas pilotable. Il faut donc conserver le nucléaire en secours (nous n'allons pas faire cela avec du gaz ou du charbon = CO2). Hors le nucléaire coûte pareil que l'on l'utilise ou pas. Il faut subventionner l'isolation des logements, pas les énergies renouvelables.
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02/01/2019 - 18h47 -

Un peu d'esprit critique, s'il vous plaît ! Voir dernière interview de Bill Gates.
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