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Quotidien des Usines

14/12/2007, Bourse, BHP, Eramet, Novartis, Dow Chemical, KPC...

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Les marchés plongent En France, les patrons de PME ont le moral L'Europe inquiète de la concentration minière Novartis entraîné dans la crise de la pharmacie Le Koweït devient un grand de la pétrochimie

Les marchés plongent
Le choc psychologique entraîné par l'action de concert des grandes banques centrales a, pour le moment, eu l'effet inverse de celui escompté ; si Wall Street a bien résisté, comme le souligne la Tribune, les bourses européennes ont perdu plus de 2% et le CAC s'est particulièrement distingué avec une chute de 2,65%. Plutôt que de rasséréner, la plus importante action organisée par les grands argentiers depuis septembre 2001 a inquiété, une telle opération démontrant que la situation est encore plus grave que ne le craignaient les marchés. Les opérateurs ont cru voir dans les injections de liquidités le signe que la crise du subprime n'était pas jugulée, insiste les Echos. L'injection de 80 milliards de dollars dans le circuit monétaire pourrait se révéler insuffisante alors que les pertes bancaires, qui ne sont pas connues, pourraient atteindre des centaines de milliards de dollars, voire 2 000 milliards, comme le rappelle l'ensemble des quotidiens économiques et financiers. « Ce que ce programme ne fera pas, c'est nous guérir du cancer que nous avons attrapé à l'origine, la crise de l'immobilier (aux Etats-Unis) et l'effondrement du crédit », explique William O'Donnel, stratégiste d'UBS, dans le Financial Times. Le pire est devant nous, met en garde Eric Chaney de Morgan Stanley, interrogé par le Figaro et qui estime qu'on ne peut exclure une crise de solvabilité des banques.

En France, les patrons de PME ont le moral
Nicolas Sarkozy et les patrons de PME vivent une véritable lune de miel, note, non pas Closer, mais la Tribune, qui souligne que le moral des chefs d'entreprise est en hausse de quatre points. L'indice synthétique du sondage mensuel Ipsos pour la Tribune-i'Télé-LCL-Radio Classique-i'Télé est passé à 114 en décembre. « Alors que la popularité de l'exécutif est en baisse auprès de la population, nos patrons, comme toujours à contre-courant, font grimper de 12 points l'indice de satisfaction des efforts du gouvernement en matière d'aide aux PME », explique Yves Fradier, en charge de l'étude. Si l'assouplissement des 35 heures est plébiscité, pas plus de 46% des patrons se disent prêts à racheter des RTT. Quand à la prime de 1 000 euros exonérés de charges pour les petites entreprises sans système de participation, seules 24% sont prêtes à l'utiliser. La chute de la grande consommation et la hausse des coûts de matières premières sont les principaux freins au développement des PME, rapporte la Tribune.

L'Europe inquiète de la concentration minière
Cette année 156 milliards de dollars ont déjà été dépensés dans des opérations de fusion-acquisition dans le secteur minier, rappelle le Financial Times. Et si BHP Billiton réussi à mettre la main sur Rio Tinto, ce chiffre montera vers les 300 milliards, ou même plus si Xstrata se joint à la sarabande. Dernière opération, la famille Duval pourrait revendre sa participation dans Eramet dont la valeur de l'action s'est déjà appréciée de 175% depuis le début de l'année. Une tendance à la concentration dans l'industrie minière qui semble inquiéter les Européens, en premiers les Allemands. Leur chancelière Angela Merkel a créé une commission pour étudier les conséquences d'une production de minerais tombée sous le contrôle d'un oligopole de quelques grandes compagnies pour leurs clients industriels. Le problème n'est pas la disponibilité, malgré l'appétit de la Chine, mais le niveau des prix. Dans ce contexte, la vente d'Eramet, une entreprise semi-publique, pourrait bien tomber entre des mains étrangères, ou celles d'ArcelorMittal qui, note le quotidien saumon est mieux en cour à Paris aujourd'hui. 

Novartis entraîné dans la crise de la pharmacie
Le laboratoire suisse va supprimer 2 500 postes pour économiser 1,6 milliard de dollars par an. Même les bons élèves souffrent, relève les Echos, qui rappelle que le groupe avait annoncé en octobre la suppression de 1 260 emplois aux Etats-Unis. « La France sera moins touchée que d'autres pays... », se rassure un délégué CFDT interrogé par le quotidien. La filiale française va externaliser certaines fonctions mais les visiteurs médicaux seront peu affectés. Le numéro trois du secteur voit ainsi arriver la fin d'une longue période d'expansion avec des effectifs en hausse de 45% en six ans. Concurrencé par des génériques, Novartis a vu la progression de son chiffre d'affaires ralentir rapidement alors que la sortie de nouveaux médicaments est ralentie par les autorités sanitaires américaines. Pour le patron de Novartis, Daniel Vasella, il ne s'agit que « d'une brève phase de recul » qui précède une période « de croissance soutenue attendue au second semestre de 2008 ». « Ce plan vise à s'adapter à un marché pharmaceutique de plus en plus difficile », explique Jérôme Berton, analyste chez Aurel Leven. Les grands laboratoires voient leur croissance ralentir, réduisent leurs coûts et se réorganisent dans un contexte d'augmentation de la concurrence des génériques et de manque d'innovation, souligne les Echos qui fait un état des lieux du secteur. 

Le Koweït devient un grand de la pétrochimie
La compagnie d'Etat Kuweit Petroleum Corp vient d'annoncer l'acquisition de 50% des activités pétrochimique de Dow Chemical, le principal chimiste américain, rapporte les Echos. Cette opération de 9,5 milliards de dollars, le plus important investissement à l'étranger du Koweït, devrait être finalisée d'ici à fin 2008. KPC deviendra ainsi copropriétaire du numéro un du polyéthylène, le plastique le plus utilisé. Grand producteur de pétrole, le Koweït était déjà fournisseur du secteur et partenaire de Dow dans plusieurs sociétés communes, note le quotidien. « Il s'agit d'étendre leurs activités à toute la filière, de l'amont  jusqu'à la pétrochimie, au raffinage et à la distribution de carburants, et d'accélérer leur implantation dans les pays consommateurs », explique Frederic Lasserre de la Société Générale. Les Saoudiens avaient montré la voie avec le rachat des plastiques de General Electric par Sabic, et d'autres opérations se préparent, à Oman, au Qatar... pronostique les Echos. La future entreprise conjointe KPC-Dow emploiera 6 300 salariés dans 14 usines pour un chiffre d'affaires de 14 milliards de dollars. Atout décisif, le prix d'approvisionnement du naphta, la matière de base, est vingt fois moins cher pour les pétrochimistes du Golfe, souligne Lasserre.

Daniel Krajka,

Bon week-end, à lundi !


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