14/11/06 : fiscalité verte, Alstom, Hitachi, General Electric, Dofasco...

  • Villepin renforce la fiscalité verte.
  • Alstom affiche sa santé retrouvée.
  • Hitachi et General Electric s'allient.
  • Dofasco fait de la résistance.
  • Moscou crée son géant de l'aéronautique.

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Villepin renforce la fiscalité verte.
« Avec quelques mois d'avance sur le calendrier des saisons, les aspirants à la fonction présidentielle "verdissent" tous à vue d'œil », soupire l'éditorialiste de la Tribune. Hier, à l'issue d'un comité interministériel sur le développement durable à Matignon, le Premier ministre, Dominique de Villepin, a annoncé une volée de mesures afin de réduire les émissions de gaz carbonique. En vrac, le Premier ministre propose la mise en place de péages urbains, une taxe sur les camions empruntant les zones sensibles, une augmentation de 10 % de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) à partir de 2007 et plus de crédits d'impôts. Mais, surtout, il a souhaité que le gouvernement étudie « dès maintenant », la mise en place d'une taxe carbone européenne sur les importations de produits industriels en provenance de pays qui refuseraient de s'engager en faveur du protocole de Kyoto après 2012. Bref, « Villepin est dans l'air du temps », note Libération. Il rejoint, à son tour, les rangs des nouveaux convertis à la cause environnementale. « Il faut croire décidément que la menace potentielle d'une candidature de Nicolas Hulot, le très médiatique champion de la cause écologique, à la prochaine élection présidentielle fait peur à beaucoup de monde », souligne l'éditorialiste des Echos. En effet, « de l'extrême gauche à l'extrême droite en passant par toutes les nuances de l'arc-en-ciel politique, on assiste à une vague de conversions aussi spontanées qu'inattendues », poursuit son homologue de la Tribune. Une bonne nouvelle. Pas certain, néanmoins, que ces conversions soient dénuées d'arrières pensées. « Cet intérêt soudain des politiques pour la fonte des glaciers, les énergies renouvelables et le transport fluvial peut aussi s'expliquer par des raisons [...] terre à terre comme, par exemple, la nécessité de caresser l'électeur dans le sens du poil », conclut l'éditorialiste de la Tribune.

Alstom affiche sa santé retrouvée.
Trois ans après avoir frôlé la faillite, « Alstom tourne la page des années noires », titre les Echos. Entre le 1er avril et le 30 septembre, les six premiers mois de son exercice décalé, le groupe français a confirmé son rétablissement en engrangeant 9,7 milliards de commandes, soit 46 % de plus que l'an passé. « Le retournement est d'autant plus spectaculaire qu'il est tiré par la branche énergie, celle-là même qui avait entraîné le groupe au bord de la faillite en 2003 », souligne la Tribune. « L'énergie donne des ailes à Alstom », résume le Figaro Économie. Le chiffre d'affaires de la division équipements énergétiques progresse de 21 %, à 2,7 milliards d'euros. Comme l'a illustré le marché perdu des Transiliens, « la branche transport fait triste mine », note la Tribune, en affichant un chiffre d'affaires stable (-1 %), à 2,37 milliards d'euros, un carnet de commandes bien rempli mais qui stagne (+2 %), à 14,5 milliards d'euros, et des prises de commandes qui chutent (-18 %, à 2,2 milliards d'euros). Le carnet de commande de la branche transport représente tout de même trois ans d'activités. De fait, « le président d'Alstom (Patrick Kron) aborde plus que sereinement la seconde partie de l'exercice », note les Echos. D'ailleurs, juge de paix en matière de résultats, les investisseurs ont applaudi des deux mains : hier, l'action Alstom s'est adjugé 8,45 % à la Bourse de Paris. En un an sa valeur a progressé de 96 %. « Le soldat Alstom, tout proche de la faillite il y a trois ans, a tout d'un miraculé », conclut la Tribune.

Hitachi et General Electric s'allient.
Quelques semaines après l'accord entre Areva et Mitsubishi Heavy Industries, lui-même consécutif à la reprise de Westinghouse par Toshiba pour 4,5 milliards d'euros, c'est au tour d'Hitachi et de General Electric (GE) de se rapprocher, rapportent tous vos quotidiens économiques. Les deux groupes ont signé une lettre d'intention en vue de créer des sociétés communes, au Japon (détenue à 80 % par Hitachi et à 20 % par GE) et aux Etats-Unis (60 % GE, 40 % Hitachi) pour fabriquer des réacteurs de troisième génération utilisant la technique de l'eau bouillante (BWR). Les deux groupes n'ont pas précisé la valeur de ces joint-ventures, note le Wall Street Journal, mais c'est une manière de prolonger leur partenariat, Hitachi travaillant depuis longtemps sous licence GE.
Dans les deux prochaines décennies, une centaine de centrales nucléaires devrait être construite, rappelle le Financial Times. Un marché qui attise les convoitises. « Avec la relance du nucléaire civil dans le monde, poursuit les Echos, tous les acteurs cherchent à nouer des alliances pour atteindre une taille suffisante ». Le rapprochement Hitachi-GE, marque la fin de la redistribution des cartes entre opérateurs. « Elle a fait émerger trois tandems, note la Tribune. Chacun prêt à répondre à une demande mondiale ».

Dofasco fait de la résistance.
« Arcelor Mittal ne va pas pouvoir vendre de sitôt sa filiale Dofasco », s'amuse les Echos. Durant l'OPA hostile de Mittal Steel, Arcelor avait placé Dofasco dans une fondation néerlandaise, pour mettre le numéro un canadien de l'acier hors des griffes de son assaillant. Or cette fondation, malgré les demandes de Mittal Steel et d'Arcelor, vient de refuser de se dissoudre, ce qui bloque de facto tout projet de vente. Problème : ce choix empêche la vente prévue dans le cadre de l'accord passé en mai entre Mittal Steel et le ministère de la Justice américaine, qui veille à la concurrence. « Résultat, Arcelor Mittal doit céder un autre actif américain », explique les Echos. Paradoxalement, il pourrait s'agir d'une bonne nouvelle pour le géant fusionné. Grâce à sa technologie de galvanisation, Dofasco représente un atout de taille. Les marchés ont d'ailleurs salué le refus formel de la fondation : Mittal Steel a pris près de 1 % en séance.

Moscou crée son géant de l'aéronautique.
En regroupant tous les actifs du pays au sein d'une compagnie aéronautique unifiée (OAK), le Kremlin entend former un groupe capable de rivaliser avec les géants américains et européens, Boeing et EADS. 18 sociétés au total, dont les plus prestigieuses en Russie (Soukhoï, MiG, Iliouchine, Irkout, Tupolev...) seront réunis dans OAK. « Seul Antonov, resté sur le sol ukrainien, manque à l'appel », note la Tribune. L'État russe détiendra 90 % des parts d'OAK.

A demain avec Didier !
Bertrand Beauté

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