14/08/2007 : ICI, Akzo Nobel, Westinghouse, PepsiCo, Siemens, WMware...

  • ICI s'offre à Akzo Nobel
  • Nucléaire : Westinghouse s'assure un accès à l'uranium kazakh
  • PepsiCo s'intéresse aux jus de fruits russes Lededyansky
  • Les caisses noires de Siemens dépasseraient le milliard d'euros
  • Vmware s'apprête à leve
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    ICI s'offre à Akzo Nobel
    Cela aura été le feuilleton d'une bonne partie de l'été. Après deux propositions infructueuses, le groupe néerlandais Akzo Nobel a fini par convaincre la direction du chimiste ICI d'accepter son offre de rachat. L'opération devrait valoriser le Britannique à 12 milliards d'euros. Vos journaux ce matin en profitent pour retracer l'histoire de la cible de la fusion, en passe d'être démantelée. « Icône de l'industrie britannique » pour les Echos, ICI avait été créé en 1926 par la fusion de quatre entreprises chimiques pour rivaliser avec la puissante industrie allemande. Dans les années 80, le groupe traverse cependant une passe difficile, se sépare de sa branche pharmacie devenue Zeneca et connaît une profonde restructuration.
    Après le rachat par Akzo Nobel, le nouvel ensemble avec près de 10 milliards de chiffre d'affaires dans les peintures et revêtements deviendra le leader mondial de son secteur. Une partie des activités d'ICI, dont les adhésifs seront revendus au groupe allemand Henkel, qui réalise ainsi la plus grosse opération de son histoire pour 4 milliards d'euros.
    « Sur le papier, la complémentarité entre les deux chimistes pour donner naissance à un géant de la peinture semble parfaite », affirme la Tribune.

    Nucléaire : Westinghouse s'assure un accès à l'uranium kazakh
    Alors que le cours de l'Uranium reste à des niveaux historiques, les industriels du nucléaire poursuivent leur course pour mettre la main sur des sources d'approvisionnement privilégiés. Quitte, regrette la Tribune, à accepter des « transferts de technologies sensibles, opérés en faveur de pays peu recommandables ». Toshiba, le propriétaire du numéro deux mondial des centrales nucléaires Westinghouse, a ainsi cédé 10 % du capital de sa filiale au producteur d'Uranium kazakh Kazatomprom. Un échange de bons procédés entre les deux groupes : Westinghouse devrait profiter d'un approvisionnement stable en combustible tandis que le Kazakh bénéficiera d'un transfert de certaines technologies de traitement de l'uranium. A terme, le Kazakhstan ambitionne de devenir le premier producteur mondial d'uranium. Actuellement, relève le Figaro Economie, Kazatomprom exploite douze mines, six devraient prochainement être ouvertes dans le cadre de co-entreprises avec des groupes japonais.

    PepsiCo s'intéresse aux jus de fruits russes Lededyansky
    Le géant américain négocierait une importante acquisition dans les jus de fruits en Russie, selon les informations de la presse moscovite repris ce matin dans les Echos et la Tribune. La transaction devrait tourner autour des 2 milliards de dollars et offrirait « un nouveau réservoir de croissance à l'Est pour Pepsi encore trop dépendant du marché nord-américain où ses boissons Tropicana sont à la peine », note les Echos. Le marché russe est en pleine croissance, avec + 24 % de hausse prévue cette année dans l'agroalimentaire. L'opération relancerait surtout la bataille entre Pepsi et son éternel concurrent Coca. La marque d'Atlanta a pris de l'avance en Russie et y contrôle déjà 20 % du segment des jus de fruit, contre 2 % pour Pepsi actuellement.

    Les caisses noires de Siemens dépasseraient le milliard d'euros
    Au fur et à mesure que l'enquête progresse, l'ampleur de la corruption au sein de Siemens augmente. Selon le Figaro Economie, reprenant la presse allemande, plus d'un milliard d'euros de paiements douteux pourraient entacher les comptes du groupe de Stuttgart. Soit trois fois plus que ce qui était estimé au départ de la procédure, c'est à dire 400 millions d'euros. Les caisses noires servaient à rémunérer des intermédiaires afin d'obtenir des contrats à l'étranger. Les pôles télécommunications et productions d'énergie sont particulièrement concernées par ces pratiques.

    VMware s'apprête à lever 1 milliard de dollars avec son entrée en bourse
    C'est la plus importante opération dans le secteur de la high tech depuis l'introduction en bourse de Google en 2004, affirme les Echos. Le groupe de logiciel EMC doit lever près d'un milliard de dollars en ouvrant 10 % du capital de sa filiale VMware. Ce qui valorise la société à 10 milliards pour un chiffre d'affaire de 700 millions de dollars. Raison de cet emballement : « le potentiel important de la technologie » de VMware, selon les Echos. Spécialisée dans les solutions de virtualisation, celle-ci permet de faire cohabiter des systèmes d'exploitation différents sur une même machine. « Ce qui permet d'optimiser le taux d'utilisation d'un serveur et de réduire le coût de l'informatique d'une entreprise », reprend le quotidien.

    A Jeudi,

    Solène Davesne

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