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L'Usine Aéro

14/03/2007 : GDF, Suez, aéronautique, la Chine,Thales, Siemens, Fiat...

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Publié le

Trois scénarios pour GDF sans Suez La sous-traitance aéronautique s'inquiète Thales le survivant Siemens à la croisée des chemins Les firmes étrangères se délocalisent dans la Chine de l'intérieur Fiat lance sa « mini du peup

Trois scénarios pour GDF sans Suez
La Tribune revient sur le futur incertain du groupe gazier qui vient d'annoncer un bénéfice de 2,3 milliards d'euros, en hausse de 29 %. Si le président du groupe a rappelé sa préférence pour une fusion avec Suez, l'opération semble de plus en plus compromise avec les trois favoris à la présidentielle privilégiant des stratégies alternatives. Le ministre des finances a même implicitement reporté le traitement du dossier au nouveau gouvernement, rappelle le quotidien. Refusant la privatisation et estimant que l'Etat doit garder la main, Bayrou privilégie l'option, jugée crédible en interne, de l'avenir en solo. Royal choisit la voie de la fusion avec EDF et de la création d'un grand pôle énergétique, cher à la gauche de la gauche et à la CGT. Une alliance qui poserait le problème de la concurrence, en particulier pour les autorités de Bruxelles. Enfin, Sarkozy avance le scénario du rapprochement avec un producteur de gaz. Reste à trouver le partenaire après des échecs avec Total et Statoil. Deuxième fournisseur de gaz à l'Europe, Sonatrach a tissé des liens avec GDF depuis 45 ans, avance la Tribune qui a interviewé Mohamed Meziane, PDG du groupe algérien. Celui-ci  confirme la volonté de la Sonatrach de se développer à l'international et minimise la portée des accords avec le russe Gazprom qui ont soulevé des inquiétudes en Europe. Mais, « pas de commentaire » sur une éventuelle alliance capitalistique avec GDF évoquée par le candidat Sarkozy. 

La sous-traitance aéronautique s'inquiète
Malgré une année record, avec un chiffre d'affaires en hausse de 9 % à 32,1 milliards d'euros, l'industrie l'aéronautique et spatiale française s'inquiète de son avenir, rapporte les quotidiens économiques. Mais la forte croissance des ventes s'est faite au détriment des résultats. Fragilisés par la baisse du dollar et les problèmes d'Airbus, les entreprises du secteur demande l'aide de l'Etat pour faire face à leurs besoins d'investissements en R&D, note les Echos. « La mise en concurrence systématique de la totalité des composants et équipements des aéronefs » fragilise les sous-traitants, confie le patron du Gifas, Charles Edelstenne, rapporte la Tribune. Les concurrents venus des pays émergents et les nouvelles contraintes réglementaires liées à l'environnement pèsent sur la rentabilité des entreprises, particulièrement les PME, insiste Edelstenne, brandissant la menace du recours aux délocalisations. Le président du Gifas compte également sur les pouvoirs publics pour atténuer l'impact de la restructuration d'Airbus.

Thales le survivant
Dans le monde plein de turbulences des industries de défense ou aéronautique française,  le groupe Thales, contrairement à Safran ou Airbus, est devenu un havre de stabilité, souligne le Financial Times. Sous la direction du sous-estimé Denis Ranque, Thales, ex-Thomson-CSF, a réussi à échapper aux tentatives répétées de le marier à EADS et surtout à survivre, alors que beaucoup prédisait sa fin prochaine. Plus fort, applaudit le quotidien saumon, Thales a annoncé pendant neuf années consécutives des augmentations régulières de son bénéfice opérationnel tout en poursuivant tranquillement sa restructuration. Ironie de l'histoire, s'amuse le FT, le groupe pourrait tirer avantage des possibles acquisitions ouvertes par les problèmes qui accablent ses concurrents. Seul défaut de la cuirasse, sa structure actionnariale avec l'Etat français qui en détient toujours une part importante. L'actionnaire principal, Alcatel-Lucent pourrait être tenté de vendre, entrainant un risque de déstabilisation. Mais Thales en a connu d'autres, affirme le quotidien, confiant dans la capacité du groupe à encaisser les coups.

Siemens à la croisée des chemins
« Siemens est-il sur le point d'imploser ou est-il plus fort que jamais depuis une décennie ? », s'interroge le Financial Times. Secoué par les accusations de corruption le groupe allemand tente de circonscrire le scandale, admettant cependant que son système de contrôle manquait fortement de transparence. La perte de confiance des actionnaires s'il était prouvé que la corruption remontait jusqu'aux plus hautes sphères serait catastrophique. Malgré tout, les résultats du groupe sont excellents et la restructuration en cours procède à un rythme accéléré. L'introduction en bourse d'une partie de sa branche composants automobiles a été saluée par les marchés, note le FT. Une opération qui en appelle d'autres et qui souligne la volonté de moderniser et de faire évoluer le géant. Toutefois, si l'enquête conclut à la culpabilité de Siemens sur l'un des 190 marchés nationaux où il opère, il serait banni des appels d'offres de ces pays. Siemens pourrait bien être devenu trop gigantesque pour se contrôler efficacement, met en garde le quotidien. Ce que pourrait confirmer les confessions d'anciens responsables de la firme, précise le Wall Street Journal, qui met également en cause les lois anticorruption en Allemagne.

Les firmes étrangères se délocalisent dans la Chine de l'intérieur
On ne s'attend pas à trouver un hôtel cinq étoiles dans la ville charbonnière de Jaozuo, dans le Henan, s'étonne le Wall Street Journal. Et pourtant une firme américaine va ouvrir en juillet un grand hôtel, poursuivant son développement loin des villes prospères de la côte. Dans une étude à paraitre aujourd'hui, IBM souligne l'intérêt de se développer dans l'intérieur du pays comme l'ont déjà fait Wall Mart ou Cummins. Avec 18 % de la population du pays, les grands centres urbains du troisième rang représentaient en 2004, 43 % du Pib, plus que les 34 % des villes de 1er et 2ème rang. De plus, elles croissent à un rythme plus rapide et devraient accueillir dans les 10 prochaines années 150 millions de migrants venus de la campagne, l'équivalent de la population de la Russie. Un marché juteux, souligne l'étude d'IBM qui rappelle cependant que pour les nouveaux arrivants en Chine, la côte demeure la destination de choix.

Fiat lance sa « mini du peuple »
Dans quatre mois la firme de Turin va lancer sa petite « néo-rétro » annonce la Tribune. Cinquante ans après la 500 qui mit l'Italie sur les routes, la nouvelle 500 devrait démarrer autour de 10 000 euros. A l'exemple de BMW et de sa Mini, inspirée de celle de 1959, Fiat compte « inspirer la sympathie. Le but est d'en faire une Mini du peuple », explique à la Tribune Luca De Meo, responsable de la marque italienne. Grace à une multiplication d'options définies par un dialogue sur internet avec les acheteurs potentiels, les marges seront gonflées malgré le prix de base peu élevé obtenu par une production dans l'usine de Tichy en Pologne. Une production annuelle de 120 000 unités serait suffisante pour rendre profitable un modèle qui devrait même avoir une version sportive Abarth de plus de 100 chevaux.

A demain avec Bertrand !
Daniel Krajka

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