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Quotidien des Usines

130 salariés en chômage partiel à la SAI à Revin

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C'est le dossier social le plus inquiétant de la rentrée industrielle dans les Ardennes. Depuis le 21 septembre et jusqu'au 12 octobre, la Société Ardennaise Industrielle (SAI), implantée à Revin (Ardennes) et propriété depuis 2014 du groupe Selni à Nevers (Nièvre), a mis en chômage partiel 130 des 181 salariés de l'entreprise. La nouvelle ligne de production est en effet à l'arrêt pour être améliorée.

130 salariés en chômage partiel à la SAI à Revin © Electrolux

La Société ardennaise industrielle (SAI), implantée à Revin (Ardennes) a mis en chômage partiel 130 des 181 salariés de l'entreprise depuis le 21 septembre et jusqu'au 12 octobre. Cette mesure a été prise par la direction de SAI suite à des problèmes récurrents liés à la nouvelle ligne de production de moteurs universels, mise en place au sein de l'usine en septembre 2016 et qui, manifestement, ne donne pas les résultats escomptés en ne répondant pas aux critères demandés par l'unique client.

C'est en tout cas le constat effectué par Electrolux qui en 2014 s'était engagé pour limiter les effets de son départ des Ardennes à commander à son successeur sur le site de Revin 7,2 millions de moteurs jusqu'en 2020. Soit 1,2 million par an. Cela conformément à un accord signé dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi négocié avec les syndicats.

Retard à l'allumage

En raison de pannes à répétitions, du remplacement d'un testeur automatique défaillant et de problèmes techniques constatés sur diverses parties d'un équipement qui s'avère complexe, le rythme de fabrication des moteurs réservés au géant suédois de l'électroménager n'a pas décollé comme prévu, restant très en deçà des attentes : 25 000 par mois au lieu des 100 000 programmés.
Ce retard à l'allumage n'a pas été du goût d'Electrolux qui avait investi dix millions d'euros dans cette ligne de production. Selni va donc réaliser un complément d'investissement pour trouver une solution et éliminer les dysfonctionnements en plaçant sur la chaîne des équipements supplémentaires.

En demandant la validation d'une activité partielle concernant son personnel de production, la SAI entend profiter de ces trois semaines pour relancer la ligne défaillante et rendre l'outil de travail enfin compatible avec les exigences de son unique client.

Mais à Revin, la situation reste très tendue. Le syndicat Force ouvrière ne cache pas son pessimisme d'autant que l'avenir financier de Selni serait assombri par des soucis de trésorerie avec l'URSSAF et ses fournisseurs.

Pascal Remy

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