130 emplois supprimés à Darbo dans les Landes

Le tribunal de commerce de Dax (Landes) a prononcé la liquidation lundi 24 octobre du fabricant de panneaux de particules bois Darbo, installé à Linxe (Landes). Le fonds germano-suisse Gramax, qui avait racheté la société il y a un an, n'a pas tenu ses promesses d'investissement. 130 salariés sont au chômage

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130 emplois supprimés à Darbo dans les Landes
Site Darbo à Linxe (Landes).

Aucune offre de reprise n'a été déposée pour l'usine Darbo de Linxe, fabricant de panneaux de particules dans les Landes. L'usine a officiellement fermée le lundi 24 octobre à 14 heures. Le site va être placé "en sécurité". Les silos vont être vidés et les machines mises à l'arrêt définitif. 130 salariés se retrouvent sur le carreau, avec un profond sentiment d'amertume.

L'entreprise est en difficulté depuis plusieurs années. Sous la coupe du groupe portugais Sonae, le déficit avait atteint 12,5 millions d'euros en 2014. "Sonae avait réduit ses activités en France et donné nos meilleurs clients à d'autres sites du groupe", fustigeait en novembre 2015 Carl Buytaert, ancien directeur commercial de la société.

Gramax n'a pas tenu sa promesse d'investir 11 millions d'euros

Le personnel avait retrouvé espoir il y a un an avec le rachat par le fonds germano-suisse Gramax Capital. Celui-ci s'était engagé à ne pas déposer le bilan pendant deux ans et à conserver l'emploi. Surtout, il avait promis d'investir 11,4 millions d'euros dans l'outil de production pour monter en qualité et faire face à la concurrence low cost des pays de l'Est. Un retour aux bénéfices était même envisagé à horizon de deux ou trois ans. Dans les faits, cette somme n'a jamais été investie et le chiffre d'affaires a continué de reculer.

Ce qui provoque aujourd'hui la colère des pouvoirs publics. Ces derniers accompagnaient le plan d'investissement massivement : une aide de l'Etat d'un million d'euros, de la région de 500 000 euros et du conseil général des Landes de 300 000 euros. "Nous allons étudier les conditions juridiques dans lesquelles la région pourrait engager des poursuites contre Gramax, compte tenu des agissements pour le moins critiquables de ces financiers depuis la reprise de Darbo en 2015", a prévenu Renaud Lagrave, vice-président de la région.

Les employés de l'usine ne seront pas les seuls à pâtir de cette fermeture. Darbo doit aujourd'hui 14 millions d'euros à ses fournisseurs, essentiellement situés dans la région.

En 2015, Darbo avait réalisé un chiffre d’affaires de 27,5 millions d’euros et envisageait d’atteindre cette année 40 millions d’euros.

Nicolas César

NICOLAS CÉSAR

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