13/12/2006 : Rémy Cointreau, Volkswagen, Umicore, Vinci...

  • Que gagnent les patrons des PME ?
  • La chimie n'est plus hors d'atteinte
  • Rémy Cointreau n'est pas à vendre
  • Volkswagen liquide ses salariés belges.
  • Naissance d'un géant mondial du zinc.
  • Fin des grandes manœuvres à la tête de Vinc
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    Que gagnent les patrons des PME ?
    Lassés des scandales provoqués par la publication des rémunérations exorbitantes de certains patrons de grands groupes, la CGPME a commandité à l'Insee une enquête sur les salaires des patrons des petites et moyennes entreprises. Cette enquête, dévoilée par la Tribune, montre que les salaires des patrons n'ont progressé entre 2003 et 2004 que de 2,5 %. Avec des salaires moyens annuels compris entre 29 000 et 100 000 euros, la moyenne s'établit autour de 48 000 euros. Un niveau de rémunération qui, au vu de l'ensemble des risques pris par l'entrepreneur, n'en vaut peut-être pas la chandelle, estime le quotidien. Si dans le secteur des activités financières le revenu moyen dépasse le chiffre symbolique de 100 000 euros, dans le secteur en forte croissance des services aux particuliers il plafonne sous les 30 000 euros, et même sous les 25 000 pour les entreprises de moins de 20 salariés. Dans l'industrie et l'énergie le salaire moyen des dirigeants dépassent les 100 000 euros pour les entreprises de plus de 50 salariés pour une moyenne de 53 000, toutes tailles confondues. On est loin des 2,237 millions d'euros des patrons des entreprises du Cac 40, souligne la Tribune. Pas d'amalgame donc entre les différentes catégories de dirigeant, insiste le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, qui rappelle que les parachutes dorés n'existent pas dans les PME.

    La chimie n'est plus hors d'atteinte.
    Le Parlement européen adopte aujourd'hui, après cinq années de tergiversations, le règlement Reach, la législation la plus stricte au monde en matière de produits chimiques dangereux, estime les Echos. Elle prévoit l'enregistrement progressif sur onze ans de 30 000 substances utilisées dans les produits de consommation les plus courants. Les tests nécessaires s'échelonneront donc jusqu'en 2018. Si, à l'origine, les eurodéputés voulaient obliger les industriels à systématiquement substituer à leurs produits des molécules plus sures, les 25 Etats voulaient au contraire leur épargner cette substitution si les risques étaient adéquatement contrôlés. Le compromis trouvé - c'est aux industriels d'apporter la preuve de l'innocuité de leur produit -, est considéré par Greenpeace comme un premier pas, constate le quotidien, même s'il est critiqué par les ONG. Reste aux entreprises à s'organiser, une tâche colossale estime l'Unice, l'organisme du patronat européen. Le plus couteux pour les entreprises risque bien d'arriver lorsque les fournisseurs vont soudainement interrompre leurs ventes de certains produits chimiques parce qu'ils n'ont pas envie d'assumer l'enregistrement officiel, souligne le Wall Street Journal. Reste également à monter l'agence de contrôle qui sera basée à Helsinki.

    Rémy Cointreau n'est pas à vendre.
    « Nous ne nous sentons pas une cible et nous n'en sommes pas une », déclarait la présidente du conseil d'administration du groupe, Dominique Hériard-Dubreuil en présentant les résultats du premier semestre 2006/2007. Si le chiffre d'affaires du groupe de spiritueux ne progresse que modestement à 354,4 millions d'euros, son bénéfice net augmente de 76,5 % à 75,7 millions note les Echos. Jean-Marie Laborde, son directeur général, misant sur les ventes en Chine et en Russie, a confirmé l'objectif d'une croissance organique à deux chiffres pour l'ensemble de l'exercice. Toutefois, la sortie du réseau de distribution Maxxium devrait entamer les marges de Rémy Cointreau. Malgré les dénis des familles propriétaires de la majorité des actions, Dresdner Kleinwort estime que « l'opération la plus rationnelle serait de vendre le groupe à un concurrent plus important », indique le quotidien.

    Volkswagen liquide ses salariés belges.
    Prends l'argent et tire-toi, 1 800 salariés de VW Forest se sont déjà laissé séduire par les copieuses primes de départ offertes par le constructeur allemand, relève l'Echo. Comprises entre 25 000 et 144 000 euros ces primes atteignent une moyenne de 88 000 euros, plus du triple de ce qu'offraient précédemment Renault aux salariés de Vilvorde et du double de Ford à ceux de Genk, rappelle le quotidien belge. En deux jours plus de 1 800 ouvriers se sont déjà inscrits sur les listes de départ, soit une facture de 154,8 millions d'euros pour VW. Cette ruée commence à inquiéter les syndicats qui doutent de la viabilité du site s'il ne reste pas assez de personnel pour le faire tourner. Ces primes devraient rapporter gros à l'Etat belge, estime l'Echo. Si elles sont taxées au taux habituel de 40 % elles rapporteront 63 millions d'euros aux finances publiques, une raison suffisante pour justifier le soin avec lequel Martin Winterkorn, le nouveau patron de VW, a été reçu par le Premier ministre, souligne le quotidien.

    Naissance d'un géant mondial du zinc.
    La saison des amours continue dans le secteur métallurgique et minier relève la Lex Column du Financial Times. Umicore, le groupe belge spécialisé dans les matériaux technologiques, a décidé de lier le destin de ses activités de raffinage et d'alliage de zinc à celle du groupe australien, Umicore, annonce l'Echo. Au lieu du « spin off » opéré avec succès pour le cuivre avec Cumerio, Umicore a choisi de participer à la création d'un leader mondial, explique son directeur général Thomas Leysen. Avec une production de 1,2 million de tonnes, le nouveau groupe deviendra le premier producteur de zinc. La coentreprise, qui selon le FT devrait peser entre 2,1 et 2,8 milliards de dollars, devrait être introduite à la bourse de Bruxelles fin 2007 et elle pourrait rapidement intégrer le Bel 20. « L'objectif sur le long terme est que la société soit entièrement indépendante », précise Leysen. Une opération qui conclut deux siècles de présence belge dans le secteur des métaux. En 1837 avait été créée la Société Anonyme des Mines et Fonderies de Zinc de la Vieille-Montagne, alors qu'en 1906 l'Union Minière du Haut-Katanga démarrait l'exploitation des mines de ce qui était alors le Congo belge.

    Fin des grandes manœuvres à la tête de Vinci.
    Après des mois de turbulences et l'éviction en juin dernier du tout puissant, mais très contesté Antoine Zacharias, le groupe de travaux publics va retrouver une certaine sérénité. Alain Dinin, le PDG du groupe de promotion immobilière Nexity, prétendant à la succession, a démissionné hier de son poste au Conseil d'administration de Vinci, il laisse ainsi les coudées franches à Xavier Huillard, le directeur général. Ce dernier, épaulé par Yves Thibaud de Silguy et soutenu par le Conseil d'administration, voit son autorité conforté, aidé en cela par un bilan de transition plutôt flatteur, reconnait la Tribune. Le carnet de commandes est rempli, avec 1,5 milliard d'euros de contrats depuis le début de l'année, ce qui devrait entrainer une progression de 20 % du chiffre d'affaires 2006. Les investisseurs et les analystes semblent croire en la stratégie du groupe, poussant le titre de près de 40 % depuis janvier, portant la capitalisation boursière à plus de 23 milliards d'euros. Le nouveau patron va maintenant devoir participer activement à la poursuite de la consolidation dans les concessions autoroutières, comme dans la construction. Les objectifs visent un chiffre d'affaires supérieur à 30 milliards d'euros d'ici à trois ans. Il devra également faire l'unité de ce qui est encore une galaxie de grosses PME, alors que le rapprochement de Vinci Construction, de Sogea et de GTM n'est pas encore digéré.


    Daniel Krajka

    A demain !

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