13/03/2007 : Aston Martin, Swisscom, Corus, Akzo Nobel, Organon, élection présidentielle...

  • Aston Martin passe sous pavillon anglo-koweïtien
  • Swisscom veut mettre un pied en Italie
  • Corus : Philippe Varin revient sur la fusion
  • Energie du futur : une facture à 3 500 milliards !
  • Akzo vend sa branche vétérinaire Organon
  • S
  • Partager

    Aston Martin passe sous pavillon anglo-koweïtien
    Le concessionnaire préféré de l'agent 007 change de propriétaire. L'américain Ford, à la recherche de cash, a officialisé hier la vente de son joyau britannique à un consortium d'investisseurs piloté par David Richards. Ce dernier, dont le visage radieux fait la une du Financial Times, est un professionnel de la compétition automobile. Il fut notamment copilote du Finlandais Ari Vatanen, directeur des écuries de course Benetton et Bar et fondateur de Prodrive, la société qui engage des bolides de la marque dans des courses d'endurance. Il sera épaulé chez Aston Martin par deux sociétés d'investissements koweïtiennes, ainsi que par le banquier américain John Sinders, un collectionneur de voitures. La transaction, qui devrait être bouclée lors du deuxième trimestre, valorise Aston Martin à 479 millions de livres (701 millions d'euros).

    Swisscom veut mettre un pied en Italie
    Autre manchette de vos quotidiens : l'offre publique d'achat amicale lancée par l'opérateur télécoms helvète Swisscom sur l'italien Fastweb. Le groupe suisse propose de reprendre au moins la majorité du capital, au prix de 47 euros par titre en cash, soit une prime de 12 % par rapport au cours de la cible vendredi soir. L'opération pourrait coûter 3,7 milliards d'euros (6 milliards de francs suisses) à Swisscom, si l'ensemble des actions lui est apporté. Pour la Tribune, « en voulant racheter [...] Fastweb, Swisscom choisit un opérateur en avance sur le reste du marché italien ». Le journal note que « l'ancienne start-up milanaise a aujourd'hui la position enviable d'avoir déjà réalisé l'essentiel des investissements ». Une bonne affaire donc. Pour autant, à Genève, les journalistes sont moins optimistes. « L'opération [...] n'est de loin pas dénuée de risques, estime l'éditorialiste du Temps. Opérateur alternatif créé en 1999, FastWeb n'a jamais été rentable jusqu'à - peut-être - l'exercice 2007. La firme italienne ne détient que 13% du marché de l'Internet à haut débit face au tout-puissant Telecom Italia, qui se défend encore très bien ». Par ailleurs, jugeant la proposition de l'opérateur helvétique « peu généreuse », les analystes attendent une contre-offre, apprend-on dans les colonnes des Echos. Selon le quotidien, « Vodafone pourrait descendre dans l'arène ».

    Corus : Philippe Varin revient sur la fusion
    Dans une interview accordée au Figaro Économie, Philipe Varin, le patron de l'entreprise anglo-néerlandaise Corus, revient sur le rachat de cette dernière par l'indien Tata Steel. « Seul le business a été pris en compte », affirme le patron d'origine française. Une affaire en or pour les actionnaires. En 2003, l'action Corus vaut 40 pence ; fin 2006 la première offre de Tata s'établit à 455 pence par action ; et enfin, le 31 janvier 2007, après 3 mois de bataille boursière entre Tata et CSN, le titre s'arrache à 608 pence ! « C'est une très belle opération pour les actionnaires », confirme Philippe Varin. « Et pour les salariés ? », interroge la journaliste du Figaro. « Cette fusion ne s'accompagnera pas de suppression d'emplois, affirme Philippe Varin. [...] L'avenir des hauts-fourneaux britanniques et de la production d'acier brut de Corus dépendra de la concurrence internationale ».

    Energie du futur : une facture à 3 500 milliards !
    La Tribune consacre sa une du jour à l'énergie du futur et surtout... à son coût. Réunies à Séville jeudi et vendredi dernier, les fédérations américaine, européenne et japonaise d'électricité ont appelé « à une révolution dans les stratégies d'investissement », rapporte le journal. Selon elles, le secteur devra engager 3 500 milliards d'euros d'ici à 2030 (plus d'une fois et demie le PIB de France tout de même) dans la lutte contre le réchauffement de la planète. Deuxième constat des trois grandes associations internationales du secteur, les énergies renouvelables seules ne suffiront pas : le nucléaire et le charbon ont un rôle à jouer.

    Akzo vend sa branche vétérinaire Organon
    Alors qu'il devait introduire sa filiale de produits vétérinaires, Organon Biosciences, en Bourse, le chimiste Akzo Nobel a changé d'avis. Il a annoncé hier, de manière inattendue, la vente totale de cette division à Shering-Plough pour 11 milliards d'euros. Pour les Echos, « Shering-Plough acquiert au prix fort les médicaments d'Akzo Nobel ». Le journal note que « dans le cadre de l'introduction en Bourse [...] cette filiale était estimée entre 8 et 10 milliards d'euros ». Même son de cloche dans les colonnes du Financial Times. Le quotidien de la city rapporte dans sa Lex column qu'Organon était évalué entre 8 et 9 milliards par les analystes. L'opération devrait être finalisée au second semestre.

    Spécial présidentielle 2007 !
    Comme chaque jour, l'ensemble de la presse consacre une partie de ses colonnes à l'élection présidentielle. Petit tour d'horizon.
    Pour Libération, c'est « le doute Royal ». « Distancée par Nicolas Sarkozy, la candidate socialiste ne parvient pas à affirmer sa différence avec François Bayrou », estime le journal. De quoi susciter de l'inquiétude au Parti socialiste. Hier François Hollande, le leader du PS et le père des enfants de Ségolène, a admis qu'il était préoccupé de voir qu'elle pourrait ne pas être au second tour, rapporte le Financial Times. Pour le quotidien saumon, cette confidence souligne combien l'inquiétude gagne la campagne de Ségolène Royal, de plus en plus marquée par des sondages plébiscitant le candidat UDF.
    François Bayrou est décidément partout ! « François Bayrou, le tsunami tranquille », titrent nos voisins du Temps. Selon les journalistes du quotidien genevois, « l'image que s'est construite François Bayrou fait penser au slogan de François Mitterrand en 1981, la "force tranquille" ».
    Un avis que ne semble pas partager François Fillon. Dans sa rubrique « la phrase », le Figaro a retenu quelques mots de l'ancien ministre : « Moi, je trouve que François Bayrou, c'est un jeu vidéo. C'est à dire que ce sont des personnages virtuels ». Au-delà de cette métaphore, le Figaro note qu'après la sortie de Chirac, « Villepin et les derniers chiraquiens se rallient » à Nicolas Sarkozy. Seul, « Jean-Louis Borloo entretient encore le suspense sur son soutien ». Et pour cause, « Borloo a lui aussi un programme », estime le Parisien. Le quotidien francilien relève les « trois propositions chocs » du ministre de la Cohésion sociale : moins 20 % sur les charges des entreprises ; une agence d'accès à l'emploi ; une école nationale supérieure. « L'ampleur de son soutien dépendra probablement de la manière dont le candidat UMP intégra tout ou partie de son programme », estime le Parisien.
    La presse économique, par ailleurs, n'est pas en reste avec la politique. Le quotidien les Echos sort aujourd'hui un numéro « Spécial présidentielle 2007 » avec un supplément de 26 pages baptisé : « l'audit de la France ». Le quotidien évalue les atouts (démographie, créativité, infrastructures, champions mondiaux) et les faiblesses (faible croissance, exportation en berne, systèmes éducatif et social figés, dette...) de l'hexagone.
    La Tribune de son côté estime que « la "valeur du travail" divise les trois grands candidats ».

    A demain avec Daniel !
    Bertrand Beauté

    Partager

    LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

    LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

    ARTICLES LES PLUS LUS