12 septembre 2002- N°2838

Partager

Des pistes pour compléter ses informations, en complément d'articles parus dans L'Usine Nouvelle du 12 septembre 2002.

* Révolution de velours dans l'automobile

(page 26)

Le règlement européen induira des changements qui n'apparaîtront qu'après 2005, et toucheront plus la réparation que la vente. Sans garantir la baisse des prix escomptée par la Commission.

Voir, sur le communiqué de la Commission européenne, avec des liens vers des documents sur le sujet.

* Le diamant fait rêver les puces

(page 44)

Des scientifiques suédois ont mis au point un semiconducteur à base de diamant plus performant que le silicium.

Pour en savoir plus :

http://www-drt.cea.fr/Pages/List/pages/filmince.htm

http://www.sciencemag.org

* Eliminer les aléas grâce aux flux synchrones

(page 68)

Les entreprises cherchent de plus en plus à synchroniser l'ensemble de leur flux afin de répondre à la demande de leurs clients tout en minimisant les investissements. Pionnière : l'industrie automobile.

Pour en savoir plus:

Production synchrone et organisation logistique globale : le défi de l'industrie automobile
Pierre-Marie Gallois
La Revue Française de Gestion Industrielle - vol 20 - n° 4/2001

Logistique & Management. Le pilotage des flux. Institut supérieur de logistique industrielle. Groupe ESC Bordeaux

* Et Vous

« Je veux rendre mes réunions plus efficaces. »

(page 134)

Terrain privilégié d'expression des rapports de force, la réunion constitue le lieu essentiel de transmission de votre information mais aussi de votre énergie. Si vous la réussissez, vous galvanisez vos troupes, mais si vous la vivez du haut de votre chaire comme une démonstration formelle de votre autorité, vous en perdez les bénéfices. Animer, lancer, réussir une réunion, cela s'apprend. Condition sine qua non : établir la confiance.

Pour en savoir plus

- « Mener une réunion efficace », René Moulinier, Éditions d'Organisation, 2001.

- « Conduire une réunion : Mobiliser les énergies, animer la rencontre, obtenir des résultats concrets », Jean-Emmanuel Combes, Village Mondial, 2001.

- « La conduite des réunions », R. Mucchielli, Éditions ESF, 2000.

- « Des réunions plus efficaces », Charles Maccio, 1995, Lyon, Chroniques sociales.

- « Comment réussir une réunion de travail », G. Amado et A. Guittet, in Revue Française de Gestion, N°19, janvier-février 1979.

- « Sociologie de l'entreprise », Renaud Sainsaulieu, Paris, Presses de la FNSP et Dalloz, 1997, 2e édition.

Quatre travers bien de chez nous

Gilles Amado, professeur de psychosociologie des organisations à HEC, docteur en psychologie clinique, et psychanalyste, a recensé quatre familles de réunions à fuir. À vous de rectifier le tir.

· La réunion perverse

Le flou règne en maître sur l'objet, le genre de la réunion et le choix des participants. Les informations préalables ont été inégalement réparties. Le responsable semble davantage jouer avec les participants que conduire la réunion. Il manie séduction et autoritarisme mais aussi flatterie et culpabilisation.

· La réunion obsessionnelle

Le goût du rituel prend le pas sur la réflexion. L'ordre du jour devient carcan, le tour de table est un rituel désincarné, le langage châtié reste sans vie, les postures sont rigides. Résultats : la réflexion se trouve isolée de la réalité. Le discours sur l'action remplace l'action.

· La réunion hystérique

L'énergie se trouve ici libérée positivement. Mais le désir d'action immédiate (souvent désordonnée) ne laisse pas le temps aux divergences d'apparaître et absorbe toute l'énergie des individus. L'objectif est privilégié par rapport aux moyens d'y parvenir.

· La réunion dépressive

La tonalité dépressive s'installe lorsque les mécanismes suivants se répètent : surévaluation des contraintes externes, justification permanente de l'échec. Tout se passe alors comme si la réalité venait alimenter le fantasme, l'énergie étant concentrée sur la démonstration des contraintes et la contemplation passive de l'impuissance plutôt que sur les moyens pour dépasser une telle situation.

« Il faut savoir perdre du temps en réunion. »

Interview de Gérard Gallienne, consultant et sociologue, membre de l'équipe de Renaud Sainsaulieu à l'IEP Paris.

À quoi sert une réunion ?

Une réunion peut servir à informer, échanger, décider, produire... Au-delà de ces fonctions, elle constitue un espace d'affirmation et de manifestation de la structure de pouvoir en place dans l'entreprise. En assistant à une réunion, on peut quasiment lire les rapports de pouvoir en jeu : peut-on plaisanter en début de séance ? Qui plaisante ? Sur quoi ? Attend-on avant de s'asseoir ? comment est-on assis ? Qui parle ? De son propre chef ou pas ? Comment sont posées les questions ?

Comment améliorer l'efficacité d'une réunion, sachant qu'elle est un terrain privilégié d'expression des jeux de pouvoirs ?

Il est primordial d'établir la confiance. Elle est à construire. La prise de risque doit être possible. L'animateur doit s'assurer que la parole de chacun est accueillie, sans discrimination. Il doit ensuite contribuer à l'approfondissement des interventions, à travers notamment la reformulation, et en renvoyant la balle d'un participant à un autre. Donc : il faut savoir prendre du temps. Et là, nous butons souvent sur un obstacle culturel, à savoir la représentation du temps : une réunion où on ne ferait que parler serait une perte de temps. Et bien, non, il faut savoir « perdre du temps » pour en gagner. Une décision prise rapidement n'est pas forcément une bonne décision. Dans le management par projet, où les statuts hiérarchiques ne sont plus fondateurs de légitimité en tant que tels, la construction de la confiance - condition fondamentale de la réussite du projet - peut nécessiter plusieurs réunions préparatoires. Une réunion où tous parlent et écoutent, c'est déjà un grand pas en avant.

Partager

LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS