12 raffineries arrêtées… deux sur le point de fermer

Paradoxe. Deux raffineries sont sur le point de fermer faute de rentabilité économique, tandis qu'une raffinerie a été réquisitionnée ce matin par le gouvernement pour répondre à la crise du carburant. Trois éléments qui risquent d’alimenter la mobilisation actuelle des grévistes dans les 12 raffineries de France.

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12 raffineries arrêtées… deux sur le point de fermer

Reichstett sur la selette. La nouvelle a de quoi mettre de l’huile sur le feu des grévistes dans les raffineries. Deux ans après l'avoir acquise, Petroplus a annoncé hier son intention de fermer sa raffinerie de Reichstett, près de Strasbourg, l'une des 12 raffineries françaises. « Dans un contexte difficile pour le marché du raffinage, et compte tenu des capitaux qui seraient requis, l'entreprise ne peut justifier les investissements nécessaires au maintien de l'activité» a déclaré le groupe suisse. Du coup, Petroplus veut convertir l'usine en terminal, autrement dit en dépôt de pétrole. La facture sociale est lourde : 253 emplois sur 255 seront supprimés, sachant que la nouvelle activité occupera 15 postes.

Dunkerque menacée. Par ailleurs, le tribunal de grande instance de Nanterre a autorisé aujourd'hui Total à « ne pas procéder au redémarrage de l'activité » de la raffinerie des Flandres près de Dunkerque (Nord), contestant ainsi une décision rendue par la cour d'appel de Douai. Même s'il a été reconnu que les consultations des salariés n'ont pas été faites en temps et en heure. Le tribunal de Nanterre sanctionne pour cela Total d'un délit d'entrave et lui impose de payer 5.000 euros en réparation au comité d'entreprise, ainsi qu'un total de 12.500 euros de frais de procédures à ses contradicteurs. C'est un nouveau coup dur pour les salariés de chez Total. Total pourra donc mettre en place son projet, à savoir créer une école de formation, un dépôt et un centre d'assistance technique. Les 380 salariés de l’usine des Flandres doivent se réunir pour décider de la suite à donner au mouvement. Les syndicats peuvent encore fait appel du jugement de Nanterre, mais la volonté n'y est peut être plus.

Grandpuits réquisitionnée. Deux des douze raffineries française sont donc mourantes, la crise du raffinage européen s’invitant au débat sur les retraites. Alors que les grévistes continuent d'affronter les forces de l'ordre pour bloquer l'accès aux dépôts de carburant, la raffinerie de Grandpuits en région parisienne et ses salariés ont été réquisitionnés par le gouvernement. Entre les deux fermetures confirmées et cette réquisition, l’ « électrochoc » pourrait durcir la mobilisation.

Lire aussi :
La raffinerie Total de Grandpuits réquisitionnée par la préfecture
La carte des 12 raffineries françaises
Le problème des raffineries françaises

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