12/10/2007; Pétrole, BP, Chrysler, SABMiller, Molson Coors...

  • Nouvelle hausse du brut
  • Révolution culturelle chez BP
  • Fin de grève chez Chrysler
  • L'industrie électronique indienne ralentie par le manque de main d'œuvre qualifiée
  • Nouvelle tournée de fusions dans la bière
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    Nouvelle hausse du brut
    La cotation du brut, dopée par l'annonce d'une nouvelle baisse des stocks aux Etats-Unis est repassé au-dessus des 83 dollars. L'Agence Internationale de l'Energie annonce depuis le printemps que la conjonction d'une baisse rapide des réserves et d'une demande toujours forte va entrainer un déficit de pétrole, rappelle la Tribune. Le déficit des réserves s'est effectivement creusé par rapport à l'an dernier au troisième trimestre, un phénomène rare en cette saison. Conséquence du niveau de prix très élevé, la légère baisse de la demande enregistrée aux Etats-Unis a toutefois été plus que compensée par une consommation accrue en Chine et au Moyen-Orient, dans des pays où elle est encouragée par des prix subventionnés par les Etats. A la grande surprise du quotidien, l'AIE ne prend pas en compte la crise du crédit de cet été et n'a pas modifié ses prévisions des besoins pour 2007 et 2008 qui restent à un niveau nettement supérieur à celui attendu par l'Opep et même par les américains. En moyenne les analystes tablent sur un prix moyen du baril de 67 dollars en 2008, mais, remarque les Echos, une récente étude de Deutsche Bank indique qu'entre 1999 et 2007 les analystes ont sous-estimé de 31% le prix du pétrole à un an. L'impact de cette nouvelle hausse est toutefois limité en Europe en raison de la faiblesse du billet vert, rappelle le quotidien.

    Révolution culturelle chez BP
    Le nouveau responsable de BP en appelle à un profond changement culturel, titre le Financial Times. Cinq mois après son arrivée aux commandes du pétrolier britannique, Tony Hayward a présenté un plan drastique de réduction de coûts. Il compte s'attaquer à la lourdeur structurelle du géant, souligne la Tribune, mais juge également inévitables des suppressions de postes. « Il y a un besoin de changement de nos comportements », a insisté Hayward qui s'appuie sur une étude menée depuis 6 mois par les cabinets Bain et McKinsey. Les niveaux de hiérarchie seront réduits et le nombre de segments opérationnels ramenés de 3 à 2, le département Gaz, énergies et Renouvelables étant intégrés dans les divisions Exploration et production et Raffinage et commercialisation. Outre les problèmes structurels liés à une organisation devenue trop complexe, les ennuis actuels proviennent du retard de la mise en route des nouvelles plateformes géantes du golfe du Mexique et des problèmes techniques de raffinages aux Etats-Unis, a relevé Hayward. Admettant dans un entretien avec le FT que le moral n'est pas bon, il reconnaissait que la direction devrait apprendre à écouter, une qualité inconnue de son prédécesseur, Lord Browne. Dès le quatrième trimestre cependant, les performances financières de BP devraient se rapprocher de celles de ses concurrents, affirme-t-il.


    Fin de grève chez Chrysler
    La grève n'aura duré que 6 heures, note le Wall Street Journal, et il ne reste plus aux 45 000 salariés de la firme qu'à ratifier le contrat signé par leur syndicat l'UAW et la direction. L'accord-cadre signé comprend les mêmes modalités que celui de General Motors, c'est son « miroir » précisait Tom LaSorda, le président du groupe. Un accord que les ouvriers de GM viennent d'approuver à 66% pour ceux qui travaillent au montage et à 64% pour les autres, précise les Echos. Cet accord devrait permettre une baisse de 20% des coûts salariaux, soit d'économiser 3 milliards de dollars par an, selon un expert du Center of Automotive Research, cité par le quotidien. L'accord pourrait être plus difficile à faire ratifier chez Chrysler où les ouvriers sont moins enclins à faire des concessions, met cependant en garde le WSJ. Selon l'entreprise ses coûts salariaux horaires sont actuellement de 75,86 dollars contre 47,60 dollars pour Toyota. Reste maintenant à signer un accord avec Ford, celui des Big Three dont la santé est la plus chancelante et qui n'espère pas de retour à l'équilibre avant 2009.

    L'industrie électronique indienne ralentie par le manque de main d'œuvre qualifiée
    Chandresekhara Venkata Raman est surement peu connu en dehors de l'Inde et des milieux spécialisés. Le physicien est le seul indien a avoir reçu un prix Nobel en sciences, souligne le Financial Times qui note le peu de prouesse au plus haut niveau de la recherche du pays dans lequel est sous-traité une grande partie de la production électronique. L'inde souffre d'une pénurie de docteurs en sciences qui pourrait faire obstacle à sa volonté de remonter la chaîne de la valeur. Si l'Inde sort chaque année 35 à 50 docteurs en informatiques, les Etats-Unis en produisent un millier, qui paradoxalement sont souvent indiens. Il y a cinq fois plus de docteurs en sciences d'origine indienne aux Etats-Unis que sur le sous-continent, s'inquiète le directeur du laboratoire de recherche de Microsoft en Inde. Le manque de reconnaissance sociale et des salaires relativement bas pénalisent la recherche en Inde.

    Nouvelle tournée de fusions dans la bière
    Pour faire face à un marché stagnant les numéros deux et trois de la brasserie, SABMiller et Molson Coors ont annoncé le 9 octobre un joint-venture aux Etats-Unis, relève The Economist. Cet accord donnera naissance à un nouveau géant, MillerCoors qui contrôlera 29% du marché américain avec un chiffre de ventes de 6,6 milliards de dollars. Avec environ 500 millions de dollars de synergies dès la troisième année, le nouveau groupe sera mieux armé face à Anheuser-Bush et sa marque étendard, Budweiser qui détient la moitié d'un marché annuel de 102,6 millions de fûts. Un marché qui ne croît plus guère, les américains ne consacrant au breuvage que 1,5% de plus par an. Une croissance dépendant des bières supérieures et des importations. Une situation qui les a incités à investir les marchés en expansion d'Amérique latine, d'Afrique et d'Europe de l'Est où ils se heurtent à d'autres géants comme le belgo-brésilien InBev. Nés eux-mêmes de fusion, comme celle du sud-africain SAB et Miller, les nouveaux géants pourraient poursuivre le processus de concentration estime l'hebdomadaire. Anheuser-Bush importe déjà les marques premium d'InBev, un secteur sur lequel il est absent. Un rapprochement entre les deux entreprises complémentaires pourrait être à l'étude conjoncture The Economist, qui point l'absence de marque mondialement reconnue, comme Budweisser, dans le portefeuille du belgo-brésilien.

    Daniel Krajka

    Bon week-end, à lundi !


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