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Quotidien des Usines

12/10/2006 ; Suez, Pinault, Crédit Agricole, Vivendi, Eramet ...

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Publié le

Le mariage Suez-Gaz de France contrarié ? Crédit Agricole s'installe de l'autre côté des Alpes. Nouvelle législation pour la participation des salariés. Vivendi vendu par appartements ? Prix du brut, l'OPEP tergiverse sur les moyen

Les entreprises citées


Le mariage Suez-Gaz de France contrarié ?
Alors que l'affaire semblait entendue, après les débats houleux et les milliers d'amendements à l'Assemblée nationale, un gros grain de sable pourrait venir gripper la délicate mécanique enclenchée, avec notamment les difficiles négociations sur les concessions demandées par Bruxelles, pour éviter l'abus de position dominante. L'homme d'affaires François Pinault serait prêt à acheter le pôle environnement de Suez, croit savoir les Echos, repris par le Financial Times. Le patron de PPR, qui s'est fortement désengagé de la distribution, professionnelle, avec Rexel et grand public, avec Le Printemps et maintenant la Fnac, serait prêt à aligner 18 milliards d'euros pour mettre la main sur le pôle eau, déchets et services à l'industrie du groupe dirigé par Gérard Mestrallet. Cette opération hostile est à l'étude depuis des mois, en coopération avec l'électricien italien Enel, qui convoite depuis longtemps la branche énergie de Suez et surtout les centrales nucléaires que ce dernier possède en Belgique (Tractebel). Mais le groupe transalpin hésiterait encore à se lancer dans une opération à haut risque politique en France. S'il venait à faire défection, François Pinault pourrait alors se tourner vers une autre partenaire européen, poursuit le quotidien, tel que l'allemand E.ON ou l'espagnol Endesa, intéressés eux aussi par le pôle énergie. Le milliardaire français pourrait alors recréer l'ex-Lyonnaises des Eaux !

Crédit agricole s'installe de l'autre côté des Alpes.
La banque verte signerait un accord en Italie pour le rachat de plus de 650 agences bancaires dans le nord du pays, rapportent la Tribune et les Echos. La transaction qui se monterait à près de 6 milliards d'euros fait partie d'un marché avec Banca Intesa. Cette dernière, dont le Crédit agricole est le premier actionnaire avec 17,8 % du capital, souhaite se rapprocher de sa consœur San Paolo IMI. En contrepartie de la levée de son véto sur cet accord, note le Financial Times, l'établissement dirigé par René Carron, mettrait la main sur un réseau de 654 agences qui couvre 1,4 million de clients. L'ensemble comprendrait la totalité du capital de la banque Cariparma, avec 311 agences à Parme et à Piacenza. Il comprendrait également 76 % (actuellement chez Intesa) de la banque régionale FriulAdria qui possède 150 succursales entre Venise et Trieste. Enfin, banca Intesa céderait à Crédit agricole SA près de 200 de ses propres agences. L'opération serait financée sur les fonds propres de la banque française et par augmentation de capital. Cette dernière prévoit de lever 4 milliards d'euros en bourse. La banque verte va maintenant devoir digérer ses acquisitions, affirme Georges Pauget, le directeur général, dans un entretien au Figaro.

Nouvelle législation pour la participation des salariés.
Le gouvernement va instituer un « dividende du travail ». C'est la mesure phare du projet de loi sur la participation et l'actionnariat salarié qui a été adopté hier par un vote solennel à l'Assemblée nationale, soulignent la Tribune et le Figaro. Ce dividende pourra se traduire en supplément d'intéressement ou de participation, ou en transfert de droits d'un compte épargne-temps vers un Plan d'épargne entreprise (PEE) ou vers un Plan d'épargne pour la retraite collectif (Perco). Il pourra aussi reposer sur l'attribution d'actions gratuites, déductibles de la base imposable. Le projet prévoit également, entre-autre, un encadrement des stock-options (mesure proposée par Edouard Balladur). Celles-ci ne pourront plus être levées par les mandataires sociaux pendant la durée de leur mandat. Le projet prévoit également une amélioration de la représentation des salariés. Dès lors qu'ils possèderont plus de 3 %du capital, ils devront bénéficier de représentants dans les conseils d'administration et les directoires des entreprises cotées. Des amendements prévoient également une limitation du système de report des bénéfices, ainsi qu'une formation des salariés à l'épargne salariale.

Vivendi vendu par appartements ?
Les scénarios de démantèlement redeviennent plausibles, estime la Tribune après les récentes déclarations de Claude Bébéar à l'agence Reuter. L'ex-patron d'Axa et président du comité stratégique du conseil de surveillance de Vivendi s'est laissé aller à quelques confidences sur les diverses composantes des conglomérats. D'aucuns auront seulement retenu cette petite phrase ; « Dans le cas de vivendi, le découper en rondelles, pourquoi pas, si cela apporte quelque chose à l'entreprise et pas simplement à deux ou trois actionnaires qui vont faire un bénéfice cash », et beaucoup pourraient y voir une invitation... Afin de réduire la décote importante dont est affligée le conglomérat, les scénarios et les candidats pour les valider ne manquent pas. La vente de la participation de 20 % dans NBC Universal et celle des 51 % de Maroc Télécom sont souvent évoquées et pourraient être réalisées rapidement. Des mises en bourse séparées (spin-off) de certains actifs comme SFR ou Canal + feraient également partie des options, tout comme bien sûr l'entrée de fonds d'investissements, voire d'un industriel. En tout état de cause, Lagardère, actionnaire incontournable du groupe de médias et de télécommunications, sera un des acteurs majeur de ces grandes manœuvres.

Prix du brut, l'Opep tergiverse sur les moyens.
Afin de freiner la glissade des prix du pétrole, le baril de « light sweet crude » est tombé hier en dessous de 59 dollars à New York, les membres de l'organisme seraient sur le point de trouver un accord. C'est du moins ce qu'a annoncé hier Edmund Daukuru, le ministre nigérian du Pétrole et actuel président en exercice, indique les Echos. Tous les membres du cartel seraient désormais favorables à une baisse de 1 million de barils en moyenne par jour. Si cette mesure s'appliquait aux quotas officiels, cela entraînerait une baisse de 28 à 27 millions de barils par jour. Mais remarque les Echos, ces quotas ne reflètent pas la production réelle qui était inférieure à 27,5 Mb/j au mois de septembre. Certains pays comme le Nigeria et le Venezuela sont en pointe pour réclamer une baisse, alors qu'ils peinent à produire au niveau de leurs quotas et souhaiteraient que ce soit d'autres membres du cartel qui fassent des efforts. Le consensus pour une diminution est sans doute là, souligne le Wall Street Journal, et la plupart des analystes sont d'accord sur ce point, mais le problème est maintenant de trouver les moyens d'y parvenir, alors que l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a abaissé ses prévisions de la demande mondiale pour 2006 et 2007 !

Eramet en difficulté sur le « Caillou »
L'activité de la SLN, filiale d'Eramet en Nouvelle-Calédonie est fortement entravée par une grève, qui n'a pourtant rien à voir avec l'entreprise, relève les Echos. Le conflit social qui dure depuis trois semaines et lui coûte un million de dollar par jour, a été déclenché par son concurrent le groupe Inco. Le mineur canadien veut employer, sur la construction de son complexe minier de Goro, de la main-d'œuvre étrangère, 700 salariés environ venus des Philippines, déclenchant l'ire de la Confédération syndicale des travailleurs de Nouvelle-Calédonie. Depuis le 25 septembre ces derniers bloquent la plupart des dépôts de carburants, paralysant l'activité économique de l'ile et ont érigé des piquets de grève, empêchant le travail de 2 200 salariés chez Eramet. Jacques Bacardats, P-DG de la société Eramet, exprime son inquiétude dans une interview au Figaro.
Didier Ragu

A demain !

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