L'Usine Energie

1000 emplois seraient menacés chez Alstom par la reprise par GE

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Publié le , mis à jour le 26/08/2015 À 17H52

Selon nos informations, ce ne serait pas 2000 mais 1000 emplois que General Electric envisagerait de supprimer en France dans la branche énergie d’Alstom. Reste que cette menace s’ajoute à une dégradation des conditions de l’opération pour le français.

2000 emplois seraient menacés en France dans la branche énergie d’Alstom par son rachat par General Electric. Ce chiffre révélé par l’Obs mercredi 26 août, qui se réfère à des informations confidentielles présentées par le cabinet d’audit Secafi aux syndicats d’Alstom début juillet, pourrait être exagéré. Selon nos informations, ce sont un peu plus d’un millier de suppressions de postes qui sont envisagées en France (sur environ 9000 emplois dans la branche énergie d’Alstom). Le chiffre de 10000 emplois supprimés dans le monde est en revanche confirmé.

De source syndicale, ces chiffres viennent d’une étude commanditée par General Electric à laquelle ont eu accès les cabinets d’audit Secafi et Syndex, mandatés par les comités centraux d’entreprise. Pour Laurent Santoire, délégué CGT d’Alstom, "ces chiffres n’ont rien d’étonnant. En mai, Jeff Immelt, le PDG de General Electric, a réévalué à la hausse, de 1,2 milliard à 3 milliards de dollars les synergies annuelles qu’il entendait dégager après le rachat. Cela implique nécessairement des rationalisations drastiques".

Une suite de mauvaises nouvelles

Des suppressions de postes accompagneront la fermeture du bâtiment qui héberge le siège d’Alstom Power à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) avant son transfert à Belfort (Territoire-de-Belfort), où GE a son siège européen. Les syndicats s’inquiètent également pour le site de Belfort d’Alstom, en sous-charge chronique, ainsi que pour l’activité solaire du français. Si l’on y ajoute les 300 millions d’euros de rabais qu’Alstom a consenti à GE cet été et la possible vente, évoquée cet été dans la presse, d’une partie des activités d’Alstom dans les turbines à gaz pour amadouer Bruxelles, la liste des mauvaises nouvelles pour Alstom s’allonge sans cesse.

"Démantèlement, suppressions de postes et perte d’un fleuron industriel crucial pour la transition énergétique… Il est grand temps qu’Emmanuel Macron prenne ses responsabilités et reconsidère cette vente", lance Laurent Santoire. Si un revirement du ministre de l’Economie semble peu probable, c’est peut-être Bruxelles, qui doit donner sa réponse avant le 10 septembre, qui comblera le syndicaliste.

Manuel Moragues

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