Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Santé

100 ans que les boules Quies sont "dans les placards de tout le monde"

Sybille Aoudjhane , , , ,

Publié le

1918-2018, les boules Quies ont cent ans cette année. L'occasion de faire un retour sur l'évolution d'une entreprise familale au franc succès. 

100 ans que les boules Quies sont dans les placards de tout le monde
Production des boules Quies dans l'usine de Palaiseau.
© Quies

En 1918, dans une officine parisienne, un pharmacien met au point un bouchon d’oreille pour sa cliente importunée par le bruit. La petite boule de cire enrobée de coton qu’il appellera "sourdine" fait la joie de sa cliente... puis d’autres... et encore d’autres... jusqu’en 1921 où le pharmacien créé le laboratoire des boules Quies avec deux fondateurs : la famille Henry-Lepaute et Joseph Moreau.

Aujourd’hui, l’entreprise représente une "success story industrielle", selon les mots du directeur général délégué, Ludovic Hardouin, et un chiffre d’affaires de 17 millions d’euros en 2016 avec 60 millions de boules vendues.

Depuis, la société s’est diversifiée, elle produit des boules Quies en mousse mais aussi des anti-ronflements ou anti-poux, le tout dans son usine à Palaiseau. Mais la boule en cire n’a pas changé. "C’est la même, seules les matières premières ont un peu évolué", précise Olivier Denis du Peage, président du Directoire et de la R&D, arrière-petit-fils d’un des fondateurs. Pour l’anniversaire de l’entreprise, la boite collector des premières boules ressort des placards. Car la boite, elle, a bien changé. D’inspiration égyptienne en ce temps des grandes fouilles archéologiques, celle de 1921 est en fer, avec un épervier aux ailes déployées sur le couvercle. Simplification et matière, la boite actuelle est en plastique avec pour seul logo la marque "Quies".

Une boule de cire pour tous 

"Il suffit de la malaxer, la réchauffer et l’insérer dans l’oreille. Elle s’adapte parfaitement aux morphologies", explique Chloé Postel-Vinay, directrice marketing et arrière, arrière petite fille d’un des fondateurs. "Il est dans les placards de tout le monde", se réjouit-elle. Son succès tient de sa simplicité et efficacité pour un besoin intemporel voire croissant. Ronflements, circulation, mais aussi concerts et examens, les boules Quies sont encore très utilisées. 26% de la population française porte ces protections auditives une fois par semaine.

"Les consommateurs sont plus sensibles au bruit, on doit cibler le grand public", explique Ludovic Hardouin. L’entreprise croît de 5 à 10% par an et espère se développer encore plus à l’étranger, au-delà des vingt pays dans lesquels ils s’exportent déjà. Bien loin de la production manuelle des années 1920, Quies s’adapte aujourd’hui au tournant technologique : ils cherchent à intégrer des nouveaux cobots au sein de leur entreprise et ont créé leur premier site e-commerce en 2016.

 

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle