09/11/06 : EADS, France Investissement, Iberdrola, Scottish Power, VW...

  • Les comptes d'EADS partent en vrille.
  • 2 milliards d'euros pour financer les PME.
  • Iberdrola approche Scottish Power.
  • VW : les chantiers du nouveau patron.
  • Sarkozy veut réconcilier la France avec le capital.
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    Les comptes d'EADS partent en vrille.
    « EADS a accusé ses premières pertes opérationnelles depuis sa création en juillet 2000 », soupire le Figaro Économie. Malgré une hausse de son chiffre d'affaires de 14 %, à 8,49 milliards d'euros, le groupe d'aéronautique et de défense a enregistré une perte d'exploitation de 239 millions d'euros au troisième trimestre, contre un bénéfice opérationnel de 559 millions un an plus tôt, et un déficit net de 195 millions d'euros. En cause : les retards de l'A380, la faiblesse du dollar et les pertes de la filiale Sogerma.

    Une mauvaise nouvelle n'arrivant jamais seul, Federal Express (FedEx) a annulé une commande de 10A380 en version cargo pour se tourner vers 15 Boeing 777. « Airbus dispose d'un très bon avion », explique Fred Smith, le patron de FedEx dans les colonnes du Financial Times. « Mais (en raison des délais) nous n'avons pas le choix ». Cette annulation pourrait conduire à une annulation pure et simple de la version cargo de l'A380, rapportent les Echos et le Figaro. Cela dépendra de la confirmation des deux autres clients restants : UPS et ILFC.

    Malgré ces mauvaises nouvelles l'action d'EADS s'est envolée de 3,24 %, à 21,33 euros ! « C'est à n'y rien comprendre ! », s'exclame la Tribune. Selon une rumeur du marché, des investisseurs de Dubaï voudraient prendre une participation dans le capital. « S'agit-il de l'État de Dubaï, d'une entreprise, de fonds de capital-investissement ? », s'interroge ou interroge la Tribune. Pour l'instant le mystère demeure.

    2 milliards d'euros pour financer les PME.
    Renaud Dutreil, ministre des PME, présente ce matin France Investissement, un dispositif de financement en fonds propres des PME et des jeunes pousses. Objectif : inciter les partenaires privés à suivre l'impulsion donnée par le secteur public dans le financement de la création et le développement d'entreprises. Pivot du dispositif, la Caisse des Dépôts et des Consignations apportera 2 milliards d'euros sur 6 ans. L'apport privé, amené par les assureurs AXA, AGF, Groupama et les banques Caisse d'Épargne, banques populaires et Société Générale, représentera 1 milliard d'euros sur la même période. Il s'agira donc d'investir 3 milliards d'euros, dont 2 correspondant à un flux nouveau. France Investissement démarrera sa première année (2007) avec plus de 700 millions d'euros en poche. Pour les Echos, Jacques Chirac « peut être satisfait, car les bonnes fées se sont penchés sur le berceau de France Investissement ». Le chef de l'État avait annoncé il y a dix mois la mise en place de ce dispositif. Et, « pour une fois, des résolutions prises en début d'année seront tenues », estime la Tribune. Même si, pour Libération, cela reste « les promesses de Chirac aux PME ».

    Iberdrola approche Scottish Power.
    En « une » du Financial Times et du Wall Street Journal : l'approche du board de Scottish Power par Iberdrola « susceptible ou non de déboucher sur une offre ». Selon le quotidien saumon, le numéro deux de l'énergie espagnole serait prêt à débourser 11 milliards de livres pour s'offrir le cinquième énergéticien britannique, à 800 pences par action. Scottish Power avait déjà fait l'objet de plusieurs offres, notamment de la part du groupe allemand E.ON qui avait proposé 570 pence par action Scottish Power, il y a un peu plus d'un an. Quoiqu'il en soit, le cours de Bourse du groupe écossais s'est envolé hier à la Bourse de Londres, terminant la séance à 731,31 pence, en hausse de 9,01 %. Encore en deçà, toutefois, de ce qu'offrirait Iberdrola. Cette approche vient alimenter un peu plus un marché de l'énergie européen en plein ébullition. D'ailleurs, selon le Wall Street Journal, Iberdrola cherche peut-être à s'offrir Scottish Power pour se protéger d'éventuelles approches dans un marché en pleine consolidation.

    VW : les chantiers du nouveau patron.
    « En un an et demi, la plupart des constructeurs européens auront changé de patron », constate la Tribune. Après DaimlerChrysler, Renault, BMW et PSA, c'est au tour de Volkswagen de s'offrir une nouvelle tête. Une tête pas si nouvelle que ça d'ailleurs, puisqu'il devrait s'agir Martin Winterkorn, qui dirige la marque Audi depuis 2002. Pour les Echos, « le 17 novembre, le conseil de surveillance du groupe ne devrait pas avoir trop de mal à entériner le remplacement [...]. D'autant que ce dernier est considéré comme l'héritier de Ferdinand Piëch qui préside le conseil de surveillance de ce groupe », en plus d'être le patron de Porsche. Avec cette nomination, « Ferdinand Piëch renforce son pouvoir chez VW », note la Tribune. Quoiqu'il en soit, « le futur nouveau pilote du numéro un européen de l'automobile [...] va trouver une situation difficile », estime les Echos. Outre l'affaire MAN-Scania, il devra s'occuper en priorité du redressement de la marque VW et de la restructuration des sites allemands.

    Sarkozy veut réconcilier la France avec le capital.
    « Réconcilier le pays avec le capital, la réussite et l'ambition ». Tel est l'ambition prétendue de Nicolas Sarkozy. Alors qu'un sondage réalisé par OpinionWay pour l'Usine Nouvelle montre clairement qu'il est plébiscité par les patrons -dans un duel Sarkozy Royal au second tour, 72 % d'entre eux voteraient pour lui, le ministre de l'Intérieur explique dans une large interview accordée aux Echos, sa vision de l'économie française à l'échelle de la mondialisation. « Je ne suis pas de ceux qui, béatement, disent que la mondialisation, c'est génial », affirme sans ambages le probable candidat à l'Élysée. Pour autant, il n'y a pas, selon lui, « de fatalité » à la subir. Pour y faire face, le ministre prône d'une part l'idée d'une Europe protectrice et la préférence communautaire. Et d'autre part une amélioration de notre compétitivité avec la défiscalisation totale des heures supplémentaires. « La mondialisation rend nos faiblesses insupportables, affirme-t-il. Les 35 heures sont le seul produit parfaitement inexportable ». Justement, selon l'Usine Nouvelle, les chefs d'entreprise demandent « en priorité » aux candidats à l'élection présidentielle un assouplissement des 35 heures et un allégement de la fiscalité.

    A demain avec Daniel !
    Bertrand Beauté

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