09/02/2007 : Renault, Olympique lyonnais, commerce extérieur, Apple...

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Renault prend la route du "low-cost" L'OL au stade de la Bourse Commerce extérieur : Allemagne 1, France 0 Steve Jobs veut ouvrir le marché de la musique Un rapport de la Cour des comptes 2006 en demi-teinte

Renault prend  la route du "low-cost"
24 heures après PSA Peugeot-Citroën, la marque au losange a dévoilé ses résultats pour l'année 2006. Bilan : une baisse de 4 % de ses ventes mondiales et le tassement de 0,8 % de son chiffre d'affaires. Le résultat net, quant à lui, a chuté de 14,8 % à 2,9 milliards d'euros. Avec de tels résultats, pour le Parisien, « l'automobile est en crise ». « Rien ne va plus pour Renault et Peugeot sur le marché hexagonal », écrit le quotidien francilien pour qui « les conséquences de la politique "anti-bagnole" se font directement sentir en Ile-de-France ». Pour autant, les quotidiens économiques sont moins pessimistes et insistent tous sur la politique de réduction des coûts de la marque au losange. « Renault sauve ses bénéfices en serrant ses coûts », titre les Echos. Le journal constate que « alors que tout le monde l'attendait au tournant sur le niveau de sa marge opérationnelle, thermomètre de bonne marche, celle-ci s'est inscrit à 2,56 % du chiffre d'affaires en 2006, légèrement mieux que l'objectif, grâce à des efforts particuliers sur les coûts ». Carlos Ghosn a du coup confirmé l'engagement d'une marge opérationnelle de 3 % en 2007 et de 6 % pour 2009. Pour la Tribune, c'est une « rude gageure. Car la firme ne bénéficiera que tardivement de nouveaux modèles ». La Twingo II sera lancée en juin et la Laguna III en Octobre. « Le salut viendra donc, pour grande partie de la... Logan », sourit la Tribune. A tel point qu'outre-Manche, « Renault prend la route du "low-cost" », titre le Financial Times. Le quotidien saumon rapporte que la prochaine génération de Logan sera encore plus compétitive en termes de coûts. Et il le faudra car la concurrence commence à montrer les dents. « Katsuaki Watanabe, le président de Toyota, nous affirmait il y a un mois, rappelle le Financial Times, travailler sur une voiture "ultra-low-cost" et qu'il développerait des nouveaux matériaux si nécessaires ». Le pari audacieux de Louis Schweitzer, prédécesseur de Carlos Ghosn à la tête de Renault, est réussi.

L'OL au stade de la Bourse
Vos quotidiens du jour sont unanimes : l'entrée en Bourse du quintuple champion de France de football, l'Olympique lyonnais, est un succès. Le taux de souscription global atteint 6,3 fois, permettant de fixer le prix d'introduction dans le haut de la fourchette initiale, à 24 euros par action. Un montant qui valorise l'OL à 220 millions d'euros et lui permet de lever entre 88 et 102 millions. Ces fonds serviront principalement à financer "OL Land", un stade de 60 000 places couplé à un complexe de loisirs et d'hôtelleries. « Le coup d'arrêt de Lyon en championnat de France n'aura donc pas découragé les investisseurs », note le Figaro. Pour la Tribune « Lyon fait un carton en Bourse ». Pour autant, « le modèle reste fragile », tempère un courtier dans les colonnes du journal. Un penalty généreusement accordé, un hors-jeu non sifflé, ou un joueur blessé et c'est la cote qui s'effondre. « Dans ces conditions, le football a-t-il sa place en Bourse ?, interroge sans ambages l'éditorialiste des Echos. Les expériences étrangères, hormis celle de Manchester United, ne sont guère concluantes ». Même son de cloche dans la Tribune qui rapporte que « certains club, notamment en Italie, envisagent de se retirer de la cote ». Pour autant, en dissociant le plus possible la performance boursière des résultats sportifs -Jean-Michel Aulas défini OL Group comme une entreprise « de médias et de divertissements » et non comme un club de foot- la Bourse peut aider les clubs français à retrouver leur compétitivité européenne. « Une bonne façon, selon l'éditorialiste des Echos, de démontrer que l'enjeu financier, loin de tuer le jeu, peut au contraire le favoriser ».

Commerce extérieur : Allemagne 1, France 0
« Insolente Allemagne ! », s'exclame la Tribune. Alors que la France affiche un déficit commercial de 30 milliards d'euros sur 2006, sa voisine réalise un excédent de près de 162 milliards ! Outre-Rhin, les exportations ont crû de 13,7 % par rapport à 2005, faisant de l'Allemagne le premier exportateur mondial devant les Etats-Unis et la Chine. Les Echos rappellent que « l'Union européenne absorbe environ les deux tiers des exportations de produits et de services "made in Germany" » et que les secteurs de prédilection allemands demeurent l'automobile, les machines outils et la chimie. Les importations ont quant à elles augmenté de 16,5 %, signe de la bonne santé de l'économie allemande et des cours élevés des matières premières, selon la Tribune. Comment expliquer ces performances quand la France voit ses exportations augmenter de seulement 9% ? Vos quotidiens économiques misent sur une meilleure spécialisation allemande, une plus grande adaptation aux demandes des marchés extérieurs, ou encore un manque de compétitivité français. Et Christine Lagarde, ministre déléguée au Commerce extérieur, de rappeler dans les Echos : « seulement 4% de nos PME exportent alors qu'elles sont près de 11% en Allemagne. »

Steve Jobs veut ouvrir le marché de la musique
Dans une lettre ouverte publiée sur son site, Apple, propose d'abandonner complètement les dispositifs anti-copie. Ce message est une réponse aux critiques émises par plusieurs pays, à l'encontre du dispositif qui lie les baladeurs iPod au magasin de musique en ligne iTunes. Concrètement, jusqu'ici la musique téléchargée sur iTunes ne peut-être lu que par un baladeur IPod et vice-et-versa. Plus que de rendre son système compatible avec les autres, Steve Jobs, propose à l'industrie du disque de supprimer complètement les systèmes de gestion numérique des droits (digital rights management ou DRM en anglais). Reste que l'emblématique patron de la pomme n'avait guère le choix. « Plusieurs pays européens, notamment la France et l'Allemagne, veulent forcer Apple à rendre son DRM compatible avec celui de ses concurrents. En Norvège, la société a jusqu'au 30 septembre pour le faire, sous peine d'amende, voire de fermeture de son site », rappelle le Temps. De plus, il n'a pas grand-chose à perdre. Les majors de la musique, sans qui rien n'est possible, risque de s'opposer à la suppression des DRM. D'ailleurs, dans les colonnes du Financial Times, Edgar Bronfman, le patron de Warner Music critique la proposition de Steve Jobs. Les arguments du patron d'Apple sont, pour lui, « sans mérite et sans logique ».

Un rapport de la Cour des comptes 2006 en demi-teinte
L'assainissement des finances publiques françaises serait-il un joli trompe-l'œil ? C'est du moins ce que laisse suggérer la Cour des comptes dans son  rapport annuel 2006. Vos quotidiens économiques reviennent sur le profond scepticisme de cette institution garante de « l'orthodoxie budgétaire ». A 2,6 %, le déficit public attendu pour 2006 s'avère plus satisfaisant mais il demeure pour autant toujours supérieur à la moyenne européenne (2 %). La dette quant à elle devrait baisser de 2 points de PIB  pour atteindre 64,6 % en 2006 mais cette amélioration ne tiendrait pas à un réel effort d'économie. Elle serait principalement due à des cessions d'actifs publics et une diminution de l'encours de trésorerie de l'Etat. Pas de quoi pavaner donc, beaucoup de travail reste à accomplir. La Tribune souligne le principal mot d'ordre de la Cour des comptes au prochain président : renforcer la maitrise des dépenses publiques personnelles, d'intervention et fiscales.

Bon week-end !
Claire Bader et Bertrand Beauté

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