08/02/2008; Medef, Sacyr, Eiffage, Rolls Royce, Airbus, Unilever...

  • Le Medef réclame la fin de la retraite à 60 ans
  • Sacyr organise son repli d'Eiffage
  • Baisse des profits chez Rolls Royce
  • Airbus parie sur les gros porteurs
  • Unilever au milieu du gué
  • La hausse du yen mine les profits de l'industr
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    Le Medef réclame la fin de la retraite à 60 ans
    En tenant sa convention annuelle au Parlement européen, l'organisation patronale réaffirme sa vocation européenne, relève les Echos. Mais auparavant, dans un entretien à la Tribune, sa présidente, Laurence Parisot, incite Nicolas Sarkozy à aller le plus loin possible dans les réformes en cours. « Le Président de la République et son gouvernement sont dans l'action », se réjouit Parisot. Elle note cependant que la durée du travail, avec des 35 heures qui sont la cause principales des problèmes de pouvoir d'achat, puisse être négociée entre patronat et syndicat au niveau de l'entreprise ou de la branche. Si elle est favorable à l'ouverture du chantier de la représentativité pour les syndicats de salariés, elle estime que le problème ne se pose pas pour les syndicats patronaux. Surtout, concernant les retraites, elle souhaiterait « qu'on cesse de considérer cet âge légal de 60 ans comme un symbole intouchable ». Pour favoriser l'emploi des seniors, il faut repousser l'âge légal de la retraite, explique la dirigeante du Medef.

    Sacyr organise son repli d'Eiffage
    Se refusant à lancer une OPA trop coûteuse, le groupe de BTP espagnol Sacyr Vallehermoso cherche une issue, rapporte les Echos. Selon les informations du quotidien économique, il négocierait la cession des 33,32% qu'il détient dans le groupe Eiffage. Parmi les entreprises prêtes à entrer au tour de table d'Eiffage, la Caisse des dépôts et consignation, et les assureurs CNP, AXA et AGF. Cette arrivée en force des zinzins, comme le note les Echos, est le signe que l'affaire, devenue urgente en raison des difficultés actuelles du secteur, se traite au plus haut niveau après deux années de guerre ouverte entre les deux grands du BTP européens. Bien que Nicolas Sarkozy ait affirmé qu'il s'agissait « d'affaires privées », son conseiller économique a reçu les deux parties avant d'organiser une rencontre qui s'est soldée par un échec. Mais il faut trouver une porte de sortie alors que d'autres grands dossiers économiques, EDF-Iberdrola en particulier, sont sur la table.

    Baisse des profits chez Rolls Royce
    L'augmentation des prix des métaux - titane, nickel et cobalt - et la faiblesse du dollar ont lourdement impacté les bénéfices de l'entreprise britannique, note le Wall Street Journal. Après une année record en 2006 qui avait vu ses profits grimper à 998 millions de livres, ils sont redescendus à 606 millions en 2007. Pour améliorer sa productivité, le deuxième constructeur de moteurs d'avions va procéder à 2 300 suppressions de postes. Mais, pour son directeur exécutif, John Rose, les perspectives sont favorables. Son carnet de commande est en hausse de 76% à 45,9 milliards de livres alors que ses ventes en 2007 progressaient de 3,9% à 7,44 milliards. Surtout, insiste Rose, 55% des revenus sont issus de l'entretien et des services liés à ses moteurs.

    Airbus parie sur les gros porteurs
    Après trois années record, l'avionneur européen prévoit une chute des commandes pour 2008 et ne table que sur 500 à 750 appareils contre 1 341 en 2007. Ce qui ne devrait pas l'empêcher d'augmenter ses livraisons, relate les Echos. Prévoyant une hausse annuelle du trafic passager de 4,9% d'ici à 2026, l'avionneur table sur la livraison de 23 285 nouveaux appareils civils, soit un chiffre d'affaires de 2 800 milliards de dollars. Deux moteurs à cette croissante, explique John Leahy, le directeur commercial du groupe, les besoins des pays émergents et le remplacement plus rapide des vieux appareils pour faire des économies de carburant. Alors que Boeing se montre réservé sur le marché des très gros appareils, Leahy estime qu'ils représenteront 7% du marché en volume, 1 698 unités, et 19% en valeur. Avec 93 aéroports, représentant 64% du trafic mondial en surcapacité, explique Leahy, la tendance va à l'accroissement du nombre de passagers transportés par vol.

    Unilever au milieu du gué
    Malgré 1 milliard d'euros d'économie de coûts mis en place l'an dernier, Unilever a vu son bénéfice fondre de 18% à 4,1 milliards d'euros, plombé par 875 millions de frais de restructurations. Sa marge opérationnelle est également retombée à 13,1%, relève les Echos. Son chiffre d'affaires a cependant augmenté de 1,4% à 40,2 milliards d'euros. Ces chiffres ne sont pas à la hauteur du vaste plan de restructuration du géant des produits alimentaires et d'hygiène qui devrait entraîner la disparition de 20 000 emplois d'ici à 2010, avec la fermeture de 60 sites et 2 milliards d'euros de cession d'actifs. Sous l'effet de la concurrence, le groupe anglo-néerlandais a vu ses marges en Europe rétrécir à 11%. Outre les problèmes de son pôle lessive, qu'il veut céder, il a subi une baisse des ventes de ses glaces, rapporte le quotidien. Aucune opération de croissance externe n'est à l'ordre du jour, a souligné son patron, Patrick Cescau, mais Unilever va cependant, comme l'an dernier, racheter pour 1,5 milliard d'euros de ses propres actions.

    La hausse du yen mine les profits de l'industrie automobile japonaise
    La hausse du yen a freiné la croissance de l'automobile japonaise, affirme le Financial Times. Alors que leur marché intérieur faiblit, les constructeurs automobiles vont devoir faire face au double problème d'un yen qui s'apprécie et d'un marché américain qui ralentit. Ce recul du marché américain a touché l'ensemble des marques qui ont enregistré le mois dernier des reculs de leurs ventes, compris entre 2% pour Toyota - qui, sans surprise, résiste le mieux - et 13% pour Suzuki. Honda, qui vend 60% de sa production aux Etats-Unis, souligne la hausse du prix de l'essence. Chaque hausse de un yen vis-à-vis du dollar entraîne une baisse de 1,2 à 1,5% du profit opérationnel des constructeurs a calculé un analyste de Credit Suisse, rapporte le quotidien Saumon. Il suffirait donc que le dollar s'échange pour 105 yens pour que les profits baissent de 12 à 15%. A cela s'ajoute l'augmentation des prix de l'acier, des métaux et des plastiques. Toutefois, bien que le marché japonais ait enregistré son troisième recul successif et que les ventes d'automobiles soient attendues en baisse aux Etats-Unis, les bonnes performances dans les pays émergents devraient rétablir la situation, tentent de se rassurer les constructeurs japonais qui devraient cependant enregistrer une érosion de leurs profits.


    Daniel Krajka

    Bon week-end, à lundi !

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