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L'Usine Matières premières

07/11/2007; Echos, Tribune, LVMH, PME, Pétrole, Acker Yards, Barry Callebaut

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Publié le

Les industriels aiment la presse ! Le gouvernement se penche sur le financement des PME. L'or noir tutoie la barre des 100 dollars. Les chantiers navals de Saint-Nazaire débrayent. La hausse des matières premières touche aussi le c

Les industriels aiment la presse !
Les industriels français s'aiment en patrons de presse, s'amuse la Tribune, qui titre sur un ton plus grave en une, « la presse économique en danger ». Alors que les Echos ne paraissent pas pour la deuxième journée consécutive, suite à leur rachat par le groupe LVMH pour 240 millions d'euros, contre l'avis de la majorité des salariés, la Tribune, propriété de Bernard Arnault depuis 13 ans, s'émeut de ne toujours pas savoir qui va la racheter. Les salariés du quotidien économique estiment ne pas avoir eu de garanties suffisantes sur la pérennité du titre, son indépendance et sur l'emploi. Ils s'étonnent que les politiques ne s'intéressent que très peu au sujet, tandis que l'homme le plus riche de France se retrouve dans la situation d'organiser à sa guise la presse quotidienne économique. Bernard Arnault, Vincent Bolloré, Serge Dassault, Arnaud Lagardère ou encore François Pinault ; les Echos, la Tribune, le Figaro, le Parisien, le Point ou encore Paris Match, les industriels sont parfois apparus comme des sauveurs dans un secteur en crise, reconnait le quotidien, pour autant, ils ont modelé un paysage atypique en Europe. Dans le Figaro, qui rappelle les grandes manœuvres dans la presse financière en 2007 (Reuters, Wall Street Journal...), Nicolas Bazire, directeur général du groupe Arnault, s'explique sur les dossiers de la vente des Echos et du rachat de la Tribune. Il estime que « les journalistes seront à même de prouver qu'ils restent indépendants ».

Le gouvernement se penche sur le financement des PME.
Des changements importants pourraient intervenir du côté de l'innovation et de son financement, croit savoir la Tribune. Le dossier du dispositif ISF PME aurait avancé dans les discussions entre Bercy et les banques. Les 300 000 contribuables qui acquittent l'impôt sur les grandes fortunes pourraient réduire leur facture fiscale en investissant dans les PME à hauteur de 50 000 euros via les fonds d'investissement de proximité (FIP), mais également par l'intermédiaire de fonds communs de placement à risques (FCPR) et les fonds communs de placement dans l'innovation (FCPI). Les défenseurs de ces mesures estiment qu'elles permettraient de développer un capital-risque encore trop faible en France compte tenu des besoins de financement des PME. Le gouvernement étudierait également la modification du critère de taille de la PME selon la définition européenne. Les effectifs seraient portés de 250 à 500 salariés, autorisant l'accès des entreprises moyennes aux aides de l'Etat visant à promouvoir les investissements à risque, aides dont l'attribution est étroitement surveillée par Bruxelles.

L'or noir tutoie la barre des 100 dollars.
Le cours du WTI se sont propulsés hier jusqu'à 96,70 dollars le baril, alors que l'annonce d'une tempête en Mer du Nord, obligeant BP à évacuer les travailleurs d'une plate-forme, a attisée les craintes des opérateurs. Il n'en fallait pas plus à un marché déjà en proie à des vives spéculations sur les réserves américaines à l'abord de l'hiver dans l'hémisphère nord. Selon des données de Reuter, affirme la Tribune, des problèmes d'approvisionnement des principales raffineries américaines dans le Golfe du Mexique devraient entraîner un recul hebdomadaire de 1,6 million de barils, tandis que les produits distillés devraient reculer de 700 .000 barils et les stocks d'essence de 100 000 barils. La baisse du dollar (1,457 dollar pour un euro hier), les troubles géopolitiques, la crise du crédit hypothécaire aux Etats-Unis et la demande mondiale toujours soutenue, renforcent également les spéculateurs dans leurs prises de positions.

Les chantiers navals de Saint-Nazaire débrayent.
Plusieurs centaines de salariés des anciens Chantiers de l'Atlantique, propriété d'Acker Yards, ont stoppé hier le travail pendant une heure pour protester contre l'entrée au capital du groupe coréen STX, rapporte le Figaro. Ce dernier a racheté il y a deux semaines près de 40 % du capital du constructeur norvégien, devenant l'un des plus gros actionnaires des chantiers.  Les syndicats du site en appellent à l'Etat pour protéger les activités et les emplois, alors que l'ancien propriétaire, Alstom, détient encore 25 % du capital. Certains verraient bien l'entrée dans le capital de groupes comme DCN ou de fonds publics pour stabiliser un tour de table. Les salariés ne sont pas inquiets pour le plan de charge, six paquebots de croisières sont en construction et il y a même des difficultés pour embaucher des ouvriers qualifiés. Ils craignent en fait de voir piller leur savoir-faire et les technologies de leur entreprise, se rappelant que dans les années 1980 les coréens avaient repris les technologies de construction européennes des méthaniers et sont aujourd'hui les premiers constructeurs mondiaux dans ce secteur. Vivement concurrencés par les chinois dans les bateaux de commerce, les coréens chercheraient de nouveaux débouchés dans les navires de croisière.

La hausse des matières premières touche aussi le chocolat !
Barry Callebaut va augmenter de 12 à 15 % le prix de son chocolat, annonce l'Echo de Bruxelles. Le premier fabricant mondial a cependant présenté hier de solides résultats : le chiffre d'affaires est en hausse de plus de 10 %, à 4,1 milliards de francs suisses (2,46 milliards d'euros), et le bénéfice net de 9 % à 207 millions (124 millions d'euros). De bonnes performances a reconnu Patrick de Maeseneire, le patron belge de Barry Callebaut, qui s'explique sur sa stratégie (diversification géographique, croissance externe) dans un entretien au quotidien économique. Pour autant, il se dit préoccupé par l'environnement économique. La hausse des prix des matières premières agricoles comme le lait, le sucre et le cacao a eu un impact évalué 18 millions d'euros. Le fabricant va les répercuter sur les prix. Pour améliorer ses marges et atténuer cette envolée, le groupe compte également pousser les feux sur les produits haut de gamme, tels que les produits biologiques, une catégorie qui tire la croissance sur un marché mature comme celui de l'Europe de l'Ouest, qui représente encore les trois quarts des ventes du chocolatier.

Didier Ragu

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