Quotidien des Usines

07/05/2007 : Nicolas Sarkozy, EADS, Galileo, Microsoft, Yahoo!, Altadis, CVC, PAI...

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Finalement c'est lui ! EADS : dividende maximal pour les actionnaires Galileo : vers une remise à plat du projet Microsoft et Yahoo! : la tentation du mariage Altadis étudie la contre-offre de CVC et PAI

Finalement c'est lui !
C'est bien évidement à la une de l'ensemble de la presse : Nicolas Sarkozy est devenu hier le sixième président de la Ve République. Au vu des quelques 53% des suffrages qu'il a obtenu, la presse française s'accorde à juger « sans ambiguïté » et « légitime » la victoire au second tour du candidat UMP.
Pour le Figaro, c'est une « éclatante victoire », « la victoire du mouvement ». Elle « est certainement de celles qui marqueront durablement l'histoire du pays », surenchérit l'éditorialiste du journal. « Fort de la légitimité que lui confère son incontestable performance électorale, le nouveau président de la République peut dorénavant engager une grande mutation ».
Un avis partagé par vos quotidiens économiques. « Sarkozy (a) la légitimité pour agir », titre la Tribune. Le journal rend hommage à « l'un des présidents parmi les mieux élus de la Ve République ».
Libération juge lui aussi que « Nicolas Sarkozy est un président légitime, désigné sans entourloupe ni hésitation ». Mais, pour le quotidien de gauche, c'est « dur... ». « La déception est très grande après tant de ferveur, tant de passion, tant d'espoir dans le renouveau », écrit Laurent Joffrin dans son édito.
Mais déjà les éditorialistes ont les yeux rivés sur le troisième tour, à savoir les législatives de juin. « L'autre France cherchera une compensation dans les urnes des législatives », analyse ainsi Libération. En attendant, « Nicolas Sarkozy doit désormais agir vite et fort », estime la Tribune. Un avis partagé par les Echos pour qui « il est temps de passer à l'action avec ambition et autorité ».
La victoire de Nicolas Sarkozy fait également les gros titres de la presse étrangère.
Pour le quotidien genevois le Temps, c'est « Une victoire franche, nette, indiscutable » qui « par l'importance de la participation, par la netteté du score, donne une forte légitimité au nouveau président et à son projet ».
Pour le Guardian « les Français ont jugé sans équivoque que le remède à 12 ans de dérive était un virage marqué à droite ». Ainsi, « Nicolas Sarkozy arrive en force au pouvoir », titre le Financial Times. Pour le quotidien saumon, les électeurs français ont donné au candidat UMP un mandat fort pour poursuivre les réformes. « Un mandat pour le changement ». C'est également ce que retient le Wall Street Journal qui s'interroge néanmoins : « La France est-elle prête ? » 

EADS : dividende maximal pour les actionnaires
Autre manchette de vos quotidiens économiques : les polémiques qui touchent, une nouvelle fois, le groupe d'aéronautique et de défense, EADS. Lors de l'Assemblée générale du 4 mai à Amsterdam, les petits actionnaires du groupe se sont prononcés à 52% pour le paiement d'un dividende de 12 centimes d'euro, soit le maximum possible compte tenu du faible bénéfice d'EADS en 2006 (99 millions d'euros). Pour la Tribune, « il n'est pas sûr que les salariés d'Airbus comprennent ce point de vue ». Ces derniers font face au large plan de restructuration d'Airbus, Power8, qui prévoit la suppression de 10 000 emplois. Dans ce contexte, Jean-François Knepper, délégué FO (syndicat majoritaire chez Airbus), juge « scandaleux » le versement d'un dividende dans les colonnes des Echos. Pour le journal, ce vote « compromet le retour à la normale dans les sites français touchés par les débrayages ».

Galileo : vers une remise à plat du projet
Le futur GPS européen, Galileo, pourrait être réattribué aux Etats. En effet, selon vos quotidiens du jour, le commissaire européen aux Transports, Jacques Barrot, devrait annoncer le 16 mai, sa préférence pour un financement totalement public. Exit donc les associés privés. « L'emblématique partenariat public-privé européen qui devait mettre Galileo sur orbite semble mort-né », résume la Tribune. En cause ? Le consortium d'industriels (EADS Astrium, Alcatel, Aena, Thales, Finmeccanica, Hispasat, Immarsat et TeleOp) ont notamment refusé de supporter financièrement les risques du projet, faute de garanties de revenus suffisantes. De fait, c'est l'argent public qui pourrait venir à la rescousse du projet. Selon le Figaro Économie, « le douloureuse pourrait s'élever à 2 milliards d'euros pour le contribuable européen ». Mais, « les "fuites" qui ont dévoilé en partie les intentions du commissaire participent-elles d'une tentative pour forcer la main du consortium ? », interroge la Tribune. Il reste jusqu'au 10 mai à celui-ci pour satisfaire aux exigences de la Commission. Après...

Microsoft et Yahoo! : la tentation du mariage
Ils ne sont pas mariés, ni même fiancés, mais fréquemment de nouvelles rumeurs circulent sur un éventuel rapprochement. Vendredi dernier, le New York Post a révélé que Microsoft pourrait débourser 50 milliards de dollars pour mettre la main sur Yahoo!. Objectif ? Contrer Google. En effet, « bousculé depuis dix ans par Google sur Internet, Microsoft serait tenté de se rapprocher de Yahoo! pour contrer le premier moteur de recherche dans le monde », explique les Echos. Pour le journal, « l'union faisant parfois la force, cette alliance pourrait permettre au nouveau tandem de creuser l'écart avec AOL et d'envisager de faire jeu égal avec Google que rien ne semble pouvoir arrêter ».

Altadis étudie la contre-offre de CVC et PAI
Après avoir refusé les avances d'Imperial Tobacco jugées trop peu généreuses, Altadis a annoncé vendredi avoir reçu une offre supérieure de la part des fonds de capital investissement CVC Capital Partners et PAI Partners, rapportent vos quotidiens. Les deux fonds proposent 12,8 milliards d'euros pour le fabricant de cigarettes franco-espagnol, mieux que les 12 milliards offerts par le britannique Imperial Tobacco. Ce dernier a d'ores et déjà prévenu qu'il n'augmenterait pas son offre.

A mercredi !
Bertrand Beauté

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