05/12/2007; Gaz de France, Roche, Pfizer, Nokia, ArcelorMittal, SNCF...

  • Hausse des tarifs du gaz !
  • Roche, numéro un en capitalisation boursière.
  • Les objectifs prudents de Nokia déçoivent.
  • En Belgique, Mittal réclame ses quotas de CO2.
  • Chères grèves SNCF.
  • Algérie, un déplacement rentable.

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Hausse des tarifs du gaz !
Dix-huit mois après la dernière hausse de tarifs, Gaz de France souhaite relever ses prix, indiquent vos quotidiens. Afin de compenser l'alourdissement constant de ses coûts d'approvisionnement, indexés sur les cours des hydrocarbures, le gazier français devrait faire sa demande officiellement aujourd'hui et a de bonnes chances d'obtenir une réponse favorable de la part du gouvernement. Les tarifs pour les particuliers devraient être augmentés de 5 à 6% relèvent les Echos et la Tribune. Les deux dernières hausses importantes avaient eu lieu en novembre 2005 (13,7%) et mai 2006 (5,8%). Une telle hausse aurait pour conséquence un alourdissement d'environ 2 euros sur la facture mensuelle d'un foyer moyen. Mais les particuliers ne seront sans doute pas les seuls à voir s'apprécier leur facture. GDF devrait demander un relèvement à partir de janvier de 10% pour les entreprises, notamment pour les 1 500 grands consommateurs (plus de 5 gigawattheures par an) qui sont directement raccordés au réseau de transport. Alors que ces clients ont déjà dû absorber une hausse de 8% au premier octobre dernier. Même si elle tombe mal, cette augmentation est quasiment obligatoire pour Matignon, à l'aube de la fusion du groupe gazier avec Suez. Le manque à gagner lié au refus des dernières révisions tarifaires représenterait déjà 970 millions d'euros.


Roche, numéro un en capitalisation boursière.
Le groupe suisse touche les dividendes de ses succès commerciaux, estime les Echos, et se hisse sur la première place du podium jusque là détenue par l'américain Pfizer. Roche valait hier 110,3 milliards d'euros en bourse, soit 500 millions de plus que son concurrent d'outre-Atlantique, alors que celui-ci réalise un chiffre d'affaires nettement plus important. Le laboratoire helvétique bénéficie d'abord de la baisse constante du dollar ; ce dernier à perdu plus de 10% par rapport au franc suisse depuis un an. Mais c'est surtout grâce à ses efforts de recherche sur de nouveaux médicaments (54 molécules en développement) qu'il réalise un parcours boursier sans faute, avec un titre qui a doublé en cinq ans, alors que celui de Pfizer a perdu 25%. Roche est le seul groupe pharmaceutique qui a gagné des parts de marché tous les ans depuis 1998, notent les analystes. En restant à l'écart des opérations de croissance externe et des grandes fusions il a pu se concentrer sur sa recherche, alors que ses grands concurrents étaient occupés à digérer leurs acquisitions. Pfizer est devenu numéro un mondial en termes de ventes après l'achat de Warner-Lambert et de Pharmacia, mais il ne possède pas pour l'instant de produits en développement capables de prendre le relais de ses médicaments vedettes dont les brevets arrivent à échéance.

Les objectifs prudents de Nokia déçoivent.
Le leader mondial des téléphones mobiles vise une marge opérationnelle de 20% d'ici à deux ans contre 19% aujourd'hui, des visées prudentes qui n'ont pas convaincu les investisseurs hier, faisant chuter l'action de 4,39%. Il est vrai que le titre s'est déjà largement apprécié depuis le début de l'année (70%) portant la capitalisation boursière à 104 milliards d'euros. Le groupe finlandais n'a pourtant jamais autant dominé le marché, reconnait les Echos. Il affiche une part de marché de 38% et pense améliorer ce score l'an prochain. Avec des ventes de 1 million de mobiles par jour, le groupe a enregistré une hausse de son chiffre d'affaires qui atteint 49 milliards d'euros. Mais, la progression de sa marge opérationnelle dans le secteur des infrastructures, fusionné avec celui de Siemens l'année dernière, est à la peine, alors que les plus fortes progressions dans les ventes de mobiles se réalisent dans les pays émergents et concernent des appareils plutôt bas de gammes, commercialisés à moins de 30 euros. Le géant scandinave souhaite se diversifier dans les services, affirme la Tribune, notamment par croissance externe. Comme avec l'acquisition récente de Navteq, le fournisseur de données via GPS. Il a par ailleurs annoncé hier un accord avec Universal Music pour le téléchargement de musiques, rapporte le Figaro. Selon le Financial Times, cela devrait l'aider à grignoter encore quelques parts de marché.

En Belgique, Mittal réclame ses quotas de CO2.
« Sans quotas de CO2, je ne relance pas Liège », menace Lakshmi Mittal, dans une interview à l'Echo. Le patron de Mittal Steel (qui vient d'être nommé chairman du conseil d'administration du groupe) est clair, il n'est pas prêt de payer les 260 millions d'euros - selon les calculs du quotidien économique belge - générés par le rejet de 13 millions de tonnes de CO2 entre 2010 et 2012. Pour Lakshmi Mittal, c'est au gouvernement Wallon de « trouver lui-même une solution pour Liège ». Il profite de l'occasion pour critiquer la règlementation sur les quotas CO2 en Europe, véritable frein aux investissements en Europe. En 30 ans, la sidérurgie à diminué de 50% ses émissions, rappelle-t-il, notant qu'en Europe et aux Etats-Unis les émissions varient entre 1,5 et 2 tonnes pour une tonne d'acier. Dans certains pays émergents ces émissions sont le double, la seule solution est donc globale, souligne Mittal. « Nous avons besoins de bonnes conditions avant d'investir en Europe », insiste-t-il, la filière à chaud liégeoise pourrait donc se retrouver chocolat. « Les fondamentaux de l'économie sont positifs. La consommation d'acier devrait dès lors croître de 4 à 5% par an pendant les cinq prochaines années », affirme le sidérurgiste, qui revient sur l'aspect dommageable d'une fusion BHP Rio mais se dit prêt à examiner les opportunités (cessions) ouvertes par cette perspective.

Chères grèves SNCF.
Les deux mouvements de grèves des cheminots d'octobre et novembre pourraient coûter quelques 300 millions d'euros à l'entreprise. Une somme qui représente 30 à 40% du résultat annuel, affirme Guillaume Pepy, directeur général, dans un entretien à la Vie du Rail. Le transporteur va mettre en œuvre un plan d'économie d'environ 100 millions dans les six mois. Pour conserver un « budget 2008 de croissance », le groupe ne touchera pas aux projets de service et de développement, mais taillera plutôt dans les dépenses courantes. Les conflits devraient toucher particulièrement le fret ferroviaire, déjà en perte depuis des années. Des pertes supplémentaires de 80 à 100 millions d'euros pourraient leur être imputées. La direction tablait sur un déficit d'environ 230 millions pour 2007, les pertes se situeront plus vraisemblablement autour de 300 millions (260 millions en 2006). Pour autant, les syndicats de la SNCF campent sur leurs positions, relève le Figaro, les cheminots restent opposés à la décote prévue par la réforme. Alors que la Tribune estime que de petits pas ont été faits, notamment sur l'accompagnement salarial de ceux qui prolongeront leur activité et sur le déblocage de la grille des salaires.

Algérie, un déplacement rentable.
Nicolas Sarkozy a de nouveaux obtenus des succès commerciaux, lors de son voyage en Algérie et va revenir avec des contrats pour les entreprises françaises, indiquent tous vos quotidiens. Le président VRP, qui a appelé à un renouveau des relations entre les deux pays a également signé un accord de coopération dans le nucléaire civil, le premier du genre entre la France et un pays arabo-musulman, remarque les Echos. Total va investir un milliard d'euros dans le lancement d'un complexe pétrochimique avec Sonatrach, le groupe pétrolier et gazier algérien. Alstom a reçu la confirmation de la construction de deux tramways à Oran et à Constantine. Il devrait également construire une centrale électrique à gaz à cycle combiné de 1 200 MW. Gaz de France a négocié la prolongation de ses approvisionnements en gaz naturel jusqu'en 2019. D'autres contrats ont été signés avec la RATP, Thales, Schneider, Colas ou encore Saint-Gobain, pour un total de 5 milliards d'euros. Un contentieux avec des compagnies d'assurance vieux de plus de quarante ans, après la nationalisation de leurs actifs, pourrait également être résolu. Avec à la clé, un retour des assureurs français sur le marché algérien.

Didier Ragu

A demain !

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